Une rencontre avec les supporters du Lokomotiv Moscou

Pas une semaine ne passe sans que les supporters russes ne fassent la une des médias pour des actes à caractères violents ou racistes. Une loi est actuellement à l’étude à la Douma pour alourdir les sanctions en la matière. Mais quel est l’avis des supporters sur ces questions ? Le Courrier de Russie est allé à la rencontre de certains d’entre eux et a assisté à un match avec les United South, principal groupe de supporters du Lokomotiv Moscou.

Lokomotiv de moscouLokomotiv de moscou

D’une manière générale, les supporters de football pourraient se répartir en trois groupes : aux deux extrêmes, les supporters classiques et les hooligans. Pour les derniers, le football n’est souvent qu’un prétexte pour se battre. Les premiers viennent au stade pour regarder le match.

Entre ces deux groupes, les ultras forment une catégorie particulière. Leur but est de soutenir de manière « fanatique » leur équipe. Le soutien des ultras se traduit ainsi par l’animation des matches (spectacles visuels, chants, fumigènes, etc.) et par l’organisation de déplacements afin de soutenir l’équipe « à l’extérieur ». À la différence des autres groupes de supporters, souvent informels, un groupe ultra s’organise en une structure indépendante vis-à-vis du club.

L’amour du Lokomotiv Moscou

Ivan est le leader des United South, le principal groupe ultra du Lokomotiv Moscou. L’histoire d’amour entre le jeune homme de 29 ans et le club moscovite remonte à 1997. A l’époque, le club sponsorisé par les Chemins de fer russes avait de bons résultats mais peu de supporters. Pour Ivan, né dans une ville fabriquant des locomotives, cette situation offrait de nombreuses possibilités : « Je sentais que je pouvais avoir la chance d’être quelqu’un d’important et non pas un fan de plus parmi tant d’autres. […]

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Alexandre Pitot