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Cliniques privées : le Covid «cinq étoiles»

Cliniques privées
Le Covid « cinq étoiles »

CENTRE MÉDICAL HADASSAH MEDICAL DE MOSCOU.
Photo : Vladimir Gerdo/TASS

La crise du coronavirus n’est pas synonyme de baisse d’activité et de récession pour tout le monde. Selon le magazine Forbes, le milliardaire Vladimir Evtouchenkov, qui contrôle, via le conglomérat Sistema, le principal opérateur mobile de Russie (MTS), a ainsi vu sa fortune augmenter de 53 % – d’1,5 à 2,3 milliards de dollars – en quelques mois. Il faut dire qu’il possède également Medsi, premier réseau de cliniques privées du pays. 

Medsi, c’est une trentaine de cliniques, dont 19 à Moscou et dans sa région, 2 centres pédiatriques, quelque 70 infirmeries consultant au sein des entreprises, ainsi que 2 sanatoriums. Dès les premières semaines de la pandémie, tandis que les hôpitaux publics peinaient à faire face à l’afflux de malades, les établissements du groupe ont pris les mesures nécessaires (salles réservées, protections spéciales, entrées différenciées en fonction des pathologies…) pour accueillir les patients contaminés par la Covid-19. 

Medsi n’est pas la seule entreprise du secteur médical privé à s’être adaptée à la situation sanitaire. Les cliniques K+31 (qui appartiennent à un autre oligarque, Viktor Kharitonine) et Mère et Enfant (propriété de Mark Kourtser, « le médecin le plus riche de Russie ») ont elles aussi mobilisé personnel et locaux. Par exemple, à Lapino, dans la banlieue de Moscou, le centre de gynécologie et de maternité ultra-luxueux du groupe Mère et Enfant a réservé 170 lits à l’hospitalisation d’urgence des malades. 

En Russie, certains pensent que ce qui est gratuit est forcément de mauvaise qualité, et qu'ils seront mieux soignés en payant.

Cependant, ces groupes médicaux n’ont pas fait leur beurre du seul traitement de la Covid-19 – parfois facturé plusieurs dizaines de milliers d’euros.

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29 juin 2020