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Anne Coldefy-Faucard : « En France comme en Russie, la société est complètement perdue »

Anne Coldefy-Faucard : « En France comme en Russie, la société est complètement perdue »

On doit à Anne Coldefy-Faucard la meilleure traduction en français des Âmes mortes de Gogol. Le 10 novembre prochain, la traductrice donnera dans le cadre des Mardis du Courrier de Russie une conférence sur le thème « La fin de nos civilisations vue par Houellebecq et Sorokine ».Le Courrier de Russie : Pourquoi parler de « la fin de nos civilisations » ? Anne Coldefy-Faucard : Récemment, je travaillais sur la traduction de Telluria de Vladimir Sorokine, et je lisais le dernier roman de Houellebecq [Soumission, ndlr] en même temps. J’ai été frappée par les interrogations de ces deux auteurs qui sont similaires. Les réponses sont très différentes – d’ailleurs, aucun ne donne de réponses définitives – mais la similitude entre les interrogations est frappante. Ce sont des interrogations d’une actualité absolue. Cela m’a fait réfléchir sur le rôle de la littérature, notamment de la littérature russe.

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En 2015, le premier roman de Gouzel Iakhina, Zouleikha ouvre les yeux, s'imposait dans la littérature russe. Ce récit de la dékoulakisation est aujourd’hui traduit en 16 langues. Le Courrier de Russie a rencontré sa traductrice française, Maud Mabillard.

 

16 février 2018