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Tanguy Dairaine : « La Russie, je ne la comprends pas, et j’adore ne pas la comprendre »

Tanguy Dairaine, c’est la Russie du show-business, dont les portes lui ont été ouvertes par Patricia Kaas il y a bientôt dix ans. Puis, il est resté à Moscou, comme ça, tout seul, « sans Patricia » – et il explique pourquoi au Courrier de Russie au travers de confidences sans détours. Alors forcément, on se tutoie.Le Courrier de Russie : Quel parcours t’a amené à découvrir la Russie aux bras de Patricia Kaas ?Tanguy Dairaine : Depuis 20 ans, je m’occupais de l’image d’artistes en France – Pascal Obispo, NTM... Et le producteur de Patricia Kaas m’a demandé de m’occuper de la deuxième moitié de sa carrière.LCDR : En quoi consistait ton travail avec ces artistes ?T.D. : J’ai longtemps produit des clips vidéo, puis, avec Pascal Obispo, du fait d’une relation d’amitié un peu particulière, j’ai commencé à m’occuper de scénographie : développer l’ambiance des spectacles et de tout ce qui tourne autour. L’idée est la même que pour les hommes politiques – des personnalités qui sont aussi seules que les artistes. Il leur faut un producteur, qui s’occupe de leur carrière, de trouver des contrats ; un manager – qui s’occupe des horaires, des relations presse... Et moi, je devais avoir une vision globale : une assise stratégique de plusieurs années.LCDR : Comment es-tu arrivé dans ce milieu ?T.D. : À quatorze ans, je passais tous mes week-ends seul à Paris, car mes parents (des aristocrates industriels) partaient dans le Sud. En face de chez nous, il y avait un restaurant dans lequel mon père m’avait ouvert un crédit : j’y ai rencontré Serge Gainsbourg, qui y mangeait tous les midis, avec Charlotte, Bambou (sa compagne dans les années 1980)… À force de m’y voir, il a fini par se demander qui était ce môme (à quinze ans, j’en faisais dix) qui venait manger seul dans un trois étoiles… Il m’a accosté et m’a invité chez lui, avec les commis de cuisine. On l’écoutait jouer en buvant des bols de pastis…
Gainsbourg sentait la lavande, je me souviens.
LCDR : C’est ce qui t’a influencé ?T.D. : Oui, j’étais très impressionné. Gainsbourg sentait la lavande, je me souviens. Il me signait des dédicaces que je revendais pour m’acheter des bricoles… Un jour, j’ai sonné chez lui pour en avoir une,

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Nina Fasciaux

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