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Le retour des gangs

Après un pic en 2006, la criminalité est globalement en baisse, en Russie, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de la Justice. Toutefois, le crime organisé, un phénomène ancien, généralement associé aux années 1990, est en train de refaire surface. Une enquête de Metro.

La situation préoccupait déjà le chef de la police moscovite, Oleg Baranov, en mars 2017. Parmi les causes invoquées par le fonctionnaire : les mauvais choix de ses prédécesseurs et la situation économique du pays, qui ne pousse pas les seuls honnêtes citoyens à tenter leur chance à Moscou. Ambitieux, M. Baranov prévoyait d’éradiquer, au plus vite, la criminalité organisée.

Moscou débarrassée de sa mafia géorgienne

« La police a obtenu des résultats indéniables, commente aujourd’hui, sous couvert d’anonymat, un ancien responsable de la police moscovite. À Moscou comme dans le reste du pays, elle s’attaque à des gangs de petite taille, très différents des groupes criminels à l’ancienne : leurs membres ne sont pas soudés, à la différence de leurs aînés, autour de principes moraux ; ils sont uniquement attirés par l’appât du gain facile. La lutte contre cette criminalité connaît un certain succès. Globalement, le nombre d’organisations de ce type a été divisé par deux. C’est vraiment très fort, je n’exagère pas. En outre, ces dernières années, la police moscovite a presque débarrassé la capitale de sa mafia géorgienne », explique l’officier de police.

Alexandre Gourov, patron de la Sixième Direction de lutte contre le crime organisé, la corruption et le trafic de stupéfiants (1988-1991) ne conteste pas les succès de la police moscovite. Il émet toutefois des réserves : « Prenons l’arrestation du gang GTA [ainsi surnommé en référence au célèbre jeu vidéo, […]

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Traduit par Julien Braun

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

Affaire Baring Vostok :
le mauvais signal

Vendredi 15 février 2019, un des plus anciens investisseurs étrangers, Michael Calvey, présent en Russie depuis 1994, a été arrêté pour escroquerie avec plusieurs associés, dont le Français Philippe Delpal. L’enquête, menée par le Service fédéral de sécurité (FSB), inquiète au plus haut point les milieux d’affaires.Forum russe des investissements de Sotchi, le 15 février 2019. « La région de Rostov a présenté une nouvelle invention, un gigantesque baromètre du climat des investissements, raconte l’envoyé spécial de la chaîne NTV, Denis Talalaïev. Aujourd’hui, le temps est dégagé… » Ce jour là, le directeur du fonds d’investissement Baring Vostok, l’Américain Michael Calvey, et plusieurs de ses associés – le Français Philippe Delpal et les Russes Vagan Abgaryan et Ivan Ziouzine – sont pourtant arrêtés… Accusés d’escroquerie, ils ont été placés en détention provisoire jusqu’au 13 avril. Le juge du tribunal Basmanny de Moscou, Artur Karpov, a notamment refusé la demande de liberté conditionnelle et la caution de 5 millions de roubles (66 000 euros) proposée par les avocats de M. Calvey. Selon le magistrat, l’Américain pourrait être tenté de quitter le pays et de détruire des documents compromettants.Michael Calvey et Philippe Delpal sont deux fins connaisseurs du système bancaire russe. Le Français a fondé la société Cetelem Russia et occupé le poste de président directeur-général de BNP Paribas Vostok de 2007 à 2010. Entre 2004 et 2006, il était directeur du développement de Rusfinans Bank, une banque du groupe Société générale. Quant à l’Américain, il a investi près de trois milliards de dollars en Russie depuis 1994.Artur Karpov, le juge chargé de l’affaire, est connu pour avoir rejeté, au début des années 2010, la requête de la mère de l’avocat Sergueï Magnitski, qui réclamait une enquête sur la mort de son fils, accusé de fraude en 2007, et décédé dans des circonstances non élucidées lors de sa détention provisoire. Il est aussi celui qui avait ordonné l’arrestation de plusieurs personnes qui avaient pris part aux grandes manifestations de la place Bolotnaïa, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

19 février 2019
Société

Louer une voiture, garder le volant

L’autopartage se développe à Moscou, comme dans toutes les grandes villes du continent. Un des leaders du secteur, Belkacar, déplore un phénomène lui aussi en expansion : les vols de pièces détachées.« Je m’installe sur le siège du conducteur, j’attache ma ceinture et là… pas de volant ! » Sergueï, Moscovite de 32 ans, retient un fou rire en racontant sa mésaventure. Les vols sont en effet nombreux dans les voitures en libre service de la capitale russe. En 2018, Belkacar, troisième entreprise du marché derrière Delimobil et Yandex.Drive, a ainsi déploré la disparition de 18 000 litres de liquide lave-vitres et de 2 000 balais à neige. Sans compter les roues, les tapis de sol et les autoradios. Outre ces accessoires accessibles, faciles à emporter et aisément remplaçables, les vols concernent des éléments indispensables et plus volumineux : des batteries (146 vols déclarés par Belkacar l’année dernière), des sièges passagers (14) et une banquette arrière !Un phénomène marginal« Certains tentent même de voler les voitures afin de les revendre à l’étranger, ajoute Alexeï Skorik, du service de presse de Belkacar, interrogé par le journal Metro. Un jour, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

1 février 2019
International

Turkménistan : le président se refait le portrait

Qui a dit que le temps n’avait aucune emprise sur les régimes autoritaires ? Au Turkménistan, un des pays les plus fermés de l’espace postsoviétique, la population assiste, depuis le début de l’année, à un bouleversement : dans les lieux et les édifices publics, le portrait officiel du bienaimé président Gourbangouly Berdymoukhamedov a changé !Bâtiments administratifs, écoles, hôpitaux, postes de police, gymnases, salles de spectacles, aéroports, partout, le visage de l’homme d’État aux cheveux d’ébène est en train de céder la place à celui, mis à jour, d’un « Protecteur » (Arkadag, le surnom officiel du président) aux tempes grisonnantes. Le nouveau portrait coûte 5 manats (1,25 euro) en grand format, 3 manats (0,75 euro) en petit. L’ancien est désormais en promotion à 4 manats pièce.Voitures blanches et cheveux noirsUn an après l’interdiction (entièrement arbitraire, aucune loi ou décret n’ayant été signé) faite aux automobilistes turkmènes de circuler dans des véhicules de couleur – le Protecteur aurait un faible très prononcé pour le blanc –, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

17 janvier 2019

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