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« Bye-bye, Natacha ! », ou pourquoi les épouses russes ne sont plus à la mode

Ce texte, paru le 7 juin dernier sur le site de l’édition russe de Cosmopolitan, a provoqué une telle vague d’indignation en Russie, que la rédaction a finalement choisi de le supprimer. Un article sur les femmes russes pour les femmes russes, que Le Courrier de Russie a traduit, accompagné d’une poignée de commentaires de lecteurs.

Parade des mariées à Kalouga, en Russie. Crédits : kaluga-gov.ru
Parade des mariées à Kalouga, en Russie. Crédits : kaluga-gov.ru

Pour la femme russe, le mariage, c’est sacré

Soyons honnêtes : personne n’aime tellement être considéré comme un objet et pas comme un sujet. Mais pour la femme russe, l’homme est précisément un objet : son objectif à elle, c’est de se marier. De parader en robe blanche et d’obtenir le tampon correspondant sur son passeport. L’homme en lui-même ne l’intéresse pas plus que ça, ce qui compte, pour elle, c’est son statut personnel : mariée ou non. Au début des années 2000, quand on a vu débarquer à l’étranger des foules entières de « fiancées russes », les étrangers se sont extasiés : les voilà, les femmes idéales! Des femmes encore capables d’aimer honnêtement et sincèrement ! Des femmes qui pardonnent à celui qu’elles aiment n’importe quel défaut : je t’aime, et basta ! Je t’épouse ! C’était autre chose que les Européennes et autres Américaines féministes, qui exigent d’être certaines des sentiments, de vivre longtemps ensemble avant d’accepter de se marier. Éventuellement. La femme russe n’était pas comme ça. C’était la femme idéale !

Mais peu à peu, il est devenu clair que ce conte de fées était effectivement un conte de fées. La femme russe ne veut pas d’un homme, elle veut le mariage. Plus vite elle devient une «  femme mariée  », mieux c’est – et pour ça, elle est prête à tout. Et dès que les Européens privés de flatterie féminine ont compris ce qui se passait en réalité, les femmes russes ont commencé à passer de mode. Parce que peu d’hommes ont envie de lier leur destin à une femme pour qui ils sont un statut, et pas un être humain. Un mari fictif. Un accès gratuit au tampon et à l’alliance.

La femme russe n’est pas capable de vivre une relation de partenaires

L’homme lui doit toujours quelque chose, pour le simple motif qu’il est un homme. La majorité des femmes russes aiment encore attribuer aux hommes des qualificatifs prédéfinis (« soutien », « protecteur », « forteresse »…) sans demander leur avis, précisément, aux hommes. La façon dont les femmes russes comprennent la notion de «  budget commun  » est un exemple frappant de ces rapports : son argent, c’est son argent, et l’argent de son mari, c’est «  le leur  ». La femme russe est persuadée que ce qu’elle gagne, c’est de l’argent de poche, et que toute la responsabilité financière de la famille repose sur son mari. Et qu’à côté de ça, il doit encore lui payer tous ses gros achats (le fameux manteau de fourrure – un immanquable !).

Mais il n’est pas seulement question d’argent. Il est question de relation de partenaires en général, de rapports d’égalité, que la femme russe nie en bloc. On connaît tous les proverbes du type : L’homme est la tête, et la femme est le cou, Une femme sage sait obtenir ce qu’elle veut, etc. Des rapports francs, ouverts, entre égaux ? Ce n’est pas pour elle. Elle crée l’illusion d’une relation parent-enfant, où le parent est son mari, responsable de tout, et elle, l’enfant sans défense. Soi-disant. En réalité, elle voudrait diriger son mari, mais de façon à ce qu’il n’ait pas idée de ce qui se passe. Les mécanismes de ce jeu grossier se repèrent gros comme une maison, mais les hommes russes s’en satisfont. Les étrangers, eux, pas du tout. Ils considèrent ce comportement comme de la manipulation, et ils ont, bien entendu, parfaitement raison.

 

Photo humoristique d'un mariage à la russe. Crédits : www.tuxboard.com
Photo humoristique d’un mariage à la russe montrant une femme russe sans pitié. Crédits : www.tuxboard.com

La femme russe n’a pas de pitié pour l’homme

Elle est absolument impitoyable. Les femmes russes croient au mythe de leur propre sacrifice, de leur propre capacité à prendre leur mari tel qu’il est. Elles sont les seules à ne pas se débarrasser des maris inutiles : alcooliques, au chômage, tyrans domestiques et même dingues. Elles sont les seules à être prêtes à endurer tout et n’importe quoi, pour sauver leur mariage et au nom de l’amour des débuts. Elle a aimé cet homme autrefois, et maintenant, elle a pitié de lui. Car que deviendrait-il sans elle ? Existe-t-il d’autres femmes au monde prêtes à ça ?

En réalité, ça s’appelle de la dépendance mutuelle. L’homme doit être mauvais pour que la femme puisse être bonne. Il doit être insupportable, pour que tout le monde la plaigne, il doit souffrir pour qu’elle le console, mais en même temps, il doit être le criminel, pour qu’elle soit son juge. En robe blanche. La femme russe se nourrit de ces rapports pathologiques durant des décennies – au lieu de s’occuper à vivre sa propre vie. Ainsi, en réalité, la femme russe ne sauve pas son homme – elle le noie dans la dépendance, afin de pouvoir «  porter sa croix  ». Parce qu’imaginez une seconde qu’il ne soit plus un fardeau – que deviendrait-elle donc ?

En épousant une femme russe, vous épousez toute la famille

L’étranger qui décide de lier son destin à celui d’une femme russe doit comprendre qu’il sera dès lors étroitement lié à toute sa famille. Et en premier lieu, à sa mère. Les blagues russes sur les belles-mères sont une réalité étrangère à l’individu vivant dans un autre paradigme. L’Européen ou l’Américain moyen « quitte le nid » assez tôt, et n’y revient pas. Il voit ses parents, mais vit sa vie. La femme russe, elle, reste la « fille à sa maman » tant qu’elle en a une. Et ça signifie aussi que son mari aura également une maman. Sa maman à elle. Et maman, il faut l’entretenir, même si maman a un mari à elle, censé s’en occuper – sauf que ce mari est probablement la fameuse «  croix  » que maman porte toute sa vie. De la Maman, il faut en prendre soin – eh oui, c’est elle qui va éduquer les petits-enfants. Pas question de prendre une nounou, comme tout le monde : on ne peut laisser les enfants qu’à un proche. Et si le proche en question éduque ton enfant de façon absolument incorrecte, ne songe même pas à protester – c’est maman, quand même !

En plus de la maman, vous avez le papa, les sœurs et les frères, les grand-pères et les grand-mères – la totale, si vous n’avez vraiment pas de chance. Et le mari d’une femme russe n’a généralement pas de chance. Parce que c’est sa famille à elle, mais que c’est désormais lui qui doit en prendre soin. La femme russe, en refilant ses parents à la charge de son mari, veut être aidée, et non aider. Être aidée en tout premier lieu par sa mère qui, dès la naissance du premier petit-enfant, devra renoncer définitivement à toute vie privée.

Course des mariées à Ijevsk. Crédits : http://izhlife.ru/
Course des mariées à Ijevsk. Crédits : www.izhlife.ru

La femme russe est une mère courage

D’autant que pour la femme russe, la maternité est un exploit quotidien. Elle est mère ! Elle a accompli un exploit héroïque ! Le simple fait d’avoir mis un enfant au monde devrait déjà la placer sur un piédestal. Et ce n’est que le début : elle sacrifie dès lors sa vie sur l’autel de la maternité, et exige tous les honneurs. Dans le même temps, elle va protéger jalousement l’enfant de son père : un enfant a besoin de sa mère ! L’idée même de «  congé parental  » pour le père la répugne. C’est impensable ! Elle seule peut arrêter de travailler pour s’occuper de son enfant – en l’occurrence, jusqu’à la fin de l’école primaire. Entre temps, d’ailleurs, elle peut accoucher du deuxième – histoire de prolonger le congé pour encore dix ans de plus.

Les pères d’aujourd’hui veulent participer à l’éducation des enfants. Ils ne craignent ni les nuits sans sommeil, ni les couches sales, ni les maladies enfantines, ni les premières bagarres des bacs à sable. « Papa peut y arriver aussi ! » : c’est un fait que la femme russe s’efforce d’ignorer. Pire, elle refuse de comprendre que papa non seulement peut, mais veut. Un papa contemporain, élevé hors des frontières de la Russie, veut souvent être un parent à part entière et refuse de se contenter du rôle de donneur de sperme et de soutien matériel de la famille. Mais la femme russe ne le permet pas : la maternité, pour elle, est la seule possibilité de se réaliser. Elle la qualifie, très sérieusement, de «  vocation première de la femme  », et l’homme en est exclu. En Russie, il y a la maternité, mais la paternité n’existe pas. Il n’y a que des pères absents (souvent «  alors qu’il est en vie!  » – et à qui la faute, hein ?!). La femme russe ne laisse pas son mari être parent, parce que le pouvoir sur l’enfant est le seul auquel elle ait accès. Elle ne sait pas se réaliser autrement, parce qu’elle n’a pas envie de savoir. Ainsi, l’homme qui se choisit une épouse russe doit se préparer à l’idée que ses enfants ne seront pas tout à fait les siens. Ils seront exclusivement les enfants de leur mère. Et il est parfaitement naturel que les hommes contemporains refusent catégoriquement cet état de choses – à moins qu’ils ne soient russes, évidemment.

La femme russe ne sait pas être heureuse

Et c’est ça, le plus important. Pour la femme russe, le bonheur n’est pas un état, mais un but. Un but qu’elle n’atteint jamais, parce que, par définition, le bonheur ne peut pas être un but. C’est un processus, pas un résultat. Mais tout est différent pour la femme russe : « Si le chameau a deux bosses, c’est que la vie est un combat ». Il faut en permanence qu’elle fasse des sacrifices. « Il faut souffrir pour être belle », « Un couple, c’est du travail », « Être mère est un travail dur, mais honorable », « Une femme, ça doit… » La femme russe veut se faire passer pour un chaton, mais c’est un fauve : à la moindre contrariété, elle sort les griffes pour se défendre contre ce monde cruel et sans pitié. Et on ne peut pas dire que ce soit de sa faute : l’existence détermine la conscience.

En revanche, on peut affirmer avec certitude que la femme russe ne veut rien changer. Elle ne sait pas, et surtout ne veut pas travailler sur elle, refuse de reconnaître l’existence de ses problèmes et de réfléchir sérieusement aux causes et aux conséquences. Ce qu’elle veut, c’est lire des livres sur le thème « Comment épouser un étranger et être heureuse ? », où il est écrit en toutes lettres : ruse et manipule, domine et humilie. C’est-à-dire, surtout ne change rien en toi, continue de faire ce que tu sais faire.

Et vous savez ce qui est le plus étonnant ? Avec tout ça, les femmes russes sont convaincues d’être les meilleures en tout : les plus belles femmes du monde et les meilleures épouses, et que les frontières de la Russie sont assaillies de foules d’étrangers prêts à dégainer les alliances. Et elles n’en reviennent pas quand elles s’aperçoivent que les étrangères «  pas finies  » – pas belles, négligées, osant réclamer l’égalité – ont désormais plus de succès qu’elles, les femmes russes idéales. Mais comment est-ce possible ?!

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Commentaires des lecteurs russes

L’article a provoqué de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Voici quelques-uns des plus caractéristiques, recueillis sur le portail Livejournal

« C’est de la russophobie à l’état pur. Sachant qu’on ne parle que des femmes russes. Comme si les Ukrainiennes, les Biélorusses et les Tatares ne s’étaient pas trouvé massivement des maris étrangers dans les années 1990. Voudrait-on nous faire croire que c’est par amour que les Philippines et les Thaïlandaises, à la mode en ce moment, se précipitent pour épouser des étrangers  ? Et qu’elles et leurs familles ne sont pas totalement dépendantes d’eux financièrement ensuite  ? Ou bien que les Japonaises n’arrêtent plus de travailler dès après le mariage, et que leur époux n’est plus leur maître  ? Et les Indiennes et Orientales, est-ce qu’elles ne regardent pas le portefeuille d’un homme avant de l’épouser  ? Et bien sûr, les Européennes ne veulent pas épouser un homme aisé  ?… Ha, ha, ha  ! Laissez-moi rire. »

Ximera

« Mais c’est la vérité, ça saute aux yeux  ! J’ai travaillé un moment dans une agence matrimoniale. Et la majorité des demoiselles avides de se dégoter un étranger correspondent trait pour trait à cette description. »

ezhik2007 

« Vu la verve avec laquelle l’article a été écrit, l’auteur est une femme. Une femme qui a rompu avec ses parents bâtards, pris un faux nom et fait semblant de ne pas comprendre le russe. Une femme qui idéalise l’union libre, le recours à une mère porteuse pour accoucher de son héritier et le congé parental pour le pauvre père qui, manifestement, devra nourrir lui-même son enfant au sein jusqu’à 24 mois. Car elle, elle a bien mieux à faire  : travailler sur elle, voyager, développer les talents qu’elle n’a pas. »

cambria_1919

« L’article est abject, mais il contient une part de vérité, je ne vais pas le nier. Pourtant, il ne faut pas généraliser. Des femmes comme ça, il y en a, et pas mal – mais ce n’est pas la majorité. Et généralement, ce sont justement elles qui ne sont pas mariées. Je reproche souvent à mes amies célibataires de refuser de grandir avec leur homme. Vous savez ce qu’elles me répondent ? « C’est ça, je vais grandir avec lui, surmonter toutes les difficultés de l’existence, et dans 15 ans, il me remplacera par une petite jeune »… Ce qui est aussi en partie vrai, et nous le devons à nos hommes russes, qui ne sont souvent, vis-à-vis des femmes, pas moins dans un rapport de consommation. »

Tatiana Pechkova

« Et alors, ce texte, c’est la vérité – en quoi la vérité serait-elle insultante ? Vous n’avez qu’à lire nos bloggeurs pour bonnes femmes, qui entrent régulièrement au top-10 des articles les plus lus pour des publications du type « Si un homme ne gagne pas deux cent mille par mois minimum, ce n’est pas un homme, et je n’en veux pas » et les tonnes de commentaires qui suivent, rédigés par des tas de pintades qui pensent réellement que le fait d’avoir un trou et deux mamelles fait d’elles des déesses et que les hommes leur doivent tout. »

pan_terra28

« Oh non, les croûtons de 70 ans gras et chauves de l’Ohio ont commencé de se rendre compte que leurs petites épouses de 25 ans à grosse poitrine étaient intéressées ? Et merde, nous sommes toutes démasquées ! Plus sérieusement, l’article laisse tout de même entendre à plusieurs reprises que l’homme russe fait la paire avec la femme russe ici décrite. Lui aussi se contente parfaitement de se cacher derrière le dos de sa femme et de ne surtout rien décider, d’être un père formel, qui ne sait même pas dans quelle classe est son enfant, de fuir ce monde cruel dans le garage et de s’y bourrer la gueule, en accusant Madame de tous ses maux. Retire-lui ce « paradigme » : et il sera totalement perdu. »

arch_i_cat

Julia Breen

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  1. Tout est vrai et tout est faux. Il n’y a pas LA femme russe, il y a DES femmes russes chacune avec sa culture, son expérience de vie, son âge et ses problèmes et si l’on parle des lieux virtuels de rencontre il y a des centaines de femmes russes qui comme toutes les occidentales ont eu des mariages ratés pour tout un tas de raisons l’une étant souvent,c’est vrai ,l’alcoolisme.par exemple.. Il n’y a pas de paradigme, une fille de 20 ans ne raisonne pas comme une femme de 30 et encore moins de 50 et il y a beaucoup de femmes russes qui en ont assez de la solitude et aimeraient bien trouver un compagnon de vie et pas seulement un nom sur un acte de mariage. Cet article est scandaleux parce qu’il temps à faire croire que toute femme russe (ou de l’Est en général) est ce qu’on appelle une « gold-digger ». cherchant un « sugar daddy ». Il y en a c’est vrai et plein aussi en Occident qu’est ce que vous croyez….nice boobs, sexy booty and pretty face et elles croient que ça suffit. Mais manque de chance la concurrence est de plus en plus dure..en France par exemple il y a plein de belles femmes comme en Russie..et alors..Il y a aussi plein d’idiots naifs qui y croient mais ce n’est pas la majorité loin de là. J’ai vécu dans pas mal de pays et c’est partout pareil.Et je connais aussi plein de femmes russes qui sont pour leur mari des compagnes exceptionnelles tenant droit à côté d’eux quand souffle la tempête. Et c’est vrai que en Russie, en Ukraine, en Serbie, Arménie etc…le sens de la famille existe encore de même qu’un minimum de valeurs spirituelles.Et c’est vrai que la plupart de ces valeurs l’Occident est en train de les perdre. Il suffit de voir la théorie du genre que des imbéciles, femmes en général, veulent imposer dans les écoles en France. Bientôt on pourra si ça continue épouser son chien ou son chat. Je ne suis plus jeune et je songe à épouser une femme russe car j’en connais des sensationnelles avec des défauts bien sûr mais j’en ai et qui n’en a pas?

  2. Très article très comique et caricutural, probablement écrit, un soir de cuite aiguë, par un borgne ivrogne n’ayant jamais vécu en Russie et ni vu une femme russe… L’auteur de l’article a-t-il lui-même déjà vécu avec une femme ? J ‘en doute.

    J’attends maintenant le pendant de cet article délirant sur les femmes européennes, sur les hommes russes et sur les hommes européens. Aurons-nous droit aux mêmes caricatures grotesques ? Comment Cosmopolitan a-t-il pu avoir l’audace de publier un article aussi injurieux et désobligeant pour son lectorat ? Propagande, misogynie ou méconnaissance des réalités ?

  3. De la propagande atlantiste anti-russe. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur la gente féminine américaine. Non pas des femmes, ici et ailleurs, que le transhumanisme veut remplacer, mais qui ne remplacera jamais l’amour d’une mère pour son enfant.

  4. Ici en Amérique , on ne se marie plus. Non, les hommes se découragent de constater que cela coute trop cher à faire vivre une femme comme ses amies, ses voisines la belle-mère …, Un fardeau qui fait peur.

    Ce sont les conséquences liés à l’atavisme.
    Un poète romain a écrit: Nos pères étaient plus faibles que nos aieux; nous sommes plus faibles que nos pères et nos enfants seront plus faibles que nous; et avec la même vérité , au point de vue moral; nos pères étaient moins vertueux que nos aieux, nous sommes moins vertueux que nos pères et nos enfants seront encore moins vertueux que nous.

    Découragé après avoir lu votre texte, sachant qu’il y a plus de femmes que d’hommes en Russie, je ne saurais recommandé une super femme Russe à un ami, qu’après avoir eu la certification , signée de la main de Vladimir Poutine.

  5. Si t’es un loser, ne te marie surtout pas avec une femme russe, tu va te faire dévorer tout cru!
    Une femme russe (ou une femme en général), ca se mérite! Rien n’est jamais acquis dans la vie. Epouse ta sœur si tu n’aime pas les challenges!

  6. Si les femmes russes en sont la c est aussi les hommes qui dans la majorite boivent et fument .je suis francais et j ai trzvaille en russie .j ai fait rencontre 2 celibataires sui ont emouse 2 femmes russes et qui vivent en France avec enfants .c est le bonheur .mais effectivrment j ai pu constate que les russes sont oportunistes .ils profitent de l instant et apres see you . Mais connaissez vous une femme qui va suivre un clochard ? Elle cherche protection et ca c est humain .

  7. Je ne pense pas que l’article se veuille une étude comportementale scientifique.
    C’est donc une caricature dont les traits sont un peu forcés, mais qui existent réellement, bien sur pas tous les traits chez toutes les femmes russes!
    Mais ont ne peut nier que la femme russe a en général une vue de la relation de couple très différente de celle qu’ont la plupart des pays européens, en particulier la France.
    Après les considérations matérielles sont importantes, mais rappelons que dans les contes de fées, le prince peut épouser la bergère, mais on a jamais vu une princesse épouser un berger…

  8. Ce n’est pas de la « russophobie » mais encore une fois de la ségrégation ! Que savez-vous des hommes Russes et de leur comportement vis à vis des femmes. On m’a appris qu’il n’y avait jamais de fumée sans feu…Alors plutôt que de pondre des allégations aussi débiles, vous feriez bien mieux d’aller voir sur place comment vit la société Russe, et quel rôle a la femme dans ce système…On n’en sort pas…21ème siècle et encore et toujours jugées, grugées… C’est petit, c’est minable.

  9. Parmi les lecteurs, combien y-en-a-t-il qui vivent en immersion dans la société russe ? Par les commentaires que je lis, bien peu ! Ma femme est russe, C’est une âme merveilleuse et pure, un être rare, sachant aimer, écouter; donner et respecter ceux qui l’entourent… Sachez accéder à l’intérieur des choses et des êtres. Les belles âmes ne manquent pas en Russie !

  10. Article très intéressant; excessif sans doute, mais il faut faire la part des choses; ils sont pénibles ces esprits chagrins qui s’indignent à la première remarque un peu critique, et qui sont tout à fait dépourvus d’humour! pour leur complaire faudrait il pratiquer une censure systématique? si oui, qu’ils aillent vivre dans les pays non démocratiques ( il n’en manque pas), ils seront servis!

  11. Essayons de retrouver le bon goût, de ce que fut la civilisation européenne en évitant la tendance mercantiliste « moche is beautiful » qui hélas, une fois de plus, n’épargne pas la femme.

  12. Bonjour – je vis en Rhone-Alpes, je suis marie a une femme russe d’une grande ville de Siberie, qui est venue avec sa fille de 13 ans et qui suit le college ici et en en Siberie.
    Une relation qui connais des hauts et des bas …car elle n’a jamais vecu a l’etranger ou parle d’autres langues que le russe….et que son adaptation, meme si elle a 2 Masters, prend du temps, meme après deux annees ici…. Il faut donc etre patient….

    Votre article m’a fait rire par son cote generalisateur… mais en meme temps, il y a du vrai sur le fond ( les ‘croqueuses de patrimoine’ et la difference d’attentes concernant les roles de l’homme et de la femme). Mais les problemes evoques ci-dessus existent partout dans le monde, pas qu’en Russie…Il suffit de lire la letter mensuelle de Divorces de France….ou mon experience (cf. ci-dessus).

    Le contexte: job de cadre commercial a l’international, plutot cosmopolite (France et Alsace, Allemagne, USA), trilingue fr-allemand-anglais, deux enfants de 11 ans et un ex epouse.qui m’aide. Mon experience: avec l’Internet j’ai decouvert des profils de femme qui ressemblent aux portraits de l’article: une Americaine du Mid West ….qui me demandait une allocation mensuelle …après 2 rencontres au telephone; et qq Russes aussi: une enseignante de St Petersbourg qui avait peur que je depense trop d’argent pour mes fils (6 ans a l’epoque) et pas pour elle, et qui demandait un amour et soutien inconditionnel AVANT le mariage; une commercante aussi de St Petersbourg (proprietaire de ces echoppes a la gare) qui m’a demande au 1er rdv tel. si j’avais une piscine…et dont les amies (russes) avaient epouse des H en France et Suisse ne travaillaient pas; une russe d’Ukraine (ex mari officier dans l’Armee Rouge) qui avait epouse puis divorce un Anglais… et qui a reussi a se faire inviter chez moi a deux reprises (vol et taxi payes) et meme a se faire aider pour son petit commerce en Ukraine (la raison ne resiste pas a l’ amour passion)….apparement ses vacances etaient toutes payees ainsi. En synthese: elles etaient toutes belles (dont une qui ressemblait a une fameuse actrice italienne), tres bien habillees et avaient un grand sens des ‘affaires’ ! Mais j’ai aussi rencontre trois autres russes, qui etaient economiquement independantes, debrouillardes, une de Moscou…et deux de Siberie…dont celle qui est devenue ma future epouse…..

    Quelques idees fortes et serieuses: la femme russe n’a pas peur de se retrousser les manches et de se battre economiquement pour sa famille (je parle des trois dernieres qui avaient ces belles qualities); elle attend de son mari d’etre aussi un peu son pere .. mais nous les H nous recherchons aussi un peu la mere dans notre femme…; c’est vrai qu’en Russie, les H sont souvent absent de l’education des enfants et les grand-meres, dont les belles-meres, jouent un role tres (trop) important… mais bcp de femmes n’ont pas le choix face a des H absents ou en difficulte (divorce, alcoolisme, chomage) et a un systeme d’aide sociale defaillant ou different.

    En conclusion: je recommande une experience de vie en commun (concubinage) de 6 mois a tout futur couple… pour savoir si l’on s’entend….chaque jour et sur la duree…Avec les femmes en dehors de l’UE, cela est tres difficile a realiser, pour des questions evidentes de visa et de perte d’emploi….Good luck !

  13. Caricatural oui, mais cet article est l’expression de notre époque. L’être humain est né pour être aimé et les biens matériels pour être utilisés, aujourd’hui c’est le contraire. Voilà tout. Les valeurs et les vertus ont été sacrifiées à l’acquis et au profit, l’être au paraître et tout a été desacralisé. Ainsi les femmes russes ne sont pas un exemple, ce sont tous les humains, hommes ou femmes. La confiance et le désir d’aventures ne sont plus de notre époque. C’est dommage et cela tue l’amour. On ne parle plus de séduction ou d’amour courtois, on parle algorithme. Toute la différence est là. Femmes russes rassurez vous, vous n’êtes pas les seules.
    Joma

  14. On attend maintient le même article sur les femmes maghrébines qui, bien entendu, se marient « par amour » et non pour les papiers…
    Ah bah non, impossible, sinon la « journaliste » se fera décapiter…

  15. Bah !!..courrier de Russie cela fait des années que je le lis ….des articles vrai d’autre non !!….il faut y prendre au second degré !!!!….bcp d’expatriés sont anti russe ….c’est le fric qui compte !!!!…..et la France est le pays ou les viols sont les plus nombreux avec l’Espagne en Europe !!!!…..

  16. Les personnes qui ont été choquées par votre photo manquent sensiblement de recul et d’humour. Cette photo n’était pas de vous, vous n’avez fait que la transmettre. Elle n’était pas plus outrancière que l’article que vous avez traduit et qui n’était pas de vous. Où est le mal ?

  17. Cet article est vraiment scandaleux. Même si on n´aime pas la Russie et les Russes, la décence, la politesse, le savoir vivre devraient interdire d´écrire de tels articles insultants, lá, la Russophobie a dépassé toutes les limites, car lá on se moque non seulement des femmes, mais aussi des hommes Russes. et c´est lá le comble, j´espère toutefois que .
    le Président Poutine qui est un Russe et un homme n´entre pas dans cette catégorie.
    Mes chères Russes vous êtes de vraies femmes, restées telles que vous êtes, ne vous laissez pas décontenancer par la haine á votre égard, c´est tout simplement de la jalousie.
    La femme Russe est comme la lionne et c´est bien ainsi. Dans un troupeau de lions, c´est la lionne qui fait tout, chasse, s´occupe des lionceaux, les apprend á chasser et va jusqu´á faire la toilette du lion, etc, etc… et le lion est lá pour la sécurité du troupeau, et c´est bien ainsi.Les animaux qui n´ont pas de raison arrivent á vivre ainsi sans problèmes. Que celui qui ne veut pas se marier avec une femme Russe qu´il aille se marier avec celle qu´il trouve bien pour lui, s´il vous plait laissez les femmes Russes telles qu´elles sont.

  18. Assez discréditant pour LCDR de relayer ce type d’article bas niveau, provocant et cheap. Vous avez une lectrice en moins.

  19. C’est bête et honteux de relayer ce type d’article. Et c’est surtout naïf de penser pouvoir garder ces lectrices ensuite. Vous en avez une en moins depuis ce matin.

  20. Je confirme, dans cet article, il y a du vrai et du faux, oui, c’est souvent pour le côté matériel qu’elles agissent mais aussi pour sortir d’une société matriarcale et ou le machiste est pesant, ou l’alcoolisme fait des ravages, mais elles sont par bien des aspects des femmes remarquables, intelligentes, de véritables femmes d’affaires, intellectuelles, mélomanes ou artistes, scientifiques et bien d’autres métiers ou elles excellent encore. De très bonnes épouses, mère de famille ou amantes. Oui leur enfant est tsar, mais ailleurs aussi, n’est-ce pas ? Ce n’est pas facile de quitter leur pays car le patriotisme y est exacerbé par un pouvoir qui sait tirer les ficelles de l’anti-extérieur et du lien familiale. Bref, chacun y trouvera son compte dans le respect. Il y avait déjà l’article sur « Les sept bonnes raisons de ne pas épouser une russe » qui avait levé un tôlé, c’est article aujourd’hui provoque les même débats et les mêmes réactions. Alors bonne chance aux chanceux !

  21. Franchement, je ne comprends pas pourquoi cet article crée autant de polémique. Il y a une part de vérité et une caricature, prenions le comme tel. Je suis normand et je ne hurle pas au racisme si on me dit « ptet ben que non, ptet ben qu’oui »… Je parle volontiers de la radinerie des Auvergnats. Si maintenant il faut faire du politiquement correct à toutes les sauces…
    Quant aux accusations de sexisme, c’est ridicule. Si un article avait écrit que l’homme russe est en général un alcoolique débauché qui saute sur le premier jupon qui passe, ce qui est une caricature mais comprend une part de vérité, personne n’aurait hurlé au sexisme…
    Quant à la photo, je ne vois pas le problème, ce n’est pas une mise en scène du Courrier de Russie mais une photo réelle! La course des mariées en valenki, c’est plutôt drôle et ne me parait aucunement choquante. Je suis d’ailleurs sur que les participantes se sont beaucoup amusées.
    Que les femmes russes accordent un intérêt certain à un coté matériel, c’est évident. Beaucoup ont vu leurs camarades de lycée sombrer dans la drogue. Rappelons que la Russie a 2 fois plus d’usagers de drogues dures que toute l’Europe réunie, elles cherchent avant tout la sécurité.
    cela explique au moins en partie que, même si ce n’est pas la règle générale, on rencontre de nombreux couples avec d’importantes différences d’âge. Beaucoup de femmes cherchent la sécurité et la sérénité que procure une aisance matérielle sans qu’on puisse dire qu’elles soient vénales.
    Il faut garder un peu de sens de l’humour même si la plaisanterie n’est pas très drôle.
    Il y a bien des histoires de Normands, d’Écossais, de belle-mères, de Belges.
    Mais ce déferlement de politiquement correct me sidère…

  22. Oui, c’est vrai en grande partie, je suis russe. On pense qu’elles (c’est au moins repandu vraiment) sont pures en blanche, feminines, mais c’est plutôt hyper narcissique cette image qu’elles donnent d’elles-mêmes. De plus il faut multiplier à deux pour le mariage avec un etranger – une femme russe comme ça, souvent elle aime seulement l’image glamour d’elle-même à Paris, très fortement :-/

    De plus souvent elles sont persuadées que c’est tout à fait éthique et merité cette attitude d’elles.

    Je pense qu’au fond cela vient d’esclavage féodal de se vendre pour cher et essayer de devenir une féodale elle-même. Un peu comme le conte populaire « Poisson doré » rimé par Pouchkin.

  23. Merci pour cette excellente analyse qui permettra d’éclairer beaucoup de malentendus dans les couples mixtes.
    Je suis Russophile et Russophone, marié à une Russe depuis 8 ans.

  24. Bonjour. J’ai bien rigolé en lisant l’article et les commentaires. Le monde est ainsi fait, il y aura toujours des pigeons et des plumés … Toutes les Russes ne sont pas ainsi, il y a des personnes trés fréquentables et d’autres moins comme dans toutes les contrées du monde. Certaines Françaises sont bien plus manipulatrices et pleines d’arrière pensées vénales. C’est après avoir vécu avec une gauloise suivi d’un echec que je suis reparti sur la Russie.
    Il faut d’abord analyser puis ce qui peux être choquant peux aussi être rigolo.
    Dans les mois qui viennent je vais me marier avec une Russe. Mais c’est moi qui vais quitter la France et m’installer avec Depardieu et Pierre Richard et cie.
    En France tout est trop facile. Mais en tant qu’ancien journaliste, je sais bien que rien n’est impartial et que tout celà est manipulation.
    Entre CEE et CEI mon choix est vite fait. Et les qualitées de la majorité des femmes Russes sont quand même bien supérieures.
    Maintenant un article sur les italiennes 😉
    René

  25. Article très bien écrit, qui noircit un peu le trait, mais dont le but… est de faire rire ! Pourquoi les russes ne devraient pas aussi accepter la critique et un peu d’humour sur elles-mêmes ? Cela témoigne d’une certaine maturité de la société non ?

  26. L’article est à mon sens trop généraliste et relève sur certains points du non sens. Cependant, la tendresse et l’attention maternelle que porte la femme russe à ses enfants correspond exactement à l’éducation hindou qui est la mienne. Et pour moi, l’homme doit protéger la femme, se montrer généreux afin de demeurer dans son estime tout en étant intelligent et voyant parfaitement le jeu dans lequel il s’active. Oui je suis d’accord pour que la femme s’occupe et éduque les enfants. Elles sont les mieux placées pour nous rendre plus fort face aux adversités de la vie. J’ai donc de l’admiration pour les femmes russes qui ont cette façon de faire et qui sont généreuses avec les membres de leur famille. Par contre la réciproque doit être la même avec la famille de l’homme.

  27. Un style amusant qui s’adresse en réalité à toutes les femmes.Bien sûr elles veulent le confort matériel et le mariage , institution désuète, qui est une garantie de la sincérité des sentiments du  » chevalier ».Mais la femme russe , j’ai vu sur Arte , a une capacité d’endurance des souffrances de toutes sortes sans perdre de sa tendresse et de son attention aux êtres malheureux. Femmes russes mais aussi africaines et afro-américaines. Je les trouve admirables et dignes du plus profond respect.
    La société occidentale moderne dite de consommation a rangé le sexe féminin parmi les biens consommables au grand détriment de l’humanité.

  28. Tellement cliché cet article, toute au long de ma vie j’ai rencontré des femmes de toutes nationalités et pour la plupart le dénominateur commun est l’argent..rares sont les femmes aujourd’hui qui ne prétendent pas à un status en passant par le portefeuille de l’homme… ma compagne est russe et oui l’argent est passé par nos discussions mais il suffit d’être clair et croyez moi que notre relation ne se porte que merveilleusement bien.. de plus comme dis dans l’article se son des femmes dévoués à leur mari ou compagnon et pour qui les valeurs de famille sont super importantes. Alors à choisir à nouveau les yeux fermés une russe… mais comme toutes cultures il faut apprendre à la connaître avant de la juger.. parler la langue,connaître son histoire…..

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