Face aux affrontements qui ont lieu depuis le 19 janvier entre l’opposition et les forces de l’ordre à Kiev, trois manifestants sont morts des suites de leurs blessures.

Trois manifestants sont morts des suites de leurs blessures à Kiev. Crédits : fototelegraf.ru
Trois manifestants sont morts des suites de leurs blessures à Kiev. Crédits : fototelegraf.ru

Démenti : Selon l’agence de presse Itar-Tass, qui cite le directeur du département de la Santé de l’administration de Kiev, le manifestant ukrainien qui a fait une chute de 13 mètres au stade Dynamo le soir du 20 janvier, et dont on a annoncé la mort ce matin (voir ci-dessous), serait bien en vie et même déjà debout.

La première victime, un jeune homme de 22 ans dont l’identité n’a pas été révélée, a fait une chute de 13 mètres au stade Dynamo le soir du 20 janvier, alors qu’il lançait des cocktails Molotov sur la police. Sa mort a été confirmée à l’hôpital dans la nuit du 21 au 22 janvier.

Le deuxième activiste est décédé dans la matinée du 22 janvier dans la rue Grouchevskogo : selon différentes sources, on lui aurait tiré dessus à plusieurs reprises dans le cou et dans la tête. Il s’agirait d’après les médias ukrainiens de Sergueï Nigoyan, un jeune homme de 21 ans originaire de la ville de Dnipropetrovsk.

Le troisième mort, selon le compte twitter de l’opposition @euromaidan, aurait été également fusillé au matin du 22 janvier dans la rue Grouchevskogo. Selon la revue Oukaïnskaïa Pravda, le jeune homme avait entre 20 et 25 ans, et aurait succombé à des coups de feu dans la poitrine.

Pour rappel, des affrontements entre les forces de l’ordre et les membres de l’opposition ont déjà fait plusieurs centaines de blessés parmi les manifestants et la police depuis le 19 janvier : à ce jour, cinquante personnes ont été arrêtées par la police.

Ces troubles de masse font suite à la signature le 16 janvier par le président ukrainien Viktor Ianoukovitch d’une série de lois durcissant les sanctions pénales à l’encontre des manifestants – depuis le 17 janvier, celles-ci peuvent en effet aller jusqu’à des peines de prison de cinq ans.

Les manifestations, qui avaient débuté à Kiev le 21 novembre à la suite de la suspension du processus de signature de l’accord d’association Ukraine-UE, étaient jusqu’à présent majoritairement pacifiques.