Rugby : les filles s’en mêlent

Le bus s’arrête devant le point de contrôle, à l’entrée de la ville de Krasnoznamensk, en banlieue de Moscou. Des militaires montent à bord et contrôlent les laissez-passer – les passagers qui n’en ont pas ne pourront pas pénétrer dans la citadelle des forces cosmiques russes. Krasnoznamensk abrite le centre de gestion des satellites militaires, mais aussi le terrain d’entraînement de l’équipe nationale féminine de rugby à 7. Le Courrier de Russie a assisté à une séance.

10h. L’équipe nationale féminine de rugby arrive en salle de musculation. Le défilé des joueuses est un peu inquiétant : énormes bleus sur les jambes musclées en shorts courts, égratignures sur les bras puissants, doigts pansés – parfaitement manucurés par ailleurs –, genoux bandés.

« Les bleus et les doigts cassés, ça fait partie du travail, assure Anna Malyguina, 21 ans, membre de l’équipe nationale depuis quatre ans. Nous ne nous en rendons même plus compte, même si je comprends que ça peut impressionner, vu de l’extérieur. » Svetlana Oussatykh, 22 ans et sévère cocard sous l’œil droit, s’amuse elle aussi de mon émotion. « Rien de plus normal », glisse-t-elle dans un sourire, en me priant néanmoins de ne la photographier que du côté gauche.

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Vera GAUFMAN

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