Richard Gaulier : « La liberté, les Russes l’ont en eux »

Richard Gaulier : « La liberté, les Russes l’ont en eux »

Après six années passées en Ukraine, Richard Gaulier s’est installé à Moscou en 2003 pour y monter son entreprise de recrutement, Acteon. Théologien de formation, il livre au Courrier de Russie son expérience et ses souvenirs : ceux d’un pionnier à la conquête de l’Est.

Читать по-русски

Le Courrier de Russie : Vous destiniez-vous à être religieux ?Richard Gaulier : Je suis né en 1963 en Alsace, dans un fief protestant. L’éducation que m’a transmise ma grand-mère a beaucoup compté et j’ai gardé toute ma vie cette ligne directrice : la musique et l’église. J’écoute France Musique toute la journée depuis trente ans, de 6h30 au coucher, dans ma voiture, à la maison, au bureau... J’ai suivi des études de théologie à Strasbourg sans pour autant me destiner à devenir pasteur : c’était une évolution naturelle de mon milieu social, un peu par atavisme sans doute. J’ai fait de la théologie sans penser carrière. Quand j’ai fini ma maîtrise, j’ai pris conscience de l’existence d’un décalage entre mon désir personnel de briser les liens, de partir pour construire un avenir et le cocon religieux dans lequel j’avais grandi.LCDR : Qu’avez-vous fait alors ?Richard Gaulier : J’ai été embauché à Paris, en 1986, par mon oncle – dans une société boursière. J’y ai travaillé pendant quatre ans.LCDR : La transition entre la théologie et la bourse, ça s’est passé comment ?Richard Gaulier : C’était une période flamboyante. Mais, à nouveau, je surfais sur quelque chose qui n’était pas moi. En revanche, quand j’ai été approché par une chasseuse de tête qui voulait me « débaucher », j’ai été séduit par sa démarche ; et je me suis dit que c’était ce que je voulais faire : du recrutement.

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Nina Fasciaux

Dernières nouvelles de la Russie

Jean Malaurie : « Dans ces temps compliqués, il est essentiel que Paris reste unie fraternellement auprès de Moscou »

Jean Malaurie est le premier homme à avoir atteint, le 29 mai 1951, le secteur du Pôle géomagnétique Nord.

 

17 décembre 2015

Germain Derobert : « La Russie est un pays où l’on est en proie à des rencontres qui bouleversent l’existence »

La dernière Grenouille de Nina Fasciaux

 

17 juillet 2015

Catherine Joffroy : « J’ai voulu prendre, à 18 ans, la nationalité soviétique »

"La Russie va surprendre le monde."

 

3 juillet 2015