Souscrivez à l'Offre Découverte : 2 semaines d'accès illimité et gratuit au Courrier de RussieJe souscris à l'Offre Découverte

Iouri Dmitriev : un historien devant ses juges

Iouri Dmitriev
Un historien devant ses juges

Iouri Dmitriev et sa fille Katerina après l'annonce de son acquittement, au tribunal de Petrozavosk, le 5 avril 2018.
Crédit photo : Igor Podgorny / TASS

Le 22 juillet, le tribunal de Petrozavodsk (Carélie) rendra son verdict concernant l'historien et défenseur des droits de l'homme Iouri Dmitriev. Le sexagénaire encourt quinze ans de prison ferme pour violences sexuelles sur mineure.

Iouri Dmitriev n’est pas n’importe qui. À soixante-quatre ans, cet historien spécialiste de la terreur stalinienne est l'ancien président de l'antenne carélienne de l’ONG Memorial. Depuis plus de vingt ans, il fouille minutieusement les archives d’État afin de dresser la liste des victimes des répressions politiques en Union soviétique et de retrouver les lieux de leur exécution et de leur inhumation. Iouri Dmitriev et son équipe ont ainsi découvert des fosses communes dans les îles Solovki ainsi que dans les forêts de Krasny Bor et de Sandarmokh (Carélie).

Selon Irina Flige, directrice de la branche pétersbourgeoise de Memorial, les travaux de M. Dmitriev ont permis de nommer toutes les personnes tuées à Sandarmokh. « Iouri a été en mesure de retrouver leur identité ainsi que la date de leur arrestation, et chaque exécution a pu être attestée par des documents d'archives », souligne la militante. Grâce à ces travaux, les noms de milliers d'innocents ont refait surface.

Une affaire en deux temps

Les premiers démêlés de Iouri Dmitriev avec la justice remontent à près de quatre ans. L’historien est arrêté une première fois en décembre 2016 pour fabrication et diffusion de photographies pornographiques, relations sexuelles avec une mineure et détention illégale d'une arme à feu. Sa « victime » serait sa fille adoptive, Natacha (11 ans à l’époque).

Il vous reste 75% de l'article à consulter...

Souscrivez à l'Offre Découverte :
2 semaines d'accès illimité et gratuit au Courrier de Russie

Je souscris sans CB

Déjà abonné ?

Se connecter