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Mikhaïl Voïevodski : le soldat russe du Débarquement

Mikhaïl Voïevodski
Le soldat russe du Débarquement

Annulé le 9 mai pour cause d’épidémie de Covid-19, le traditionnel défilé militaire commémorant la victoire de 1945 a lieu ce mercredi 24 juin. À cette occasion, nous avons rencontré Ksenia Voïevodskaïa, épouse de Mikhaïl Voïevodski, un fils d’émigré russe engagé dans l’armée britannique. Mort en 1997, il avait participé au Débarquement du 6 juin 1944.

Originaire d’une famille noble russe installée sur les bords de la Tamise après la révolution de 1917, Mikhaïl Voïevodski, profondément pacifiste, ne se destinait pas à une carrière militaire. Ses ancêtres avaient beau s’être distingués dans la Flotte impériale et compter parmi eux l’amiral Nakhimov – mort en défendant Sébastopol en 1855 –, lui voulait devenir architecte. « Il aimait la beauté, la musique, la culture ; il a quitté l’armée avec beaucoup de bonheur... », se souvient Ksenia  Voïevodskaïa, elle-même émigrée russe vivant aujourd’hui aux États-Unis

En 1939, quand la guerre est déclarée, Mikhaïl Voïevodski a 20 ans. Quitte à se battre, il s’efforce d’être incorporé dans un régiment d’élite et rejoint les commandos britanniques. Il est d’abord basé en Sicile, d’où il effectue des raids en Libye. Il est blessé au combat puis capturé au cours d’une mission en Italie, mais réussit à s’échapper lors d’un transfert vers un camp d’internement. Il traverse alors la moitié de la péninsule pour rejoindre les siens. Son commando est ensuite dirigé vers un nouvel objectif : préparer le débarquement des Alliés en Normandie.

Mikhaïl et Ksenia Voïevodski.

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