Jérôme Rigaud

Au goût du Kremlin

Jérôme Rigaud est le seul étranger employé à la présidence russe. Depuis bientôt trois ans, le chef cuisinier français prépare lui-même les plats qui sont servis à la table présidentielle dans le palais du Kremlin et ailleurs. Pour le plaisir de Dmitriï Medvedev et de ses hôtes, il a adapté sa cuisine au goût russe. Portrait d’un chef friand de défis et de diversité.

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« Travailler dans les cuisines du Kremlin, c’est comme dans le sport : il faut gagner le match tous les jours. » Depuis janvier 2008, Jérôme Rigaud est le responsable cuisinier des réceptions données par le président Medvedev. Quand on demande à ce Français de 35 ans comment il est arrivé là, il répond tout simplement qu’il s’est trouvé « au bon endroit au bon moment ». Ce que confirme son parcours professionnel, qui n’est qu’une suite d’opportunités saisies au vol. Un enchaînement de défis qu’il s’est lancés depuis qu’il a su qu’il ne pourrait plus jouer au rugby, sport auquel il s’adonnait depuis l’adolescence.

À l’âge de 19 ans, ce joueur de deuxième division à Perpignan se blesse. A la suite d’une rupture des ligaments croisés du genou, Jérôme doit renoncer non seulement à sa passion mais également à son rêve de devenir un jour inspecteur de police. « Une immense déception », souligne-il. Le jeune homme, natif d’Abidjan (Côte d’Ivoire), restera « déprimé » jusqu’au jour où un ami serveur lui propose de venir l’aider pour la soirée du Nouvel An dans un restaurant de Perpignan. Jérôme a alors 22 ans, et se découvre une nouvelle vocation : « Ca m’a donné envie d’ouvrir un restaurant ». Il décide d’en faire son métier.

Après avoir été formé,

[…]

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Gabrielle Leclair

Dernières nouvelles de la Russie

Gens

Objectif Russie

Читать эту статью на русском James Hill est photoreporter pour le New York Times en Russie depuis plus de 15 ans. Cet Anglais de 44 ans explique pourquoi il est venu s’y installer et pourquoi il y vit encore. Le Courrier de Russie : Vous vivez en Russie depuis presque 15 ans. Par choix ? James Hill : Après avoir obtenu mon diplôme de photojournaliste en 1991 au London College of printing, j’ai voulu partir en Union soviétique car c’était là que ça bougeait. D’Angleterre, on n’entendait parler que de la chute du mur de Berlin. C’est toujours bien d’arriver dans un pays quand il va s’y passer quelque chose. La Russie est un pays qui me fascine, et qui me fascinait encore plus à cette époque. L’autre raison est que je me suis vite rendu compte – au cours de stages au Times, au Guardian ou au Daily Mirror – qu’il y avait trop de concurrence en Angleterre, et je n’étais alors pas très bon en photo. LCDR : Où êtes-vous arrivé exactement, en Union soviétique ? J.H. : Je voulais partir en Russie mais j’avais besoin d’un sponsor pour obtenir mon visa. Ce n’était pas possible sans aide. Un ami en Ukraine m’a permis d’obtenir le visa et m’a offert un logement. Je suis parti à l’aventure en octobre 1991. Au Times, ils m’avaient offert 30 pellicules en me tapant sur l’épaule, l’air de dire « Vas-y. Et bon courage ! ». C’était juste un petit geste, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

6 décembre 2010
Gastronomie russe

Triste samedi chez Khlestakoff

Un samedi de novembre, 13h15. Le restaurant est vide et il fallait s’y attendre. Mauvais mois, mauvais jour. Novembre est la période la plus déprimante de l’année, avec le mois de mars et la fonte des neiges. Il fait gris du matin au soir, le ciel est prêt à vous tomber sur la tête, les jours raccourcissent à vitesse grand V, et la neige lumineuse et vivifiante se fait trop attendre. Bref, tout le monde reste chez soi, à se morfondre. Surtout un samedi midi : lendemain de fête exige repos. Pendant que les Moscovites font la grasse mat’, nous nous laissons entraîner par les serveurs du restaurant franco-russe Khlestakoff à prendre place à une jolie table nappée. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

3 décembre 2010
Gens

Cuisine top secrète

Les milliers de moscovites qui défilent chaque jour sur la place Rouge ne peuvent s’imaginer ce qui se passe au quotidien dans les cuisines du Kremlin. Le Courrier de Russie s’est introduit discrètement pour une visite dans les coulisses gourmandes du palais présidentiel, l’un des lieux les plus surveillés au monde. « On n’a jamais vu un régime politique renverser une cusine nationale » Viviane Chocas Palais du Kremlin. 10h. Les employés de Kombinat Pitaniïa Kremliovskiï s’affairent pour dresser un banquet de 600 personnes qui doit se tenir dans quelques heures, préparer la visite imminente du président du Qatar, et le déjeuner en comité restreint du Patriarche Kirill. Journée, à vrai dire, classique pour les employés de Guennadiï Korolev, sous-directeur de l’organisation qui gère notamment toutes les réceptions données par le président Medvedev, le Premier ministre Poutine et le Patriarche Kirill. Marmelades de fruits, roulette de cèpes, tartelettes au caviar rouge, salade Olivier, brochettes de saumon, pirojki, mousse de mangue et fruit de la passion… Les cuisiniers préparent le menu pour le banquet pendant que les serveurs dressent le buffet. Au même moment, des sandwichs sont à préparer pour être vendus aux spectateurs de la représentation quotidienne du Bolchoï. De son petit bureau qui juxtapose la cuisine, le chef cuisinier Jérôme Rigaud supervise tout. Confiant, il tâche de rendre ses 30 cuisiniers autonomes : « le rôle d’un chef n’est pas de tout faire, mais d’aiguiller ses apprentis », explique ce Français qui forme son personnel sans jamais élever la voix. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

22 novembre 2010