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iHerb : le juteux business de l’automédication

iHerb
Le juteux business de l’automédication

Au début de l’année, un tribunal de la région d’Oulianovsk a contraint la société californienne iHerb, spécialisée dans la vente en ligne de produits pharmaceutiques, à supprimer son application mobile pour les utilisateurs russes. La défense a annoncé qu’elle ferait appel.

C’est le onzième procès intenté à l’entreprise depuis 2018. À l’origine de cette bataille juridique, les plaintes répétées du directeur de l’Union russe des producteurs de compléments alimentaires, Alexandre Jestkov, qui accuse iHerb d’importer en Russie des articles non conformes aux normes en vigueur.

Fondée en 1996, la société livre près de 30 000 références de médicaments, compléments alimentaires et cosmétiques partout dans le monde sans rencontrer d’obstacles juridiques majeurs. Lorsqu’un produit proposé au catalogue n’est pas approuvé par les autorités sanitaires d’un pays, il y est simplement référencé comme « indisponible ». En France, le cas s’est présenté après l’interdiction, il y a deux ans, d’un stimulant sexuel de la marque Dragon herbs.

Carences sectorielles

La situation est compliquée par l’immense popularité de iHerb en Russie. En janvier 2020, les internautes russes représentaient 26 % du trafic sur le site, selon le portail Similarweb.com, loin devant les Américains (9,9 %), les Japonais (8 %), les Coréens (7,2 %) et les Ukrainiens (5,4 %). En 2019, les Russes y passaient en moyenne entre 95 000 et 100 000 commandes par mois, pour un chiffre d’affaires annuel de 300 millions de roubles (4,1 millions d’euros). Ce chiffre reste toutefois nettement inférieur aux 157 millions d’euros récoltés en 2019 par Evalar, le plus gros fabricant russe de compléments alimentaires.

"Les compléments alimentaires coûtent deux à dix fois plus cher en pharmacie que sur iHerb."

Pour la blogueuse lifestyle Katia Konassova,

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