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Vivre aux Kouriles et devenir Japonais

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe est attendu mardi 22 janvier à Moscou, pour une série d’entretiens cruciaux avec le président Vladimir Poutine sur les relations entre leurs deux pays. Au début du mois, le Japon et la Russie qui n’ont pas signé de traité de paix à l’issue de la Seconde Guerre mondiale ont entamé des négociations à ce sujet. Le sort des îles Kouriles du Sud, annexées par l’URSS en août 1945 et dont la souveraineté est revendiquée par Tokyo, en est la clef. Anticipant un hypothétique transfert, des Russes chercheraient à s’y installer afin, espèrent-ils, de devenir sujets de l’Empereur du Japon…

« Cherche maison ou datcha en vente »… « Achète enregistrement de lieu de domiciliation. Budget : 50 000 roubles [660 euros] »… « Accepte parcelle ou logement gratuits (sic) à Chikotan [une des quatre Kouriles du Sud, ndlr] »… Sur la page consacrée à l’île sur VKontakte (le Facebook russe), les petites annonces de ce genre se comptent par dizaines. Les premières remontent à la déclaration du président russe Vladimir Poutine et du Premier ministre japonais Shinzo Abe, datant de novembre 2018,

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Maïlis Destrée

Dernières nouvelles de la Russie

International

Les îles Kouriles, éternelle monnaie d’échange

Certes, Vladimir Poutine n’a pas rencontré Donald Trump à l’occasion du dernier sommet du G20, qui vient de s’achever à Buenos Aires. En revanche, il est parvenu à s’entendre avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, pour progresser sur la signature d’un traité de paix entre les deux pays – jamais conclu, formellement, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

6 décembre 2018
Économie

Promesses de l’Est : Les enseignements du Forum économique de Vladivostok

Le tournant de la Russie vers l’Est, évoqué par les médias russes depuis le début de la crise ukrainienne en 2014, devient peu à peu réalité. Le Forum économique oriental de Vladivostok vient de s’achever, et ses résultats parlent d’eux-mêmes : la Chine est devenue le premier partenaire économique de la Russie et son dirigeant Xi Xiping rencontre régulièrement le président russe Vladimir Poutine. Pour autant, les relations entre Moscou et Pékin ne sont pas idylliques. Trois grands mythes persistent au sujet de la Russie : elle est « isolée », elle « dépend du pétrole » et « son économie est en lambeaux ». Pour se convaincre du contraire, il suffit pourtant de participer à l’un des deux plus grands forums économiques organisés en Russie, à Saint-Pétersbourg et Vladivostok. En mai dernier, l’ancienne capitale impériale a accueilli le président français Emmanuel Macron. Quant au Forum économique oriental (VEF) de Vladivostok, son invité d’honneur était le dirigeant chinois Xi Xinping, mais l’on pouvait aussi y croiser le Premier ministre japonais, Shinzo Abe (déjà présent à Saint-Pétersbourg), le président de la Corée du Sud, Moon Jae-in, et son homologue mongol, Khaltmaagiyn Battulga. Tapis rouge pour la Chine Avec 1 096 membres, la délégation chinoise au forum de Vladivostok a battu des records. Les Japonais étaient 570, et les Sud-Coréens 335. Même la Corée du Nord avait envoyé une délégation, composée de 12 personnes. Kim Jong Un, un temps annoncé, n’était finalement pas présent. Les dirigeants russe et chinois ont passé pratiquement une journée entière ensemble (bien plus que le temps que Vladimir Poutine a bien voulu consacrer à ses autres homologues). Au programme de cette journée : négociations bilatérales, rencontres avec des chefs d’entreprise et visite de l’exposition « Une Rue en Extrême-Orient », installée sur les quais de l’Université fédérale de l’Extrême-Orient, sur l’île Rousski, où est traditionnellement organisé le VEF. « Les négociations entre Vladimir Poutine et Xi Xinping ont abouti à la signature de plusieurs accords, mais aucun ne représente un bouleversement des relations entre les deux pays.» Le « pays-pompe à essence », comme la Russie est parfois surnommée en raison de sa forte dépendance aux exportations d’hydrocarbures, y a fait étalage de toute sa diversité : le bassin houiller du Kouzbass a, par exemple, fait la promotion de son lait et celle de la station de ski de Chereguech. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

17 septembre 2018

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