Le rugby en Russie, un sport sur la touche

Le rugby en Russie, un sport sur la touche ?

La Russie n’est pas connue, dans l’arène internationale, pour être une grande nation de rugby. Elle a pourtant tout pour elle : culture du sport historique, mâles imposants et courageux. Pourquoi donc la discipline n’est-elle que si peu populaire dans un pays qui accueillera très prochainement la Coupe du monde à 7 ? Quelle est la situation chez les professionnels et les amateurs ? Rencontre avec certains de ceux qui font vivre le rugby en Russie aujourd’hui.

En Russie, le rugby est un sport de « légende(s) ». On raconte que Staline l’a interdit en personne en 1947, après qu’il a appris que le terme « rugby » n’avait pas d’équivalent russe – et décidé que, par conséquent, ce sport n’était d’aucune utilité pour le peuple soviétique. Le rugby fut banni des terrains jusqu’en 1957, année du fameux Festival mondial de la jeunesse et des étudiants. Une série de matchs fut organisée dans le cadre de l’événement. On dit qu’un certain Jean No, journaliste français, aurait alors écrit : « Dire que les tribunes du stade de Loujniki, où se déroulaient les matchs, étaient bondées serait à peine la moitié de la vérité. C’est tout l’espace entourant le terrain qui était plein à craquer : il y aurait eu plus de place dans une boîte à sardines ! ».

TéléRugby

L’enthousiasme ne semblait pas érodé plusieurs années plus tard, quand, le 18 mai 1980, le célèbre XV de France mené par Serge Blanco a affronté l’équipe soviétique sur le stade de Fili, à Moscou (18 à 7 pour les Français). « Le stade était rempli. Les gens suivaient le match depuis les toits environnants, c’était incroyable », se remémore, planté sur ce même terrain, Sergueï Lysko, 38 ans, joueur depuis 1987 et entraîneur de l’équipe de Fili depuis 2012. Difficile toutefois, aujourd’hui, de se figurer une telle scène : les deux gradins de six rangées ne sont remplis que très rarement, voire jamais. Fili est pourtant l’une des dix équipes composant la Super ligue : la première division de rugby russe.

Le rugby à 7 n’est pas une nouveauté pour la capitale

La Coupe du monde 2013 de rugby à 7 rassemblera à Moscou les seize équipes féminines et vingt-quatre équipes masculines les plus brillantes.

Ce n’est pas la première fois que la capitale russe a l’occasion d’accueillir des compétitions internationales de rugby. Il n’y a pas si longtemps, le village sportif du complexe olympique de Loujniki voyait se dérouler deux tournois déjà incontournables : l’étape de Moscou des séries européennes Grand-Prix et la Coupe d’Europe. Les deux événements, organisés dans le respect de toutes les exigences internationales en collaboration avec le Conseil international du rugby IRB et l’Association européenne de rugby FIRA-AER,

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Thomas Gras

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Société

Tatarstan : la langue tatare devient facultative

Depuis le 29 novembre, après plusieurs années de débats houleux, l’enseignement de la langue tatare n’est plus obligatoire dans les écoles du Tatarstan. Le Conseil d’État de la république, sous la pression de Moscou, a tranché : il devient facultatif, à raison de deux heures de cours par semaine. Ekaterina Khodjaeva, sociologue et auteur de nombreux ouvrages sur les mouvements socio-ethniques au Tatarstan, revient pour Le Courrier de Russie sur ce bras de fer linguistique. Le Courrier de Russie : La république du Tatarstan est ethniquement composée d’environ 53,2 % de Tatars et de 39,7 % de Russes. A qui et pourquoi l’enseignement obligatoire du tatar à l’école posait-il problème ? Ekaterina Khodjaeva : Le principal problème résidait dans l’enseignement même de cette langue. Suite à sa désignation comme langue d’État dans la république, au début des années 1990, la législation du Tatarstan a, dans la foulée, garanti son enseignement obligatoire au même niveau que le russe, du primaire à la fin du secondaire, en raison de 5 à 6 cours hebdomadaires. Prise dans la précipitation, cette décision ne tenait toutefois pas compte de l’absence de programme, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 novembre 2017
Société

Sous pression, le boulanger homophobe Sterligov revend sa chaîne moscovite

L’entrepreneur super-orthodoxe et ouvertement homophobe German Sterligov a annoncé la fermeture et la revente de ses boulangeries Khleb i sol à Moscou. Pour rappel : leur entrée était « interdite » aux homosexuels. Chronique d’un scandale. C’était son principal argument de vente : un écriteau en bois, disposé derrière les vitrines, proclamant « Entrée interdite aux pédés ». Et c’est aujourd’hui la principale raison de la revente de ses six boulangeries moscovites, à en croire un message plein de haine posté par Sterligov sur son compte Vkontakte le 1er novembre. « Le procureur fait fortement pression sur moi. Il voulait d’abord que j’enlève le mot pédé de ma pancarte car ce serait soi-disant un terme obscène, alors qu’il est totalement décent. Enfin, bref. Nous l’avons remplacé par sodomites, qui sont comme des pédérastes, sauf que c’est un mot biblique. Or, il s’avère que le vrai problème n’est pas le mot employé mais qu’ils veulent qu’on serve tout le monde, c’est-à-dire MÊME LES PÉDÉS, sinon, après des inspections, ils nous feront fermer. (…) En somme, on m’a proposé de choisir entre mon affaire et ma conscience. J’ai choisi ma conscience », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 novembre 2017
Culture

La bande son de la révolution russe

De la Marseillaise à Hatikvah, quelles étaient les chansons populaires parmi les révolutionnaires russes en 1917 ? LCDR Radio en a concocté une petite compil’, inspirée par le portail d’information Arzamas.La MarseillaiseComme leurs confrères français de la fin du XVIIIe siècle, à qui ils vouaient une certaine admiration, les révolutionnaires bolchéviques se rassemblaient derrière la Marseillaise. Enfin, pas tout à fait la même – celle des travailleurs. Adaptée par le philosophe Piotr Lavrov en 1875, la Nouvelle Chanson, comme on avait aussi coutume de l’appeler, célébrait le reniement de l’ancien monde et appelait le peuple ouvrier à se soulever sur la mélodie originale de Claude Joseph Rouget de Lisle. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

27 octobre 2017