Coupe du monde 2018 : Sale temps pour les chiens

Les Jeux olympiques de Pékin en 2008, l’Euro 2012 en Ukraine, les Jeux d’hiver de Sotchi en 2014, la Coupe du monde au Brésil la même année… l’histoire se répète : avant chaque grand événement sportif, une polémique éclate sur le traitement réservé aux animaux abandonnés. La Coupe du monde de football qui se prépare en Russie n’y échappe pas.

Le schéma reste le même : des militants dénoncent les massacres de chiens errants orchestrés par les autorités locales, photos et vidéos à l’appui, l’affaire se médiatise, des pétitions sont signées, les politiques s’offusquent et des sportifs sauvent les animaux menacés de mort dans ces pays « barbares » – à l’image du médaillé olympique américain Gus Kenworthy qui est reparti des Jeux de Sotchi avec une chienne, Mamouchka, et ses petits.

Des appels d’offres à plusieurs millions de roubles

Depuis la fin du mois de décembre, plusieurs associations locales accusent les villes hôtes du Mondial d’organiser une vaste campagne d’élimination des chiens et chats errants. Ekaterina Dmitrieva, directrice de la Fondation pour la protection des animaux urbains, affirme sur son profil Facebook que « des marchés ont déjà été conclus pour la mise à mort d’animaux dans les villes de Russie. » BBC Russia, sur la base des données budgétaires et des appels d’offres publiés, considère que plus d’un milliard de roubles (environ 14 millions d’euros) devraient être dépensés par les villes hôtes de la Coupe du monde pour la capture, […]

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Elsa Régnier

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Volgograd : Tu ne mordras point les footballeurs et les supporteurs

Volgograd s’apprête à accueillir la Coupe du monde de football. Pour éviter que les footballeurs et les touristes ne soient attaqués par des nuées de moucherons, qui, chaque année, dévorent sans merci la population locale, les autorités ont même décidé d’influer sur la nature.

29 mars 2018
Opinions

La Coupe du monde pour oublier les Jeux Olympiques

Au lendemain de la clôture des Jeux olympiques (JO) d’hiver en Corée et à trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle en Russie, le 18 mars, la Coupe du monde de football paraît encore loin. Elle aura toutefois une importance particulière pour l’image du sport russe. Accueillie par la Fédération de Russie, du 14 juin au 15 juillet 2018, la 21e édition de la Coupe du monde de la FIFA se déroulera dans plus d’une dizaine de villes de la Russie européenne et placera le pays sous les yeux des médias internationaux pour plusieurs semaines au moment même où le sport de haut niveau russe affronte une crise d’image. Cyrille Bret est géopoliticien et philosophe, il enseigne à Sciences Po Paris et dirige le site eurasiaprospective.net La Coupe du monde 2018 aura des enjeux particulièrement importants pour la Russie : la compétition ouvre au pays une fenêtre d’opportunité unique pour modifier son image et procéder à une opération de Nation (re-)branding. La Russie voudra-t-elle saisir cette opportunité pour redorer son blason sportif ? Il s’agirait pour elle de l’issue heureuse d’un drame en trois actes. 1.1er acte : le bilan mitigé des JO de Sotchi en 2014 La 23e édition des JO d’hiver a été conçue comme une manifestation de prestige pour le sport en Russie. Elle s’est toutefois soldée par un bilan en demi-teinte. Sur le plan sportif, du moins dans un premier temps, le succès a été éclatant : avec 33 médailles à l’issue de la compétition (dont 11 d’or), la Russie se classe au premier rang du tableau des médailles, loin devant la Norvège. Il s’agit pour le mouvement sportif russe d’un net progrès par rapport aux JO d’hiver de Vancouver où la Russie avait réalisé une contre-performance historique avec une 11e place. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

26 février 2018
Société

Coupe du monde : les supporteurs français rêvent déjà de la Russie

À quatre mois du début de la Coupe du monde de football, plus de 17 000 supporteurs français se préparent à venir en Russie. Un pays qu’ils connaissent peu mais qu’ils ont hâte de découvrir. « Moscou, je ne l’ai jamais vue qu’à la télévision. Et je ne connais pas du tout Kazan et Ekaterinbourg. » Didier Baudry, jeune retraité âgé de 56 ans, fait partie des 17 300 supporteurs français qui ont déjà commandé un billet pour assister à l’ensemble des matches de la Coupe du monde. Comme la plupart des membres du groupe Irrésistibles Français, il ne s’est jamais rendu en Russie. L’été prochain, il découvrira, pour la première fois, la place Rouge et le Kremlin. Ce saut dans l’inconnu ne l’effraie pas : « On va bien se documenter, comme d’habitude. » Avec son association, ils vont être 250 à se rendre en Russie pour encourager l’Équipe de France (EDF), qui affronte l’Australie à Kazan (le 16 juin), le Pérou à Ekaterinbourg (le 21), et le Danemark à Moscou (le 26). […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

12 février 2018