Transsibérien. Photo de Marion Martineau

Transsibérien : il était une fois l’ennui

Virgile Charlot est un électron libre. Ecrire pour voyager et voyager pour écrire « jusqu’à ce que mort s’en suive » : pas mourir d’écriture non, mais d’avoir bien vécu. Pour son deuxième livre, ce jeune aventurier a choisi le transsibérien : à la recherche de l’étonnement, de la fuite en avant et de l’ennui.Le Courrier de Russie : Qui es-tu, Virgile ?Virgile Charlot : J’ai grandi dans le Jura. J’ai fait des études en double cursus Commerce international et Sciences Politiques à Lyon. Une fois mes diplômes en poche, j’ai quitté la province pour travailler à Paris dans une maison d’édition, Toogezer, en tant que responsable de développement et de la publicité, pendant deux ans. J’avais également le titre honorifique de Directeur exécutif.LCDR : C’est quoi, être écrivain voyageur ?Virgile Charlot : J’ai toujours beaucoup voyagé, car j’ai eu la chance à 17 ans de faire partie d’un programme d’échange en Afrique du Sud. Cette première expérience a beaucoup compté et a un peu raboté les vérités auxquelles j’étais habitué par le monde où j’avais grandi. J’ai ainsi toujours voulu continuer à rechercher de l’étonnement dans le voyage, puis j’ai voulu écrire sur ce qui est étonnant par sa différence ou son absence de différence, justement. L’idée est de transmettre à travers mon regard un rapport aux choses et aux autres tout en visant une liberté renforcée, pour dépasser les a priori, qui sont des freins à la découverte en général : des autres et de soi.LCDR : Quels ont été ces voyages ?Virgile Charlot : Le dernier en date fut la traversée de l’Afrique à vélo en solitaire pendant un an en 2010 : de mon Jura natal jusqu’à l’Afrique du Sud. Le but était d’en écrire un livre, Tropiques du Bayanda [sortie chez Flammarion, Mai 2012] et de réaliser un film documentaire. En 2007, j’avais également parcouru les Etats-Unis, toujours en cycliste mais accompagné par mon frère et un ami cette fois, de New York à San Francisco.

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Propos recueillis par Nina Fasciaux

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