L’étrange réapparition de l’affaire Diatlov

Il y a soixante ans, neuf étudiants disparaissaient mystérieusement lors d’une randonnée dans l’Oural. Le 1er février dernier, le Parquet russe a rouvert l’enquête...

Janvier 1959. Un groupe de dix étudiants, conduit par Igor Diatlov, part en excursion vers les monts Otorten et Oïka-Tchakour, dans le nord de l’Oural. Les premiers jours se déroulent comme prévu : ils prennent le train à Sverdlovsk (aujourd’hui Ekaterinbourg) pour Ivdel, puis un bus jusqu’à Vijaï, avant de gagner la montagne (une zone appelée « secteur 41 ») en camion. Après un bivouac sur un site géologique abandonné, l’un d’eux, Iouri Ioudine, décide de rebrousser chemin car il ne se sent pas bien... Les neuf autres poursuivent l’aventure et entreprennent l’ascension du mont Otorten. Soudain, une tempête de neige les oblige à modifier leur itinéraire et à s’aventurer sur le mont Kholat-Siakhl, la « Montagne des morts » en mansi, une langue autochtone. Le vent souffle, la neige tombe dru, le terrain est difficile. Les jeunes gens décident qu’il vaut mieux s’arrêter jusqu’à ce que le temps s’améliore. Le soleil se couche, ils installent leur campement pour la nuit.

Disparition

Avant le départ, les étudiants étaient convenus d’envoyer un télégramme au club de sport de leur université le 12 février, date prévue de la fin de l’expédition. Le 18, toujours rien... Leurs proches s'inquiètent. Le 20, des secours sont envoyés sur place. Ils découvrent des traces dans la neige, qui les mènent au campement. La tente est vide, déchirée « de l'intérieur », selon les enquêteurs. Le groupe semble l'avoir quittée précipitamment. Mais pourquoi ? Quelle a pu être l’origine de leur fuite ?

La langue d'un des étudiants a été sectionnée et,

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Laura Lannoy