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Moscou fait le ménage dans ses marchroutkas

Le plus exotique des transports en commun russes, la marchroutka, disparaît peu à peu du paysage moscovite. Le 15 août dernier, le département municipal des transports a supprimé 298 des 509 itinéraires qu’empruntaient quotidiennement ces minibus, entraînant la fermeture de plusieurs dizaines de compagnies. Entre nostalgie et soulagement, Le Courrier de Russie fait le point sur le destin de ce taxi du peuple.

Faites passer, s’il vous plaît

« Dix minutes d’angoisse et tu es à la maison » : l’autocollant, collé sur la vitre de l’habitacle du minibus, joue la carte de l’humour. À l’avant, le chauffeur, un Schumacher dans l’âme, écorche la troisième vitesse de son Ducato Diesel rallongé, un téléphone coincé dans le cou, avant de rendre une poignée de pièces aux passagers en passant le bras derrière sa tête. « La monnaie sur 100 roubles, c’pour qui ?! »

À l’arrière, on s’accroche, on râle dans sa barbe à chaque freinage un peu sportif et l’on tape sur l’épaule du voisin de devant pour qu’il fasse passer la monnaie jusqu’au chauffeur.

La marchroutka, c’est la base du transport collectif. Ces minibus, détenus par des compagnies privées, suivent un itinéraire fixe et exigent un paiement en liquide, mais permettent des arrêts « au choix ». « Demander son arrêt À L’AVANCE ! », prévient d’ailleurs un autre autocollant.

La marchroutka est régie par un système financier des plus élémentaires. Chaque chauffeur a un « plan » – soit une somme d’argent à rapporter obligatoirement à l’employeur chaque jour. À Moscou, il oscille entre 10 et 25 mille roubles. Le reste des gains constitue le salaire du conducteur.

Une véritable carotte qui pousse les chauffeurs à travailler toujours plus, […]

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Thomas Gras

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