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Eleonora Mitrofanova : « Du côté ukrainien et américain, il n’y a pas de volonté de mettre fin au conflit »

Eleonora Mitrofanova : « Du côté ukrainien et américain, il n’y a pas de volonté de mettre fin au conflit »

Eleonora Mitrofanova représente la Russie à l’UNESCO. Elle revient sur son enfance à Stalingrad, sa jeunesse moscovite, sa découverte de la France, sa vision du conflit en Ukraine et de la nouvelle donne mondiale. Rencontre.Le Courrier de Russie : Parlez-nous de votre enfance.Eleonora Mitrofanova : Je suis née après la Seconde Guerre mondiale, je précise « après » et pas « juste après » ! à Stalingrad, mon grand-père s’y était installé pour reconstruire la ville, il était ingénieur.LCDR : Quelle était la profession de vos parents ?E.M. : Ils étaient étudiants ! Mon père en économie et ma mère en pédagogie, tous deux à Moscou. J’ai plutôt été élevée par mes grands-parents et suis restée avec eux à Stalingrad jusqu’à l’âge de huit ans.LCDR : Quelles impressions gardez-vous de la Stalingrad de votre enfance ?E.M. : Je n’avais pas vu d’autres villes, je la trouvais très belle, j’aimais tout particulièrement le quai de la Volga couvert de roses.LCDR : D’autres souvenirs d’enfance ?E.M. : Je vivais comme une princesse, comme dans un rêve avec mes grands-parents, ce fut tout le contraire avec mes parents.LCDR : Pourquoi ?E.M. : Mes parents étaient très occupés, j’ai dû devenir autonome très vite et puis, à neuf ans, mon frère est né et c’est moi qui suis devenue sa deuxième maman.
Je n’ai aucun souvenir de mon arrivée à Moscou
LCDR : Avez-vous des souvenirs de votre arrivée à Moscou ?E.M. : Aucun, je suis communicative, sociable, je me suis immédiatement intégrée dans mon nouvel environnement.LCDR : Quels étaient vos loisirs ?E.M. : J’ai étudié le piano à l’école musicale et je l’ai fait avec beaucoup de sérieux mais je savais que je ne serais pas musicienne, que je n’en ferais pas ma profession.LCDR : Pourquoi ?E.M. : J’ai senti que je n’avais pas le potentiel pour travailler chaque jour la musique. C’était pour moi un plaisir mais ce travail quotidien, ce qu’il requiert physiquement, ces exercices… je peux écrire toute la journée mais faire des gammes,

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Jean-Félix De la ville Baugé