Mikhaïl Yasnov : « J’ai ainsi intégré, par amour et désir pour la rime, le goût de la kacha »

Mikhaïl Yasnov : « J’ai ainsi intégré, par amour et désir pour la rime, le goût de la kacha »

On raconte qu’il y avait à New York, sur le pont de Brooklyn, un mendiant aveugle. Un jour, quelqu’un lui demanda combien les passants lui donnaient par jour en moyenne. Le malheureux répondit que la somme atteignait rarement deux dollars. L’inconnu prit la pancarte que le mendiant portait sur la poitrine, et sur laquelle était mentionnée son infirmité. Il la retourna et écrivit quelques mots sur l’autre face. Un mois plus tard, il revint voir le mendiant qui se jeta à son cou : - Monsieur, comment vous remercier ? Je reçois maintenant dix et jusqu’à quinze dollars par jour. C’est merveilleux. Qu’avez-vous écrit sur ma pancarte ? » - C’est très simple, répondit l’homme, il y avait « aveugle de naissance », j’ai mis à la place « le printemps va venir, je ne le verrai pas ».

(histoire rapportée par Roger Caillois dans Art poétique).

Mikhaïl Yasnov : « J’ai ainsi intégré, par amour et désir pour la rime, le goût de la kacha »

Le Courrier de Russie : Georges Nivat nous disait récemment que la poésie russe était mal traduite en français. Qu’en pensez-vous ? Comment cela s’explique-t-il ?

Mikhaïl Yasnov : Nous avons souvent des discussions assez animées avec Georges sur le sujet.

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Propos recueillis par Daria Moudrolioubova

Dernières nouvelles de la Russie

Yves Zlotowski : « La Russie a prouvé sa capacité à gérer une crise »

Interview avec Yves Zlotowski, conomiste en chef du département risque pays et études économiques chez Coface

 

28 mai 2010

Les Ballets Russes : cent ans après

Parmi les 67 ballets créés par la troupe de Diaghilev en vingt ans, plusieurs ont, en une soirée, propulsé des années en avant l’art de la danse – et, bientôt, les critiques clamaient : « Un printemps n’est pas un printemps sans les Ballets Russes ».

 

18 septembre 2009

Péchés de jeunesse

La vie d’un jeune provincial, un temps soldat en Tchétchénie, un temps commis boulanger, videur dans une boîte de nuit ou croque-mort… et toujours poète – se déroule sur les pages du Péché, roman en nouvelles de Zakhar Prilepine, lauréat du prix Bestseller 2008 en Russie.

 

31 juillet 2009