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L’ère du soupçon

L’ère du soupçon

À l’heure où le monde entier s’inquiète de l’épidémie de coronavirus et s’attache à en surveiller les symptômes auprès de tous, l’université de Penza s’est démarquée par d’autres types de préoccupations. Ses autorités ont en effet édité un mémorandum destiné à prévenir les comportements « suspects » des étudiants, dans le domaine non pas de la santé physique, mais de la politique. On y trouve, parmi des indices « classiques » comme le port de vêtements avec des inscriptions nazies ou « agressivement soviétiques », d’autres un peu moins alarmistes mais dont on devine encore la logique : avoir des t-shirts estampillés « HAINE », des piercings, être régulièrement marqué de bleus ou toujours garder un casque sur les oreilles. Plus encore, l’université – et c’est ce qui a amusé les internautes – a mis en garde,

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Marguerite Sacco

Action, réaction

J’ai croisé récemment, dans un supermarché de Bourgogne, une petite famille en plein drame. Les parents sommaient leur dernier rejeton de mettre un masque, avec un argument choc : « Tu veux tuer Papa et Maman, c’est ça ? » Je me suis alors interrogée sur la portée traumatisante de cette question rhétorique dans l’esprit d’un petit de quatre ans, et n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec les enfants russes qui me semblaient moins mis sous pression par le spectre Covid.

 

16 septembre 2020

Chroniques scolaires insolites

L’accessoire phare de la rentrée va incontestablement être le masque. Y compris, sans doute, dans les écoles, où des trafics sont d’ailleurs à prévoir entre ceux qui auront plus de style que d’autres (en dépit de tout bon sens hygiénique). Si la Russie n’a pas rendu son port officiellement obligatoire dans les établissements, nombre de régions l’ont cependant fortement recommandé.

 

9 septembre 2020

Chroniques macabres

Il y a une dizaine de jours, un fait divers russe a réussi à passer les frontières médiatiques nationales pour arriver chez nous : une dame de plus de quatre-vingts ans, Zinaïda Kononova, déclarée morte après une opération chirurgicale, s’est réveillée à la morgue. Étonnante histoire, et pourtant, elle m’a à peine fait lever un sourcil, car j’ai l’impression de lire tous les quatre matins des brèves de presse sur des Russes se réveillant à la morgue.

 

2 septembre 2020