Le Courrier de Russie

Baisse du nombre d’alcooliques en Russie

Environ 2,71 millions de Russes souffraient d’alcoolisme ou de dépendance à la drogue en 2014, soit 4,1 % de moins qu’en 2013, indique un rapport sur l’état de santé de la population publié mi-juin par le ministère russe de la santé publique.

« Non ! », affiche soviétique contre la consommation d’alcool.

La principale baisse concerne les Russes souffrant d’alcoolisme, dont le nombre a diminué de 3,9 % par rapport à 2013, pour atteindre quelque 2,17 millions d’individus.

Le rapport relève également une réduction de 7,8 % des individus dépendant à l’héroïne ou à d’autres opioïdes, tels la morphine ou la codéine.

Parallèlement, le taux de personnes en état de dépendance aux drogues psychostimulantes (amphétamines, MDMA, ecstasy, speed, cocaïne) a augmenté de 54,5 %, et de 6,6 % pour les individus dépendants au cannabis et ses dérivés.

Oleg Zykov, directeur de l’Institut national russe du traitement de la toxicomanie, nuance toutefois les données du ministère. « Il est impossible d’évaluer le nombre exact de personnes consommant des psychotropes, car les statistiques officielles ne prennent en compte que les toxicomanes ayant été arrêtés par les forces de l’ordre, autrement dit, seulement les marginaux et les délinquants », explique-t-il.

Rappelons qu’en Russie, la justice peut contraindre un toxicomane ou un alcoolique à subir une cure de désintoxication depuis 2014. Voilà également plus de deux ans que la vente d’alcool est interdite la nuit : après 23 heures à Moscou et après 20h ou 22h dans le reste du pays.