Vol 703 : le cauchemar sous la neige

La Russie est en deuil : le crash de l’avion An-148 survenu le 11 février a fait 71 morts, dont trois enfants. Le président Vladimir Poutine a annulé sa visite de travail prévue à Sotchi ce lundi, les grandes chaînes de télévision leurs émissions de divertissement, et les autorités de Moscou le festival de la Maslenitsa, ancienne fête slave célébrant la fin de l’hiver. La Russie reçoit des messages de condoléances des quatre coins du monde, y compris d’Ukraine et de Lituanie, pays avec lesquels elle entretient habituellement les plus mauvais rapports. Si les deux boîtes noires ont été retrouvées, on ne peut, pour l’heure, qu’émettre des hypothèses sur les causes de la tragédie.

« Saratov-703, répondez ! Saratov, répondez, 703, correct ? Moscou ne cesse de vous appeler… » : le contrôleur aérien de l’aéroport moscovite de Domodedovo, d’où a décollé à 14h22, soit quelques minutes plus tôt et conformément à l’horaire, l’An-148 de la compagnie aérienne Saratov Airlines, est le premier à craindre le pire lorsqu’il ne reçoit plus aucune réponse du pilote, qui doit emmener ses passagers à Orsk, dans la région d’Orenbourg. Deux minutes plus tard, il demande aux équipages d’autres avions volant à proximité d’inspecter depuis le ciel le lieu du crash éventuel de l’appareil. Comme on l’apprendra par la suite, ce dernier aura au total volé 2 minutes et 11 secondes…

Une neige sanglante

Près de 1 000 personnes et 190 véhicules ont participé aux opérations de secours et la zone de recherche a été divisée en 29 secteurs. […]

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Boris Iounanov