Universiade Kazan 2013

Universiade 2013 : Kazan, une ville modèle

L’Universiade de Kazan, qui a débuté le 6 juillet dernier, a coûté 228 milliards de roubles. À la différence de ses cousins, le sommet de l’APEC à Vladivostok et les Jeux olympiques de Sotchi, cette compétition internationale n’a pas été entachée par des scandales de corruption. Mieux – les autorités du Tatarstan ont déjà trouvé quoi faire des infrastructures construites pour l’occasion après ces jeux universitaires. Quel est le secret de la capitale tatare ? Reportage.

L’aventure de l’Universiade a débuté pour Кazan en 2005, au lendemain de la célébration de son millénaire. Un anniversaire au cours duquel la ville avait été gâtée : un nouveau métro, la mosquée Qolsharif, le stade Tatneft-Arena et une filiale de l’Ermitage ont vu le jour. Emballées, les autorités du Tatarstan ont senti l’intérêt d’organiser des événements de grande ampleur et se sont lancées en quête de projets similaires. C’est pourquoi il n’est pas surprenant que le président tatar de l’époque, Mintimer Chaïmiev (premier président de la république de 1991 à 2010), ait répondu positivement, cette même année, à la proposition de la médaillée olympique de l’Universiade d’Izmir 2005, Elena Migounova, d’inclure Kazan à la liste des villes candidates pour accueillir les prochains Jeux universitaires. Une idée qui avait reçu le soutien du président Vladimir Poutine en personne.

Dès l’année suivante, en 2006, Kazan déposait donc sa candidature pour l’édition 2011. Malheureusement, c’est à la ville chinoise de Shenzen qu’est revenu l’honneur d’organiser les Jeux. Mais il en fallait plus pour décourager la république tatare, qui ne perdit pas une seconde pour réitérer sa demande. Résultat, Kazan a décroché l’organisation des Jeux universitaires d’été 2013 devant les villes de Virgo (Espagne) et Gwangju (Corée du Sud).

Le coup d’envoi de la  XXVIIème édition de cette compétition internationale universitaire a été donné en grande pompe le 6 juillet dernier. Deux semaines durant, […]

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Thomas Gras

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Tatarstan : la langue tatare devient facultative

Depuis le 29 novembre, après plusieurs années de débats houleux, l’enseignement de la langue tatare n’est plus obligatoire dans les écoles du Tatarstan. Le Conseil d’État de la république, sous la pression de Moscou, a tranché : il devient facultatif, à raison de deux heures de cours par semaine. Ekaterina Khodjaeva, sociologue et auteur de nombreux ouvrages sur les mouvements socio-ethniques au Tatarstan, revient pour Le Courrier de Russie sur ce bras de fer linguistique. Le Courrier de Russie : La république du Tatarstan est ethniquement composée d’environ 53,2 % de Tatars et de 39,7 % de Russes. A qui et pourquoi l’enseignement obligatoire du tatar à l’école posait-il problème ? Ekaterina Khodjaeva : Le principal problème résidait dans l’enseignement même de cette langue. Suite à sa désignation comme langue d’État dans la république, au début des années 1990, la législation du Tatarstan a, dans la foulée, garanti son enseignement obligatoire au même niveau que le russe, du primaire à la fin du secondaire, en raison de 5 à 6 cours hebdomadaires. Prise dans la précipitation, cette décision ne tenait toutefois pas compte de l’absence de programme, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 novembre 2017
Société

Sous pression, le boulanger homophobe Sterligov revend sa chaîne moscovite

L’entrepreneur super-orthodoxe et ouvertement homophobe German Sterligov a annoncé la fermeture et la revente de ses boulangeries Khleb i sol à Moscou. Pour rappel : leur entrée était « interdite » aux homosexuels. Chronique d’un scandale. C’était son principal argument de vente : un écriteau en bois, disposé derrière les vitrines, proclamant « Entrée interdite aux pédés ». Et c’est aujourd’hui la principale raison de la revente de ses six boulangeries moscovites, à en croire un message plein de haine posté par Sterligov sur son compte Vkontakte le 1er novembre. « Le procureur fait fortement pression sur moi. Il voulait d’abord que j’enlève le mot pédé de ma pancarte car ce serait soi-disant un terme obscène, alors qu’il est totalement décent. Enfin, bref. Nous l’avons remplacé par sodomites, qui sont comme des pédérastes, sauf que c’est un mot biblique. Or, il s’avère que le vrai problème n’est pas le mot employé mais qu’ils veulent qu’on serve tout le monde, c’est-à-dire MÊME LES PÉDÉS, sinon, après des inspections, ils nous feront fermer. (…) En somme, on m’a proposé de choisir entre mon affaire et ma conscience. J’ai choisi ma conscience », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 novembre 2017
Culture

La bande son de la révolution russe

De la Marseillaise à Hatikvah, quelles étaient les chansons populaires parmi les révolutionnaires russes en 1917 ? LCDR Radio en a concocté une petite compil’, inspirée par le portail d’information Arzamas.La MarseillaiseComme leurs confrères français de la fin du XVIIIe siècle, à qui ils vouaient une certaine admiration, les révolutionnaires bolchéviques se rassemblaient derrière la Marseillaise. Enfin, pas tout à fait la même – celle des travailleurs. Adaptée par le philosophe Piotr Lavrov en 1875, la Nouvelle Chanson, comme on avait aussi coutume de l’appeler, célébrait le reniement de l’ancien monde et appelait le peuple ouvrier à se soulever sur la mélodie originale de Claude Joseph Rouget de Lisle. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

27 octobre 2017