Les émigrés du troisième âge

Le nombre de retraités russes vivant à l’étranger a augmenté de plus de 25 % en cinq ans, d’après le Fonds de pension russe.

« À Ekaterinbourg, un de mes amis souffrait le martyre à cause de son asthme, hiver comme été. Depuis qu’il vit en Bulgarie, il n’a plus rien. Je connais aussi une famille de Saint-Pétersbourg, qui a emménagé avec deux enfants – le troisième vient de naître. Ici, ils ne sont jamais malades ! Tout ça, c’est grâce à la mer et au bon air… » Vladimir Ardaïev, ancien journaliste de renom, aujourd’hui jeune retraité de soixante-six ans, en est persuadé : acheter un petit appartement à Pomorié, station balnéaire bulgare de la mer Noire, était ce qui pouvait lui arriver de mieux en prévision de ses vieux jours. Avec sa femme Tatiana, ils avaient pensé à s’installer à Villefranche-sur-Mer, en France, ou à Anapa, dans le sud de la Russie. Mais le coût de la vie bulgare les a convaincus.

Un petit coin de Russie

La ville de Pomorié se trouve à proximité du lac salé du même nom, renommé pour les vertus curatives de son limon – on en fait un dentifrice, connu depuis l’Union soviétique sous la marque Pomorine. Des retraités de toute l’Europe viennent y prendre les eaux.

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Anastasia Sedukhina et Boris Iounanov

Dernières nouvelles de la Russie

Affaire Baring Vostok :
« Le problème, c’est le manque d’indépendance de la justice »

Le 9 juillet dernier, le tribunal Basmanny de Moscou a prolongé de trois mois la détention provisoire du Français Philippe Delpal, arrêté en février pour escroquerie dans l’affaire Baring Vostok. La décision inquiète le défenseur des droits des entrepreneurs Alexandre Khouroudji.

 

7 août 2019

Ménages russes :
Un endettement bienvenu

L’endettement des Russes va croissant depuis deux ans. En 2018, quelque 15 millions de personnes, soit un emprunteur sur trois, avaient au moins trois crédits en cours de remboursement, soit 12 % de plus que l’année précédente. Le ministre de l’Économie, Maxime Orechkine, tire la sonnette d’alarme.

 

1 août 2019

Protectionnisme :
Les amateurs de vin passent à la caisse

Le 17 juillet, la Douma d’État (la chambre basse du parlement russe) a adopté en première lecture une proposition de loi augmentant la taxation du vin à partir de janvier 2020. La taxe passera de 18 à 31 roubles (de 0,25 à 0,44 euro) par litre de vin tranquille, et de 36 à 40 roubles (de 0,51 à 0,57 euro) par litre de vin pétillant.

 

30 juillet 2019