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Avant-garde russe : passion et liberté

Qu’est-ce que l’architecture de la première période soviétique a de remarquable, et pourquoi les architectes occidentaux de l’époque faisaient-ils le pèlerinage jusqu’en URSS ? Récit à la première personne d’Alexandra Selivanova, directrice du Centre d’avant-garde à Moscou.

Alexandra Selivanova
Alexandra Selivanova. Crédits : Olga Alekseenko/FB

L’explosion de la révolution d’Octobre 1917 a touché tous les domaines de l’art en Russie et a représenté un tournant dans l’histoire du monde. Des artistes et des architectes se sont vu confier des projets d’une ampleur gigantesque. Sont arrivés dans l’art des gens qui n’avaient pas de formation spécialisée mais étaient des passionnés et des intrépides. Et cette passion et cette liberté qui étaient les leurs se voyaient décuplées par l’idée que l’URSS était le premier pays du monde à construire une nouvelle société et une nouvelle culture. Rapidement, grâce à leur travail, l’art de l’avant-garde soviétique est devenu une référence, déterminant absolument tout ce qui se faisait dans le monde à l’époque. En fait, même aujourd’hui, un siècle plus tard, les idées, visions et découvertes de l’avant-garde n’ont toujours pas été étudiées dans leur pleine mesure.

De nombreux architectes occidentaux sont venus travailler en URSS

Au début des années 1920, l’URSS a construit à une échelle sans précédent : on érigeait partout des usines, des logements pour les ouvriers et toute l’infrastructure qui allait avec. Et, dans ce contexte, les architectes soviétiques avaient véritablement carte blanche ; ils disposaient de possibilités sans comparaison avec celles, bien plus modestes, de leurs confrères occidentaux à la même époque. Rien d’étonnant, donc, à ce que ces derniers soient massivement venus travailler en URSS. Ils avaient ici l’opportunité de réaliser leurs idées à l’échelle de villes entières, de tout un pays.

L'immeuble du Centrosoyouz à Moscou. Crédits : DR
L’immeuble du Centrosoyouz à Moscou. Crédits : DR

Ce n’est pas un hasard si la première grande commande publique de Le Corbusier, l’immeuble du Centrosoyouz, a été réalisée à Moscou. Des brigades d’architectes néerlandais et allemands ont bâti en Union soviétique des villes – Orsk, Novokouznetsk, Magnitogorsk, Kemerovo, Tcheliabinsk, Makeïevka – et des complexes immenses de nouveaux quartiers : Avtostroï à Gorki (Nijni Novgorod), les nouveaux quartiers de Nijni Taguil, etc. L’équipe d’Ernst May, ancien architecte principal de Francfort, a notamment réalisé des ensembles de logements à Magnitogorsk, Stalinsk (actuelle Kouznetsk), Leninsk, Prokopievsk, Stalingrad (actuelle Volgograd) et dans plusieurs villes de Sibérie.

La nouvelle architecture devait créer la société nouvelle

Ces architectes soviétiques et occidentaux ont mis au point et développé un style novateur, baptisé fonctionnalisme en Occident, et, en URSS, constructivisme, pour l’école de l’OSA (le Syndicat des architectes contemporains, qui réunissait notamment Moïsseï Ginzbourg, les frères Vesnine et Ivan Leonidov), et rationalisme, pour celle de l’ASNOVA (Association des nouveaux architectes ; Nikolaï Ladovski et Vladimir Krinsky).

Maison-atelier de Constantin Melnikov à Moscou. Crédits : Rusina Shikhatova
Maison-atelier de Constantin Melnikov à Moscou. Crédits : Rusina Shikhatova

Par leurs constructions, ces architectes voulaient aussi faire la démonstration des possibilités qu’offraient les nouveaux matériaux et les nouvelles technologies.

Moïsseï Ginzbourg, devenu un des pères fondateurs du constructivisme dans l’URSS après avoir étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Paris et à l’École d’architecture de Toulouse, disait : « L’aéroplane est un objet magnifique en soi, mais si on lui accroche des décorations, il ne peut plus s’envoler. L’architecture doit être construite comme un aéroplane : il ne doit y avoir en elle rien de superflu, et alors, elle sera magnifique en soi. »

Les architectes soviétiques aspiraient à créer une société nouvelle, dont les membres pourraient se passer de la propriété privée.

Ils ont notamment inventé l’usine-cuisine, qui devait libérer la femme soviétique de l’« esclavage domestique ».

On a vu naître aussi les immeubles-communes – ou maisons collectives -, basés sur l’idée du phalanstère de Charles Fourier, au sein desquels les habitants devaient passer le plus de temps possible ensemble. Sont également apparus des clubs d’un nouveau genre, qui proposaient désormais aux ouvriers des programmes éducatifs, et plus seulement récréatifs. Et les édifices porteurs de ces idées nouvelles, à leur tour, ont inspiré massivement d’autres architectes.

La maison-commune de Gogolevski bulvar (détail). Crédits : Fedor Andreev
La maison-commune de Gogolevski bulvar (détail). Crédits : Fedor Andreev

Au début des années 1920, les architectes ont eu la possibilité inédite, unique, de communiquer directement avec ceux qui devaient vivre et travailler dans leurs constructions. C’est notamment ainsi que fonctionnait Constantin Melnikov, auteur d’édifices moscovites aussi remarquables que le Garage du Gosplan, le club de l’usine Kaoutchouk ou sa propre maison-atelier. L’architecte, fort de sa reconnaissance mondiale, était demandé dans tout le pays. Partout en Russie, des collectifs d’usine lui commandaient des clubs ouvriers, les syndicats lui indiquaient la superficie et la capacité désirées de leur future salle de spectacle – et l’architecte leur proposait un projet adapté. Et le pouvoir ne se mêlait absolument pas de ces échanges.

Maquette de la maison-atelier de Constantin Melnikov. Crédits: Rusina Shikhatova
Maquette de la maison-atelier de Constantin Melnikov. Crédits: Rusina Shikhatova

Lénine lui-même ne se mêlait pas de création architecturale par principe – il ressort clairement de ses mémoires que ses goûts personnels en matière d’art et de culture étaient très traditionnels, mais il ne voulait les imposer à personne.

« Les architectes ont assumé la mission de construire la vie »

Les architectes soviétiques ont proposé à leurs compatriotes un nouveau mode de vie, qui réduisait au minimum l’espace privé et élargissait au maximum les espaces communs. L’éducation des enfants, le repas, le loisir – tout cela devait devenir une affaire commune, un travail commun. Les architectes d’alors ont assumé la mission de construire la vie. Mais personne n’était forcé de vivre dans ces nouvelles communes : dans les années 1920, tout le pays habitait des baraquements et des appartements communautaires. Ces expériences concernaient relativement peu de gens, et la population était heureuse d’investir les nouvelles constructions. Pourtant, les habitants ont dédaigné les règles de vie élaborées par les architectes. Ils ne voulaient pas manger dans les cantines communes ni envoyer leurs enfants dans les crèches collectives. Les gens apportaient des réchauds dans leurs appartements privés de cuisine pour ne pas préparer leurs repas dans les espaces communs dédiés – provoquant régulièrement des incendies, d’ailleurs… En un mot, ces innovations n’ont pas toujours plu aux citoyens soviétiques. Mais c’est au pouvoir que les immeubles-communes ont le plus fortement déplu.

A l'intérieur de la maison du Narkomfin de Moïsseï Ginzbourg. Crédits : Rusina Shikhatova
A l’intérieur de la maison du Narkomfin de Moïsseï Ginzbourg. Crédits : Rusina Shikhatova

Les célèbres immeubles collectifs moscovites – le Narkomfin de Moïsseï Ginzbourg sur Novinski bulvar, l’immeuble conçu par son équipe sur Gogolevski bulvar et le bâtiment de Gueorgui Volfenzon et Samuil Ayzikovich, rue Lestev – n’ont fonctionné selon le régime conçu par leurs auteurs qu’une dizaine d’années au plus. Les habitants se sont peu à peu isolés les uns des autres, laissant les espaces communs à l’abandon.

Les usines-cuisines, elles aussi, ont échoué à conquérir le coeur du peuple. Malgré tout le talent de leur conception, qui visait à libérer le citoyen soviétique de la préparation des repas quotidiens, les usines produisaient une nourriture de qualité médiocre – ce dont témoignent de nombreux mémoires littéraires. La linguiste Irina Loupanova écrivait ainsi, au début des années 1930 : « Les repas à la maison sont devenus une rareté. Vu le manque de produits alimentaires de base, nous nous « raccrochons » à la cantine. Elle est installée dans la cathédrale, sur la place centrale. L’aspect du lieu est lugubre, et la nourriture est à l’avenant : tous les jours, chtchi de chou fermenté des plus louches sans la moindre trace de viande et galettes de nouilles.»

À l'intérieur de la maison du Narkomfin de Moïsseï Ginzbourg. Crédits : Rusina Shikhatova
À l’intérieur de la maison du Narkomfin de Moïsseï Ginzbourg. Crédits : Rusina Shikhatova

Le voyageur américain Harry Frank, dans son livre Un vagabond au pays des Soviets (A Vagabond in Sovietland), paru à New York en 1935, rapporte l’épisode suivant :

« Peu de gens mangeaient dans la salle arrière du restaurant pour ouvriers spacieux, très aéré, doté de grandes baies vitrées. Une maman à l’air de paysanne, avec un enfant d’un an sur les genoux, après avoir goûté la soupe que le petit avait refusé de manger, a fait la grimace : Pouah, que c’est aigre, a-t-elle dit à l’un de nos traducteurs, et dire que je travaille toute la journée pour cette soupe… »

Le Corbusier n’était pas satisfait

Les projets des architectes d’avant-garde étaient souvent en avance sur leur temps. Il suffit de se rappeler les géniaux espaces transformables de Melnikov et leurs cloisons mobiles – mais la technique ne permettait pas, à l’époque, de réaliser de telles conceptions. Le Corbusier aussi a échoué à réaliser son invention. Les ingénieurs chargés de la construction de l’immeuble du Centrosoyouz n’ont pas été capables de créer le système de chauffage et de ventilation imaginé par l’architecte à partir de la grande façade transparente, qui prévoyait une circulation d’air chaud, l’hiver, entre les deux couches de vitres. Les ingénieurs, annonçant à l’architecte que son projet n’était pas adapté au climat moscovite, n’ont même pas tenté de faire exister ses audacieuses idées. Le Corbusier a été tellement déçu de l’immeuble fini qu’il en a refusé la paternité.

Le foyer de l'institut des professeurs rouges à Moscou. Crédits : Rusina Shikhatova
Le foyer de l’institut des professeurs rouges à Moscou. Crédits : Rusina Shikhatova

Staline n’a pas apprécié

À la fin des années 1920, Staline, comprenant que les architectes s’occupaient de créer la société nouvelle hors de son autorité, n’a pas apprécié. Dès le début des années 1930, il a annoncé que c’était au Parti de déterminer comment devaient vivre les gens, et non à une poignée d’architectes – et que ces derniers devaient se contenter d’illustrer les idées que leur dictait l’institution suprême. L’architecture devait devenir un instrument de propagande du PCUS – et elle l’est devenue. En 1930, Staline publie un décret sur l’organisation du nouveau mode de vie, qui affirme que la société soviétique n’a pas besoin d’immeubles-communes.

Les bureaux du journal Izvestia de Grigori Barkhine. Crédits : Fedor Andreev
Les bureaux du journal Izvestia de Grigori Barkhine. Crédits : Fedor Andreev

Staline n’aimait pas non plus les grandes façades fonctionnelles ascétiques – il rêvait de palais. Dès lors, le pouvoir s’est attaché à persuader les citoyens soviétiques qu’un bon édifice était un édifice élégant, beau. Et la communication directe entre l’architecte et le commanditaire est devenue impossible. Lazare Kaganovitch, membre du bureau politique du parti communiste d’URSS, choisissait personnellement les projets et expliquait aux architectes comment décorer les bâtiments. On a rapidement assisté à un renouvellement des élites architecturales, et de nombreux maîtres, comme Constantin Melnikov ou Ivan Leonidov, ont quitté le devant de la scène, privés, en pratique, de toute possibilité de travailler.

Staline lance en 1931 un concours pour la construction dans le centre de Moscou d’un Palais des Soviets, dont il choisit personnellement le vainqueur en 1932. Il s’agit de l’architecte Boris Iofane. Le palais devait devenir le bâtiment le plus élevé du monde – avec une hauteur de 420 mètres – et être visible jusqu’à 35 kilomètres à la ronde. Mais le chantier s’est arrêté avec l’entrée de l’URSS dans la Seconde Guerre mondiale, en 1941. En 1960, une piscine découverte a été installée sur les fondations et, dans les années 1990, on y a reconstruit à l’identique l’ancienne Cathédrale du Christ-Sauveur, rasée en 1931 pour laisser place au Palais des Soviets.
Le seul élément réalisé du projet de Palais des Soviets est une station essence, qui se trouve toujours rue Volkhonka, entre les numéros 14 et 16.

« À Ekaterinbourg, le constructivisme est devenu la marque de fabrique de la ville »

En Russie, peu d’édifices obtiennent le statut de monuments historiques, alors que des dizaines le perdent. Il y a eu une période, à Moscou – au début des années 2000 -, où toutes les cités ouvrières, villages et clubs d’usine constructivistes ont été placés sous la protection de l’État – mais aujourd’hui, très peu le sont effectivement. De nombreux monuments de l’architecture d’avant-garde sont malheureusement dans un état lamentable – certains bâtiments du centre de la capitale sont quasiment en ruine, comme le dortoir étudiant de l’université linguistique Maurice Thorez conçu par l’architecte Dankman, rue Marosseïka, ou le foyer de l’Institut des professeurs rouges de l’architecte Roukhliadev, sur la rue Bolchaïa Pirogovskaïa.

Le dortoir étudiant rue Marosseïka à Moscou. Crédits : Fedor Andreev
Le dortoir étudiant rue Marosseïka à Moscou. Crédits : Fedor Andreev

Même des édifices dessinés par des architectes de premier rang et bénéficiant du statut de monuments d’architecture se trouvent dans un état précaire. C’est le cas du palais de la culture La faucille et le marteau de l’architecte Milinis, à Moscou, qui se trouve dans un état d’abandon et continue de se détériorer. L’état de la maison-atelier de Melnikov, dans le quartier moscovite de l’Arbat, n’est pas plus enviable : la restauration prévue n’a toujours pas été entamée. Toujours à Moscou, la tour de radiodiffusion de l’architecte Choukhov continue elle aussi de rouiller. À Saint-Pétersbourg, la centrale électrique de l’ancienne usine textile Krasnoïé Znamia, dessinée par l’Allemand Erich Mendelsohn, attend toujours d’être restaurée. Et à Magnitogorsk, les cités ouvrières d’Ernst May sont menacées de destruction.

Le foyer de l'institut des professeurs rouges à Moscou. Crédits : Fedor Andreev
Le foyer de l’institut des professeurs rouges à Moscou. Crédits : Fedor Andreev

Moscou ferait bien de prendre exemple sur Ekaterinbourg, où les monuments architecturaux d’avant-garde sont bien mieux conservés. Pourquoi la capitale de l’Oural a-t-elle réussi là où Moscou échoue ? En fait, l’architecture constructiviste est devenue le visage d’Ekaterinbourg. Cette vaste ville-usine n’a pas de Kremlin historique et peu d’architecture ancienne – mais elle possède un riche patrimoine constructiviste, correctement préservé parce que devenu sa marque de fabrique. Ici, nul besoin d’expliquer à quiconque la valeur du bâtiment de la Poste centrale, par exemple – aux yeux des habitants, elle est évidente. À Moscou, on apprécie peut-être, au mieux, la tour Choukhov. Mais aucune des constructions de Melnikov, de Guinzbourg ou des frères Vesnine – tels le Palais de la culture ZIL, le bâtiment du Mostorg sur Krasnaïa Presnia ou le Club des anciens prisonniers politiques sur la rue Povarskaïa, aujourd’hui Maison de l’acteur – ne suscite l’enthousiasme des foules.

Le bâtiment de la Poste centrale à Moscou. Crédits : Fedor Andreev
Le bâtiment de la Poste centrale à Moscou. Crédits : Fedor Andreev

« On fait passer une copie pour une restauration »

Si les autorités moscovites avaient continué de repeindre et protéger régulièrement contre la corrosion la tour Choukhov, dans les années 1970, elle serait bien mieux conservée. Un collectif de militants est parvenu récemment à s’opposer à son démontage, mais la tour n’est toujours pas restaurée.

En Russie, le seul monument des années 1920 à avoir bénéficié d’une restauration conforme aux normes internationales est la bibliothèque d’Alvar Aalto, à Vyborg. Les travaux ont été réalisés par des spécialistes finlandais. Les restaurateurs russes n’ont pas l’expérience suffisante en matière de patrimoine constructiviste – nous manquons de spécialistes de la restauration du béton et des matériaux expérimentaux utilisés à l’époque. En revanche, nous savons faire des copies – comme dans le cas de l’Institut textile conçu par Nikolaïev, rue Ordjonikidze. Cet immeuble-commune de 1929, connu des étudiants en architecture du monde entier, ressemble à un bateau géant avec ses cabines en guise de chambres. En 2013, l’ancien édifice constructiviste a été remplacé aux deux-tiers par un nouveau bâtiment, que l’on fait aujourd’hui passer pour une restauration.

L'Institut textile rue Ordjonikidze, à Moscou. Crédits : Fedor Andreev
L’Institut textile rue Ordjonikidze, à Moscou. Crédits : Fedor Andreev

« Il est difficile de prendre conscience de la valeur des choses récentes »

En Russie, le XXe siècle est une époque que beaucoup voudraient oublier ; elle est associée à une expérience collective et personnelle traumatisante. De fait, on trouve dans notre pays beaucoup plus de défenseurs des anciens domaines aristocratiques et des églises – c’est un patrimoine dont nous sommes fiers ; nous préférons nous identifier aux Russes du XIXe siècle, qui auraient pu habiter ces domaines, plutôt qu’à ceux des années 1920. Cette absence d’intérêt pour le patrimoine du XXe siècle s’exprime aussi dans notre rapport à son architecture. Nous devrions nous éloigner, porter sur ces bâtiments un regard nouveau, comprendre qu’il s’agit de notre patrimoine – très apprécié des spécialistes étrangers, d’ailleurs. Notre problème – à nous, Russes – est que nous continuons de considérer l’avant-garde comme quelque chose de très récent. Et il est difficile de prendre conscience de la valeur des époques récentes ; cela demande des efforts.

Propos recueillis par Rusina Shikhatova

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  1. Super, très bien fait. L’histoire d’une époque et des personnes .Le modernisme n’est pas qu’au far-west!
    Merci et bravo

Les commentaires sont fermés.