Sanctions, contre-sanctions : jambon et fromage dans les bagages

Les autorités russes sont en train de durcir les mesures portant sur l’importation, par les particuliers, de produits laitiers et de viande. Ne seront plus acceptés les produits provenant de pays « à la situation vétérinaire et sanitaire critique ».

Août 2014. En pleine crise ukrainienne, la Russie réagit aux sanctions occidentales en interdisant les importations de produits laitiers et de viande depuis l’Union européenne (UE), les États-Unis et plusieurs autres pays. Aussitôt, les Russes les plus aisés prennent l’habitude de rapporter leurs denrées préférées de leurs voyages à l’étranger. Si la Russie produit depuis longtemps du « parmesan », du « camembert » et du « jamón », leur qualité demeure très en-deçà des originaux.

Coup de théâtre en ce printemps 2019 : l’Association nationale bouchère (NMA), qui réunit les principaux producteurs de viande de Russie, demande au gouvernement d’interdire ces importations « sauvages ». Le motif invoqué ? Le risque d'introduction d’agents pathogènes dangereux dans le pays.

Menace réelle ou simple lobbying ?

Actuellement, les particuliers peuvent faire entrer en Russie, gratuitement et sans certificat vétérinaire, jusqu’à cinq kilogrammes de « produits transformés d’origine animale dans leur emballage d’origine ». Cette catégorie comprend la viande – y compris la charcuterie –, le poisson, les fruits de mer, ainsi que le lait et les produits laitiers – dont le fromage.

Le président de la NMA, Sergueï Iouchine, propose d’interdire totalement l’importation de ces produits et de renforcer le contrôle des bagages des touristes à leur arrivée en Russie : « Le risque d’introduction de maladies animales augmente avec l’importation de denrées alimentaires,

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Anastasia Sedukhina

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