Jean-Louis Brossard, arrête-le si tu peux

L’avant-veille de notre rencontre, il était en République tchèque. Le lendemain, il repartait pour Bordeaux. « Vous savez ce qui me fatigue le plus ?, me demande une personne de son équipe qui l’a accompagné pour les derniers préparatifs des Transmusicales en Russie. Ça n’est pas tant les déplacements, les concerts tardifs et les réveils aux aurores. C’est Jean- Louis. Il est épuisant ! » Pas facile de suivre le rythme, en effet. Alors que sa collaboratrice éreintée reprend son souffle, Jean-Louis Brossard se trouve déjà à une bonne dizaine de mètres devant nous. Il se retourne pour nous attendre. De toute évidence, ça ne va pas assez vite pour lui.

Le fondateur des rencontres transmusicales de Rennes, festival devenu en une trentaine d’années une véritable institution, est un habitué des interviews. Ce jour-là, il les enchaîne et ça se sent. « Je te laisse sortir ton petit magnéto et on peut y aller », me lance-t-il. Le discours est bien rodé. Les réponses, qui ne correspondent pas toujours aux questions que je lui pose, sont récitées de manière presque mécanique. Il va être difficile de cerner l’homme qui se cache derrière le PR manager, me dis-je en écoutant sagement son moulin à paroles. Et puis, peu à peu, on se laisse captiver par le flot et on commence à saisir. Jean-Louis Brossard n’est pas un marchand de tapis venu vendre son festival en Russie. […]

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Guillaume Clément Marchal

Dernières nouvelles de la Russie

Présidentielle 2012

Vladimir Ryjkov : « En Russie, les élections ne sont pas des élections »

Vladimir Ryjkov est un peu le DSK de la politique russe. En plus libéral, et probablement moins libertin. La ressemblance s’arrête au niveau des idées. À l’image des démocrates européens ou américains, il prône un État social, qui investit dans l’éducation et la santé, couplé à une économie de marché sans monopole, où règne la libre concurrence. Mais son credo, c’est avant tout le respect de la Constitution russe, bafouée selon lui par Poutine, qu’il décrit dans des éditos incendiaires publiés par Novaïa Gazeta comme un « leader soviétique ». À neuf mois de la prochaine présidentielle en Russie, Le Courrier de Russie a rencontré cet ancien député – hors jeu depuis que son parti a été interdit en 2007 – afin de recueillir son analyse de la campagne et son pronostic pour l’élection. LCDR : À moins d’un an de la prochaine élection présidentielle, considérez-vous le système politique, en Russie, comme un système démocratique ? Vladimir Ryjkov : Non. La Russie n’est pas un État démocratique. Elle ne figure d’ailleurs dans aucun classement des pays démocratiques. La plupart de ces classements la considèrent comme un État non libre, d’autres comme un État partiellement libre. En Russie, un parti (Russie Unie) a le monopole du pouvoir, et ce pouvoir est concentré entre les mains de Poutine, son leader. Les conditions pour une concurrence politique et une participation libre aux élections ne sont pas réunies. LCDR : Il y a pourtant des élections en Russie. V. R. : Nos élections, rongées par la fraude, ne sont qu’une illusion. Sous Staline, il y avait aussi des élections. Staline a été élu au Conseil suprême de l’URSS en 1937, année de la Grande Terreur1. Il convient toujours de distinguer les mots de la réalité : en Russie, les « élections » ne sont pas des élections. LCDR : La Russie n’a-t-elle jamais eu d’élections libres ? V. R. : Selon les spécialistes, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

24 mai 2011
Sorties culturelles

Pas très orthodoxe

Cette année, fait rarissime, Pâques tombait à la même date chez les orthodoxes et chez les catholiques. Plutôt que de me lancer dans une énième tournée des bars, j’avais donc décidé, en ce week-end de fête, d’accompagner un ami au couvent de Novodevitchy pour la célébration pascale, dans la nuit de samedi à dimanche. « Je n’ai pas fait le carême mais je célèbre Pâques », m’explique mon pote qui, pour reprendre ses termes, a « un peu la foi ». Une opportunité pour lui de se repentir de ses péchés, passés et à venir, et l’occasion pour moi d’assister – depuis le temps que j’y pensais – à une messe orthodoxe. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

24 mai 2011
Société

Canicule : la Russie brûlera-t-elle cet été ?

Plusieurs millions d’hectares de forêts ont été détruits l’année dernière par les incendies qui ont ravagé la Russie, touchée par la canicule. Quelle sera la situation cet été ? Faut-il déjà songer à fuir le pays pour éviter de respirer, comme l’année dernière à Moscou, l’équivalent de plusieurs paquets de cigarettes en seulement une heure passée dans la rue ?Avant de crier « sauve qui peut », lecourrierderussie.com a préféré faire un premier état des lieux avec Alekseï Iarochenko de Greenpeace Russie, en charge des questions liées aux incendies de forêts. En cas de nouvelle canicule cet été, quels seront les risques d’incendies ? Le risque est très élevé. Plus qu’un risque, c’est une certitude : des incendies se déclareront cet été en Russie. Greenpeace n’est pas une agence de météorologie et ne prétend pas faire de pronostics exacts, mais il est évident que le pays va être de nouveau touché. En fait, les régions de Tomsk et de Kemerovo sont déjà atteintes par des incendies et la situation s’aggrave d’heure en heure. La partie européenne de la Russie, où brûle déjà la tourbe, sera particulièrement touchée par de nouveaux incendies de forêt. D’autres zones sensibles sont le sud de la Sibérie (régions de l’Altaï et d’Omsk) et l’Extrême-Orient russe. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

20 mai 2011