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Centre Cyber-securité et Communications du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, à Arlington, en Virginie. Crédits : Reuters

Des hackers russes à la solde de Washington ?

En quelques années, les pirates informatiques russes se sont taillé une solide réputation de « complices du Kremlin », régulièrement accusés d’ingérence électorale et autres sabotages, partout dans le monde, au profit de la Russie. Mais à l’inverse, selon des révélations récentes de l’expert en cyber-sécurité Ilya Satchkov, des hackers russes auraient aussi aidé Washington à compléter sa liste de sanctions individuelles contre des personnalités et structures proches du pouvoir.

Les hackers russes sont aujourd’hui l’une des principales incarnations de la « menace contre les démocraties occidentales ». Les groupes de pirates informatiques Fancy Bear, Cozy Bear et Energetic Bear font très régulièrement la Une des médias américains et européens, qui leur attribuent une multitude de cyber-attaques contre des institutions, entreprises et médias, toujours dans l’intérêt de la Russie. Leur « tableau de chasse » compterait notamment l’OTAN, le Bundestag, la chaîne francophone internationale TV5 Monde, l’Agence mondiale antidopage (AMA) ou encore l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF).

La main du Kremlin

Selon Washington, les hackers russes auraient également tenté d’influer sur l’issue de la dernière élection présidentielle américaine, pour le compte du Kremlin, au moyen d’une vaste campagne de propagande sur les réseaux sociaux et du piratage de milliers de courriels. Moscou nie en bloc. Toutefois, les services du renseignement extérieur des Pays-Bas (AIVD) affirment détenir des preuves de l’implication de Cozy Bear dans le piratage du serveur informatique du Département d’État américain (en 2014), […]

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Anastasia Sedukhina

Dernières nouvelles de la Russie

International

Les frontières de l’influence numérique russe

À l'occasion de la sortie de son livre Ru.net, Géopolitique du cyberespace russophone, Kevin Limonier, maître de conférences en études slaves et géopolitique à l’Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis, revient sur l'image de « cyberpuissance » que s'est construite la Russie ces dernières années.

21 septembre 2018
Économie

Sanctions : Washington veut frapper fort

Alors que le département d’État vient d’annoncer, la mise en place, à partir du 22 août prochain, de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, l’accusant d’être responsable de l’agression à l’arme chimique perpétrée, le 4 mars dernier, en Angleterre, contre l’ancien agent double russe Sergueï Skripal, un groupe de parlementaires américains propose un ensemble de mesures contre Moscou, qui, si elles sont adoptées, interdiraient toute opération liée à la dette publique russe et toute participation à de grands projets énergétiques conjoints. Au mois d’août, traditionnellement, la Russie est en vacances. Mais les législateurs américains ont décidé de troubler le repos des politiciens et des hommes d’affaires du pays. Un projet de nouveau train de sanctions contre la Russie a été soumis au Congrès par un groupe de sénateurs, juste après la rencontre des présidents Vladimir Poutine et Donald Trump à Helsinki, le 16 juillet dernier. Les auteurs du projet de loi estiment en effet que Donald Trump ne s’est pas montré assez ferme sur la question de l’ingérence présumée de Moscou dans l’élection américaine, laissant son homologue « sortir vainqueur » de ce sommet. Si la plupart des experts prévoyaient un « renforcement brutal » des sanctions américaines contre la Russie, ils ne l’attendaient toutefois pas avant le mois de septembre. Mais le projet de loi, intitulé : « Protection de la démocratie américaine contre les attaques du Kremlin », a été déposé le 2 août au Congrès, préparé par les sénateurs démocrates Bob Menendez, Ben Cardin, et Jeanne Shaheen, et les républicains Cory Gardner, Lindsey Graham et John McCain. « En réalité, ces sanctions pourraient bien viser le projet Nord-Stream-2, l’objectif étant d’évincer la Russie du marché énergétique européen. » Si le texte du projet de loi n’est pas encore disponible, le contenu en est décrit sur le site personnel du sénateur Lindsey Graham. Selon ses auteurs, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

9 août 2018
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