Le Komsomol, « entre amour et printemps »

Le Komsomol [Union des jeunesses léninistes communistes] fête son centenaire. Le journal Moskovski komsomolets a interviewé à cette occasion un des anciens leaders de l’organisation, Viatcheslav Kopiov (64 ans). Le Courrier de Russie reprend les passages clefs de cet entretien.Moskovski komsomolets : Quelles sont pour vous les réussites les plus significatives du Komsomol ?Viatcheslav Kopiov : La jeunesse soviétique a pris une part active à de nombreuses réalisations importantes pour l’histoire et l’évolution de notre pays : la mise en valeur des terres vierges, la participation à de grands chantiers comme la construction de la ligne de chemin de fer Baïkal-Amour (BAM)… Sans oublier, bien sûr, la Grande Guerre patriotique [la Seconde Guerre mondiale, ndlr], au cours de laquelle, durant quatre années terribles, les sections du Komsomol ont joué un rôle essentiel dans la défense de la Patrie et la défaite de l’ennemi. C’est, à n’en pas douter, l’une des actions de cette organisation les plus dignes de respect et qui méritent le plus d’être commémorées. Si l’on considère, à présent, le Komsomol de Moscou, sa participation à la construction des premières lignes du métro de la capitale, dans les années 1930, est particulièrement significative.Dans tous ces cas de figure et bien d’autres, les jeunes se sont attelés à résoudre des problèmes vitaux pour le pays. Je le formulerais ainsi : le Komsomol a été, en premier lieu, un mécanisme aidant efficacement à réaliser des tâches d’envergure.
« Le Komsomol aidait les jeunes, garçons et filles, à se trouver eux-mêmes dans ce processus de lutte pour le bonheur, la réussite. »
M.K. : Quelles qualités le Komsomol développait-il réellement chez les individus ?

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Traduit par Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Mystiques russes : Chamans, starets et autres fols-en-Christ

Le chaman marche. Il a nom Alexandre Gabychev. Il parcourt une vingtaine de kilomètres par jour, rassemblant peu à peu apôtres et disciples. Le chaman marche. Parti de Iakoutsk il y a un peu plus de six mois, il se donne deux ans pour atteindre la capitale et renverser Vladimir Poutine, qu’il tient pour une «force du mal».

 

11 octobre 2019

Viatcheslav Pietsoukh, l’ironie douce

La récente disparition de Viatcheslav Pietsoukh, à l’âge de soixante-douze ans, n’a pas fait la Une de la presse française. L’écrivain avait pourtant connu sa ‒ toute ‒ petite heure de gloire en France au début des années 1990, avec la publication, aux éditions Actes Sud, d’un recueil de nouvelles, Chronique privée (1991), et d’un roman, La nouvelle philosophie moscovite (1993).

 

4 octobre 2019

À quel Staline se vouer?

Dieu sait pourquoi (mais Dieu n’a sans doute rien à y voir), il semble que, depuis quelque temps, le nom de Staline revienne de plus en plus souvent, à l’écrit comme à l’oral, en Russie.

 

3 septembre 2019