Les Cosaques de la Moskova

Plus de sept millions de citoyens russes se revendiquent comme Cosaques. Ils ne sont pas loin de 200 000 dans le district central, et 10 000 habitent la capitale. Qui sont donc ces Cosaques moscovites ? D’où viennent-ils ? À qui et à quoi servent-ils ? 

Pas nés de la dernière pluie

Il importe de comprendre que les Cosaques d’aujourd’hui ne sont pas nés d’hier, ni de l’action des Pussy Riot, comme on a l’habitude de le croire. Ils n’ont pas été créés à seule fin d’immortaliser les tyrans spirituels sur le déclin, pas plus qu’ils n’ont poussé dans des incubateurs orthodoxes. Ils se sont simplement trouvés au bon moment sous la main du pouvoir. Autrefois ignorés ou rangés dans la catégorie des citadins fous à lier, on sait aujourd’hui qu’ils sont une force chtonienne ancestrale et incontrôlable, avec laquelle l’État aime à flirter.

Selon Alexandre Beglov, représentant plénipotentiaire du président dans le district fédéral central et président du Conseil présidentiel pour les Cosaques, près de sept millions de citoyens russes se réclameraient aujourd’hui d’appartenance au peuple cosaque. 700 000 d’entre eux sont affiliés à des associations militaires cosaques, qui sont au nombre de 11 sur le territoire russe (Volzkskoïe, Enniseïskoïe, Zabaïkaskoïe, Irkoutskoïe, Koubanskoïe, Orenbourgskoïe, Sibirskoïe, Terskoïe, Oussouriïskoïe, sans oublier Tsentralnoïe et l’« Armée toute-puissante Donskoïe »).

Beglov dénombre encore 24 corps de cadets cosaques, actifs déjà en 2010, et « plus de 1 000 classes cosaques dans les établissements scolaires », recensant plus de 40 000 élèves. C’est un phénomène important pour la population de régions comme Stavropol, où les Cosaques ont repris les armes en 1999 lors de la deuxième guerre de Tchétchénie. Savoir ce qu’ils font à Moscou est une autre affaire.

Pas d’autre choix que la fuite

S’il vous arrive un jour de discuter avec l’un d’entre eux, […]

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Mélanie Moxhet

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9 septembre 2013
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5 septembre 2013