Pourquoi la Librairie du Globe est-elle toujours debout

François Deweer est directeur de la Librairie du Globe. Il revient, avec une nonchalance trompeuse, sur ses liens avec la Russie et le combat qui l’occupe depuis bientôt quinze ans : sauver la plus vieille librairie russe de Paris.

Sur son parcours

La librairie fut un hasard complet, je n’avais jamais pensé être libraire. J’ai étudié le russe en première langue, c’était assez courant à l’époque. D’année en année, au lycée, on nous promettait un voyage en Russie, qui n’a finalement eu lieu qu’en 1991, j’étais en terminale. On devait y aller en 1989, mais les chars étaient à Vilnius et notre professeur a annulé l’échange avec Saint-Pétersbourg, elle pensait que c’était trop proche : une méconnaissance totale des distances !

Sur sa vie en Russie

C’était assez étonnant. À l’époque, c’était très compliqué, notamment au niveau économique. Les Russes que nous avions reçus en France découvraient un pays d’abondance – et nous l’inverse. J’y suis retourné plusieurs fois pendant mes études, puis je me suis installé à Moscou, en 1993. J’ai un peu enseigné, avant de travailler pour le groupe Independent media. C’était une époque où un passeport étranger suffisait à trouver du travail, c’était facile. Ils avaient besoin de gens avec une connaissance empirique de l’Occident, notamment dans les domaines de la presse, d’Internet… Tout était nouveau.

Sur son entrée au Globe

En 2000, je suis rentré en France et je suis tombé par hasard sur un Russe qui était là justement pour faire le point sur la librairie. Elle appartenait à l’époque à une société russe, anciennement soviétique, et avait été un peu laissée à l’abandon depuis la chute de l’URSS. Au départ, la librairie avait été créée dans un but plus idéologique que commercial, et elle partait à vau-l’eau. J’y ai été employé quelques temps,

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Nina Fasciaux

Dernières nouvelles de la Russie

Jean Malaurie : « Dans ces temps compliqués, il est essentiel que Paris reste unie fraternellement auprès de Moscou »

Jean Malaurie est le premier homme à avoir atteint, le 29 mai 1951, le secteur du Pôle géomagnétique Nord.

 

17 décembre 2015

Germain Derobert : « La Russie est un pays où l’on est en proie à des rencontres qui bouleversent l’existence »

La dernière Grenouille de Nina Fasciaux

 

17 juillet 2015

Catherine Joffroy : « J’ai voulu prendre, à 18 ans, la nationalité soviétique »

"La Russie va surprendre le monde."

 

3 juillet 2015