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Une Française au milieu des tigres de la taïga

Originaire de Bretagne, Marilia Petite, 30 ans, habite avec ses deux enfants dans le petit village d’Oulounga, en Extrême-Orient russe. Venue de France à bicyclette, elle a expliqué fin 2016 à la revue LES.media pourquoi elle a choisi de vivre dans la taïga.

Marilia Petite nous accueille dans son potager, où elle s’empresse de cueillir les tomates. À côté d’elle, Milan, son fils de deux ans et demi, s’amuse à tourner sur lui-même en baragouinant des mots en français. Saveli, l’aîné âgé de quatre ans et demi, est parti se promener avec sa grand-mère, venue rendre visite à sa fille.

Partie de France avec un ami afin de tourner un film sur les forêts vierges de la planète, Marilia a parcouru la moitié du globe pendant un an et demi avant de décider de rester dans le village d’Oulounga et d’y commencer une nouvelle vie. Là, elle a épousé un Oudéguéï et donné naissance à Milan et Saveli. L’an dernier, son mari Konstantin est décédé lors d’une bagarre due à l’alcool. Depuis, Marilia élève seule ses enfants dans une petite maison de plain-pied, dont les vingt mètres carrés sont occupés par deux lits, une petite table à manger, un poêle, un plan de travail et une étagère où sont posés des livres, des photos et des journaux intimes.

LES : Qu’est-ce qui vous a à ce point séduit ici ?

Marilia Petite : J’ai immédiatement voulu en apprendre davantage sur le mode de vie des habitants de la taïga. J’ai aimé le fait qu’à Krasny Yar, la vie des hommes est intrinsèquement liée à la forêt et à la rivière : ils chassent et pêchent, transportent les touristes. Dès mon arrivée, je n’ai plus eu envie de repartir.

Un des hommes du village m’a plu. Il était chasseur. Je l’ai épousé. Au début, nous vivions sur son terrain, dans la taïga – à 40 km en aval d’Oulounga. Nous y vivions loin de tout et de tous, de la civilisation. Nous étions seuls avec la nature. Nous n’allions au village que rarement, pour faire des courses ou quand c’était vraiment nécessaire.

LES : Comment vous êtes-vous retrouvés à Oulounga ?

M.P. : Un jour, Konstantin et moi avons pris le bateau pour rendre visite à des amis, les Barylniks et leur famille, à Oulounga. J’ai tout de suite ressenti que leur père, Sacha, aujourd’hui décédé, avait insufflé toute son énergie dans cette terre pour y créer un équilibre entre la vie humaine et la nature. L’endroit m’a beaucoup plu et ai proposé à Konstantin de déménager ici, je pensais à nos deux enfants. Ils allaient se plaire ici, se faire des amis et nous leur enseignerions nous-mêmes tout ce qu’il faut savoir. […]

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Traduit par Maïlis Destrée

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