Virginie Durand : « Je suis devenue foncièrement russe »

Virginie Durand est arrivée en Russie il y a 16 ans parce que simplement, c’était son rêve. Aujourd’hui directrice – et initiatrice – d’une maternelle trilingue, le P’tit CREF, elle est aussi une jeune maman qui pétille d’être allée jusqu’au bout de son bonheur – nommé Russie.Le Courrier de Russie : Pourquoi la Russie ? Virginie Durand : J’ai commencé le russe au lycée... j’imaginais que ce serait amusant, personne ne voulait faire du russe. Je me suis dit : Allez, chiche ! J’ai adoré, et j’ai vraiment eu envie de parler la langue. J’ai continué le russe en prépa de lettres, khâgne, hypokhâgne, puis un cursus de lettres modernes... Jusqu’à ce que je parte finalement, en 1996, pour un petit séjour linguistique en immersion complète – je vivais chez une babouchka à Saint-Pétersbourg. Je me sentais presque chez moi. Ne me demandez pas pourquoi, je n’ai aucune origine russe ! Je n’ai d’ailleurs aucune explication à fournir sur mon amour de la Russie. Certainement pas la cuisine, qui n’est toujours pas ce que je préfère dans ce pays. Je savais juste que je voulais vivre ici, j’ai donc fait tout ce que j’ai pu pour y revenir.
J’ai atterri dans une famille d’oligarques géorgiens comme fille au pair
LCDR : Et ? V.D. : Je suis revenue en tant que fille au pair, un 11 ou 12 juin, en 1998 – c’était le bonheur de ma vie, je partais en Russie. J’ai atterri dans une famille d’oligarques géorgiens, la maison était remplie de gardes du corps armés, de miradors et de chiens affamés – ce qui m’effrayait, mais que je trouvais à la fois très drôle, du moins au début.LCDR : Quelle famille ? V.D. : Ils sont devenus très célèbres depuis, c’est une famille très riche, particulièrement puissante, mais un peu spéciale... ils m’ont demandé de ne jamais dire leur nom il y a de cela 16 ans,

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Nina Fasciaux

Dernières nouvelles de la Russie

Jean Malaurie : « Dans ces temps compliqués, il est essentiel que Paris reste unie fraternellement auprès de Moscou »

Jean Malaurie est le premier homme à avoir atteint, le 29 mai 1951, le secteur du Pôle géomagnétique Nord.

 

17 décembre 2015

Germain Derobert : « La Russie est un pays où l’on est en proie à des rencontres qui bouleversent l’existence »

La dernière Grenouille de Nina Fasciaux

 

17 juillet 2015

Catherine Joffroy : « J’ai voulu prendre, à 18 ans, la nationalité soviétique »

"La Russie va surprendre le monde."

 

3 juillet 2015