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Philippe Delpal, le dernier confiné

Philippe Delpal
Le dernier confiné

Ilia Pitalev/RIA Novosti
Philippe Delpal au tribunal Basmanny de Moscou, le 9 juillet 2019.

Le 14 février 2019, l’homme d’affaires français Philippe Delpal était arrêté pour escroquerie et incarcéré avec plusieurs de ses associés du fonds d'investissement Baring Vostok, dont l’Américain Michael Calvey, l’un des plus anciens investisseurs étrangers en Russie. Assigné à résidence depuis l’automne, il vient de voir ses conditions de détention prolongées jusqu’au 13 août. Son épouse, Cécile Delpal, proteste contre ce traitement incompréhensible dans une affaire commerciale.

Madame Delpal, comment va votre mari ?

Cécile Delpal : Il est en bonne santé. Physiquement, il se porte très bien ; psychologiquement, il reste fort, il garde le moral. Tous les trois mois, il se rend au tribunal avec l’espoir d’une levée de l’assignation à résidence, mais il ne baisse jamais les bras face aux décisions contraires des juges. Il rentre à la maison et continue, chaque jour, de travailler sur sa défense.

Parlez-nous des conditions de l’assignation à résidence.

C. D. : Philippe est à la maison, avec nos deux filles et moi. Il n’a pas le droit aux visites, sauf de ses avocats et éventuellement de ses frères ou de ses parents. Il peut aussi leur téléphoner au moyen d’un téléphone cellulaire à l’ancienne, acheté spécialement pour cela. Toute autre communication avec l’extérieur lui est interdite : il n’a pas d’accès à internet et ne peut ni recevoir ni envoyer de courrier. Il porte un bracelet électronique et a interdiction de sortir, sauf pour se rendre aux convocations de la justice ou pour les besoins de l’enquête. Cela fait seize mois qu’il n’est pas allé se promener. De fait,

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