Natalia Kouznetsova. Crédits : VK

Natalia Kouznetsova, la femme la plus forte du monde

La Russe Natalia Kouznetsova est la femme la plus musclée de la planète. Difficile d’imaginer qu’à une époque, elle pesait en tout et pour tout 39 kg. Surnommée « la Russe de fer », « Madame Acier » ou encore « la copine de Hulk », la culturiste de 26 ans a des fan-clubs aux quatre coins du monde.Natalia Kouznetsova est plus connue en Occident qu’en Russie. La plupart des commentaires publiés sur son compte Instagram sont d’ailleurs en anglais. La bodybuildeuse est championne du monde, d’Europe et d’Eurasie de développé couché et de soulevé de terre, et championne du monde d’armlifting. Capable de faire un développé couché avec 175 kg et un soulevé de terre avec 250 kg ainsi que de s’accroupir en portant une barre de 280 kg, la Russe est considérée comme la femme la plus forte du monde.« Les étrangers ont un tout autre rapport aux sportifs, commente la culturiste en souriant. Ils m’accueillent toujours chaleureusement et leurs réactions sont très enthousiastes. J’aime concourir à l’étranger : je n’y reçois que des compliments et des cadeaux ! Les commentaires méchants sous mes photos sont surtout écrits par des Russes. Peut-être qu’ils s’énervent parce que la vie est stressante dans notre pays ? Avant, ils écrivaient des insanités sur les palissades et dans les ascenseurs ; aujourd’hui, ils évacuent la pression sur internet. »

« Nous sommes dans une prison, tout de même »

Toutefois, la « Russe de fer » compte également des fans en Russie. Si beaucoup des réactions qu’elle suscite sur internet sont effectivement négatives, personne n’a encore osé l’insulter « dans la vraie vie ». « Les gens dans la rue me regardent comme une extra-terrestre, explique Natalia. En hiver, avec mon manteau, je passe relativement inaperçue. Mais en été, les automobilistes ralentissent, klaxonnent, sifflent, proposent de me déposer quelque part… Je reçois constamment des demandes de selfies. Récemment, à Sotchi, un tel attroupement s’est formé autour de moi que je ne savais plus comment m’en extirper. »Lors d’une des dernières expositions sportives organisées à Moscou, Natalia a, plusieurs heures durant, signé des autographes et pris des photos avec ses fans : « J’étais aussi épuisée qu’après un entraînement intensif : j’ai dû poser devant l’objectif, contracter mes muscles... » Certains visiteurs avaient même apporté un mètre pour s’assurer de l’exactitude de ses mensurations – biceps : 48 cm, quadriceps : 74 cm, poitrine : 127 cm.Natalia est diplômée de l’Académie d’État de culture physique de Moscou mais, pour l’heure, elle ne souhaite pas devenir entraîneuse. Expositions, séminaires et séances d’entraînement ouvertes constituent l’essentiel de ses revenus. Elle rend également volontiers service, « par amitié ». Ainsi, avec son mari Vladislav, entraîneur de lutte libre, elle a organisé une master class pour les détenus d’une colonie pénitentiaire à régime sévère dans la région de Tcheliabinsk. Ce centre de détention est considéré comme l’un des plus sportifs du Sud de l’Oural. Sa salle d’entraînement moderne accueille des compétitions de bras de fer et de kettlebell.

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KommersantTraduit par Maïlis Destrée

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