fbpx
sap

Pourquoi quitter l’Europe pour la Russie ? : l’expérience d’une top manager

Natalia Parmenova, directrice exécutive de SAP CEI, concepteur de logiciels à destination des entreprises, et mère de deux enfants, a renoncé à une carrière en Suisse pour vivre et travailler à Moscou. Elle ne regrette pas son choix.

Ces vingt dernières années, j’ai vécu dans plusieurs pays. J’ai quitté la Russie en 1997 dans le cadre d’un programme pour jeunes spécialistes. À l’époque, je travaillais à Saint-Pétersbourg pour l’entreprise RJ Reynolds (anciennement usine de tabac Ouritski), qui envoie régulièrement de jeunes employés au siège afin qu’ils s’y fassent une expérience. Après avoir réussi le concours, je me suis donc rendue à Genève. J’ai travaillé en Suisse et terminé mon MBA à l’INSEAD. Après mes études, je suis entrée chez SAP en Allemagne et, en 2001, je suis retournée à Moscou après avoir accepté l’offre alléchante d’un CDD chez SAP CEI. Comme l’entreprise commençait à se développer intensivement en Russie, j’avais un travail de création. J’étais directrice des ventes et du développement stratégique. Nous avons créé la structure de l’entreprise, qui n’existait pas en Russie sous la forme cohérente et définitive qu’elle avait depuis longtemps en Allemagne. Il a fallu faire en sorte que la machine soit prête à croître et à s’étendre. Ça a été un travail intéressant.

Je suis restée deux ans en Russie et, lorsqu’on m’a proposé un CDI, s’est alors posée la « question des enfants ». Dans ma tête, être directrice des ventes et devenir mère étaient deux choses tout à fait incompatibles.

Pourtant, je n’étais pas prête à quitter mon travail. C’est pour cette raison que mon mari et moi avons décidé de repartir en Europe et de nous concentrer pour un temps sur la famille plutôt que sur la carrière. J’ai vécu et travaillé huit ans en Suisse, où sont nées mes deux filles et où j’étais responsable d’un des plus gros clients de SAP dans le monde. La dernière année, j’étais chargée des relations de l’entreprise avec les banques.

Il y a trois ans, nous avons décidé de rentrer en Russie. Pendant un an environ, mon mari et moi avons réfléchi au meilleur endroit où vivre pour notre famille biculturelle : Grande-Bretagne (mon mari est Anglais) ou Russie ? […]

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Traduit par Maïlis Destrée

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Vivre aux Kouriles et devenir Japonais

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe est attendu mardi 22 janvier à Moscou, pour une série d’entretiens cruciaux avec le président Vladimir Poutine sur les relations entre leurs deux pays. Au début du mois, le Japon et la Russie – qui n’ont pas signé de traité de paix à l’issue de la Seconde Guerre mondiale – ont entamé des négociations à ce sujet. Le sort des îles Kouriles du Sud, annexées par l’URSS en août 1945 et dont la souveraineté est revendiquée par Tokyo, en est la clef. Anticipant un hypothétique transfert, des Russes chercheraient à s’y installer afin, espèrent-ils, de devenir sujets de l’Empereur du Japon…« Cherche maison ou datcha en vente »… « Achète enregistrement de lieu de domiciliation. Budget : 50 000 roubles [660 euros] »… « Accepte parcelle ou logement gratuits (sic) à Chikotan [une des quatre Kouriles du Sud, ndlr] »… Sur la page consacrée à l’île de Chikotan, sur le réseau social russe VKontakte, les petites annonces de ce genre se comptent par dizaines. Les premières remontent àla déclaration du président russe Vladimir Poutine et du Premier ministre japonais Shinzo Abe, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

21 janvier 2019
Société

Les supporters, un défi pour les commerces et les restaurants de Moscou

Avec l’arrivée des fans de foot étrangers, les établissements du centre de Moscou sont l’objet de tournées d’inspection du Rospotrebnadzor, l’agence fédérale des services sanitaires. L’afflux extraordinaire de touristes entraîne un manque d’effectifs et des difficultés dans l’approvisionnement des restaurants, tandis que les supporters ont le plus grand mal à se faire comprendre du personnel russe. Malgré tout, restaurants, boutiques de souvenirs et magasins d’alimentation gagnent des sommes rondelettes. Nikita Kamitdinov, journaliste pour la revue d’affaires Inc., a interrogé les commerçants du centre-ville sur les difficultés occasionnées par ce déferlement de touristes. Le centre de Moscou, en particulier la rue Nikolskaïa, est saisie par la fièvre footballistique. On y entend à chaque instant des cris dans différentes langues (surtout en espagnol), de la musique et des conversations en mauvais anglais. Malgré la barrière linguistique, les supporters venus des quatre coins du monde n’hésitent pas à fraterniser et à se prendre en photo. Leurs clichés inondent les réseaux sociaux depuis plus deux semaines maintenant. Un Mexicain portant une petite queue de cheval et une épaisse barbe soigneusement entretenue tient dans sa main une bière « Tri Medvedia » [Les Trois Ours]. Il en boit une gorgée, regarde attentivement la bouteille et la photographie avec son téléphone. La bière étant le principal attribut des supporters, les patrons de tous les établissements de restauration se creusent les méninges pour en tirer le plus d’argent possible. « Dans leur enthousiasme, les supporters sont capables de causer des dégâts partout, et pas seulement dans les cafés et les restaurants. » La chaîne de restauration rapide KFC sert, par exemple, de la bière pression directement sur sa terrasse. Aujourd’hui, la queue, qui compte déjà une vingtaine de personnes, ne fait que s’allonger. Une pinte coûte 142 roubles (1,94 euro). « C’est gratuit, non ? Alors, qui en veut ? J’en achète trois ! » propose un homme portant un immense drapeau de la Russie. Des jeunes filles refusent en souriant l’offre généreuse. Les tables de la petite terrasse du restaurant Teremok sont jonchées de gobelets de bière en plastique. Pas de nourriture. Bien que les supporters aient déjà réussi à casser deux tables et à voler un pot de fleurs, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

3 juillet 2018
International

Alexandre Grouchko : « L’élargissement de l’OTAN est un conflit par procuration avec la Russie »

La Russie est prête à dialoguer avec l’Organisation de l’Alliance atlantique (OTAN) mais pas au détriment de ses intérêts nationaux, affirme Alexandre Grouchko, vice-ministre russe des Affaires étrangères, dans une interview aux Izvestia. Jusqu’au 22 janvier 2018, M. Grouchko était le représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN, une fonction restée vacante depuis. Manifestement, Moscou n’est pas pressée de le remplacer… La Russie est souvent accusée de violer l’espace aérien des pays baltes et des autres États membres de l’OTAN. Moscou a proposé à plusieurs reprises de réduire ce risque. Peut-on observer des avancées dans ce domaine ? Alexandre Grouchko : Oui et non. D’une part, à l’initiative de la Russie, un groupe de travail pour la sécurité aérienne au-dessus de la Baltique a été créé. Cela prouve qu’un dialogue dépolitisé, calme et professionnel, peut aider à la résolution de questions liées à la sécurité. Ce groupe a élaboré des recommandations relatives aux vols militaires et civils en fonction des normes en vigueur dans le cadre de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Un nouvel itinéraire a ainsi été établi, utilisé par l’aviation militaire russe. Pour ces vols, nous utilisons des transpondeurs [balises, ndlr] et fournissons des plans de vol. Autrement dit, nous respectons les normes de l’aviation civile puisque cet itinéraire est reconnu par l’OACI et enregistré dans tous les ordinateurs de contrôle. « Les canaux de communication militaire sont complètement coupés » Rien n’a changé, en revanche, dans le domaine de la coopération et de la prévention des incidents entre appareils militaires, qu’il s’agisse d’avions ou de navires. Nous avons formulé différentes propositions, nous sommes notamment prêts à engager des consultations avec tous les pays qui mènent des opérations dans la Baltique, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

4 juin 2018

Vous êtes actuellement hors ligne