Le Kremlin face aux Verts européens

Au-delà du large succès des droites populistes et eurosceptiques lors des élections européennes de mai dernier, les résultats du scrutin ont révélé une tendance aussi significative qu’inattendue : la nette progression des écologistes.

Moscou-Bruxelles, une relation inachevée

Il y a trois ans, Bruxelles, par la voix de sa haute représentante pour les affaires étrangères, Federica Mogherini, appelait à une « coopération sélective » avec Moscou. Les bonnes intentions n’ont pas été suivies d’effet.

L’Europe face à Trump : le silence des agneaux

En février dernier, les États-Unis sont sortis du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), conclu avec Moscou en 1987. La réaction des partenaires de Washington était particulièrement attendue, alors que les ministres des Affaires étrangères du G7 étaient réunis, les 5 et 6 avril derniers à Dinard, en France.

Les populistes, ces faux amis de Moscou

À l’approche des élections européennes de mai prochain, une opinion est de plus en plus répandue dans les cercles politiques et parmi les politologues russes : seuls les partis populistes eurosceptiques seraient en mesure de tourner la page actuelle – relativement peu réjouissante – des relations entre Moscou et Bruxelles.

Vent d’Est sur Bruxelles

Signe des temps, les principaux acteurs de la scène internationale sont beaucoup plus préoccupés par leurs problèmes intérieurs que par les questions mondiales. On observe cette tendance à l’introspection politique (que d’aucuns qualifieraient d’« autisme politique ») tant aux États-Unis qu’en Russie, tant en Chine qu’en Inde.

Paris à la croisée des chemins

Le 2 février 2019, les États-Unis se sont retirés du traité FNI sur les forces nucléaires à portée intermédiaire. La Russie leur a aussitôt emboîté le pas. Bien que la fin du traité FNI ait nécessairement des conséquences sur la sécurité en Europe, Paris semble considérer la question nucléaire comme relevant des prérogatives exclusives de Moscou et de Washington.