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Le Nouvel An russe : une fête qui rassemble

Le Nouvel An russe
Une fête qui rassemble

Fête préférée de la majorité des Russes et célébrée par 95 % d’entre eux, le réveillon du Nouvel An rassemble la population multiethnique du pays autour d’un certain nombre de traditions. Un « patrimoine culturel immatériel » que certains députés voudraient voir reconnu par l’UNESCO.

Le député Victor Zoubarev (Russie unie) a récemment adressé une lettre en ce sens à la directrice générale de l’organisation internationale, Audrey Azoulay. Pour lui, le Nouvel An, célébré en Russie depuis le début du XVIIIe siècle, est l’archétype de la fête qui rapproche les gens. « Dans notre pays multiethnique, ce n’est pas seulement LA nuit qu’attendent petits et grands, c’est aussi une période de plusieurs jours durant laquelle s’exprime notre mémoire culturelle et historique », a-t-il déclaré le 27 décembre dernier à l’agence RIA Novosti. Au premier rang de ces traditions à préserver, il place la table du réveillon…

Le triomphe de la mayonnaise

Comme le veut le dicton russe, « un bon réveillon augure une bonne année ». Dont acte : au Nouvel An, la table se doit d’être abondante et riche, et les convives, joyeux ! « Je prépare toujours au moins douze plats, et chacun doit goûter de tout », commente Irina Seliverstova, femme au foyer originaire de la région de Moscou.

Si le menu varie à la marge en fonction des budgets, certains plats se sont imposés comme des incontournables : la salade Olivier (connue en Europe sous le nom de « salade russe »), à base de légumes bouillis, de saucisson cuit, de petits pois et d’une grande quantité de mayonnaise (la recette exacte fait, du reste, l’objet de débats enflammés) ; le « hareng en fourrure », composé de couches de hareng, de pommes de terre, de carottes, d’oignons et de betteraves – le tout assaisonné d’une dose généreuse de mayonnaise. Aspic de porc, saucisson, caviar rouge (faute de pouvoir s’offrir du noir, nettement plus onéreux), fromage, et tourtes en tous genres complètent les hors-d’œuvre. Le tout arrosé de champanskoïé (un mousseux russe ainsi baptisé en référence au champagne français).

La part belle est également faite aux viandes en sauce,

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24 décembre 2018