James Hill : « J'ai toujours peur du cliché ». James Hill en 1993 - 94. Crédits : Stepan Stepanov/FB

James Hill : « J’ai toujours peur du cliché »

Figure importante du photojournalisme, James Hill vient de publier Somewhere between War and Peace, qui offre une place privilégiée à la Russie. Rencontre avec l'invité du prochain Mardi du Courrier de Russie, qui nous présentera ses photos le 7 avril. Le Courrier de Russie : Quels sont vos premiers souvenirs de photojournaliste ?James Hill : Je me souviens de l'année que j'ai passée à étudier le photojournalisme au London College of Printing, en 1990 [une des six écoles fédérées de l'Université des arts de Londres, spécialisée dans les médias et le design, ndlr]. Nous étions tous motivés à l'idée d'embrasser la carrière dont nous rêvions déjà, ébahis par les doubles pages du Time Magazine ou de Newsweek. Cette époque avait quelque chose de « noble » : la place de Tiananmen en Chine, le mur de Berlin ; ces événements nous inspiraient beaucoup et nous voulions en être témoins.LCDR : Comment avez-vous débuté votre carrière ?J.H. : Je suis parti en 1992 couvrir la guerre du Haut-Karabagh [Conflit qui a eu lieu entre 1988 et 1994 dans l'enclave ethnique du Haut-Karabagh, en Azerbaïdjan, entre les Arméniens de l'enclave, alliés à la république d'Arménie, et la république d'Azerbaïdjan, ndlr]. Je m'étonne encore de la facilité avec laquelle j'ai de suite répondu « oui » pour « partir en guerre » - on aurait dit que je venais d'accepter d'aller boire un verre quelque part. Cela a été un choc terrible : je n'étais absolument pas préparé à voir jusqu'à quel point l'homme peut être une bête sauvage.

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Nicolas Pertsov

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