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Aides à la natalité : l’« assistanat » en débat

Aides à la natalité :
l’« assistanat » en débat

En critiquant les mesures d’aide aux familles dans le besoin annoncées par le président Poutine à la mi-janvier, au motif que « tous les marginaux » allaient se mettre à faire des enfants « pour toucher les allocations », la blogueuse people Aliona Vodonaïeva a jeté un pavé dans la mare médiatique.

Le 15 janvier dernier, dans son discours annuel de politique générale, Vladimir Poutine consacre près de quarante minutes aux nouvelles aides financières destinées aux familles défavorisées. Afin de faire passer le taux de natalité de 1,5 enfant par femme actuellement à 1,7 d’ici quatre ans, il annonce l’extension au premier enfant du « capital maternel », une prime forfaitaire de 466 600 roubles (6 755 euros) accordée à la naissance, auxquels s’ajoutent 150 000 roubles supplémentaires (2 109 euros) pour un deuxième enfant.

Ces sommes, destinées aux personnes dont le revenu est inférieur au minimum vital (fixé à 12 000 roubles, soit un peu moins de 170 euros), sont placées sur un compte et ne peuvent être dépensées que dans un certain nombre de cas précis (éducation, achat d’un logement, souscription d’une assurance retraite, etc.). Selon la vice-Première ministre en charge de la politique sociale, Tatiana Golikova, près de 600 000 Russes pourraient bénéficier de la prime à la première naissance en 2020.

Toutefois, l’initiative ne fait pas l’unanimité. Sur Twitter, une internaute ironise : « Maman, pourquoi suis-je venu au monde ? – Quelle question, ma chérie : pour financer le crédit de la maison ! » La plaisanterie résume le principal grief des opposants au capital maternel, qui accusent certains couples de faire des enfants « pour toucher les allocs ».

Même sur les réseaux sociaux, la critique publique des choix du président peut coûter cher…

C’est la position que défend également, sur son compte Instagram, Aliona Vodonaïeva, blogueuse et présentatrice télé issue de la téléréalité. « Le problème de la démographie, en Russie, ce n’est pas le montant du capital maternel, mais le niveau de vie des gens. Ces promesses risquent de s’avérer fatales pour les générations futures. Imaginez que tous les Russes accablés par la misère,

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Sergueï Chestak