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« Bye-bye, Natacha ! », ou pourquoi les épouses russes ne sont plus à la mode

Ce texte, paru le 7 juin dernier sur le site de l’édition russe de Cosmopolitan, a provoqué une telle vague d’indignation en Russie, que la rédaction a finalement choisi de le supprimer. Un article sur les femmes russes pour les femmes russes, que Le Courrier de Russie a traduit, accompagné d’une poignée de commentaires de lecteurs.

Pour la femme russe, le mariage, c’est sacré

Soyons honnêtes : personne n’aime tellement être considéré comme un objet et pas comme un sujet. Mais pour la femme russe, l’homme est précisément un objet : son objectif à elle, c’est de se marier. De parader en robe blanche et d’obtenir le tampon correspondant sur son passeport. L’homme en lui-même ne l’intéresse pas plus que ça, ce qui compte, pour elle, c’est son statut personnel : mariée ou non. Au début des années 2000, quand on a vu débarquer à l’étranger des foules entières de « fiancées russes », les étrangers se sont extasiés : les voilà, les femmes idéales! Des femmes encore capables d’aimer honnêtement et sincèrement ! Des femmes qui pardonnent à celui qu’elles aiment n’importe quel défaut : je t’aime, et basta ! Je t’épouse ! C’était autre chose que les Européennes et autres Américaines féministes, qui exigent d’être certaines des sentiments, de vivre longtemps ensemble avant d’accepter de se marier. Éventuellement. La femme russe n’était pas comme ça. C’était la femme idéale !

Mais peu à peu, il est devenu clair que ce conte de fées était effectivement un conte de fées. La femme russe ne veut pas d’un homme, elle veut le mariage. Plus vite elle devient une «  femme mariée  », mieux c’est – et pour ça, elle est prête à tout. Et dès que les Européens privés de flatterie féminine ont compris ce qui se passait en réalité, les femmes russes ont commencé à passer de mode. Parce que peu d’hommes ont envie de lier leur destin à une femme pour qui ils sont un statut, et pas un être humain. Un mari fictif. Un accès gratuit au tampon et à l’alliance.

La femme russe n’est pas capable de vivre une relation de partenaires

L’homme lui doit toujours quelque chose, pour le simple motif qu’il est un homme. La majorité des femmes russes aiment encore attribuer aux hommes des qualificatifs prédéfinis ( « soutien », « protecteur », « forteresse »…) sans demander leur avis, précisément, aux hommes. La façon dont les femmes russes comprennent la notion de «  budget commun  » est un exemple frappant de ces rapports : son argent, c’est son argent, et l’argent de son mari, c’est «  le leur  ». La femme russe est persuadée que ce qu’elle gagne, c’est de l’argent de poche, et que toute la responsabilité financière de la famille repose sur son mari. Et qu’à côté de ça, il doit encore lui payer tous ses gros achats (le fameux manteau de fourrure – un immanquable !).

Mais il n’est pas seulement question d’argent. Il est question de relation de partenaires en général, de rapports d’égalité, que la femme russe nie en bloc. On connaît tous les proverbes du type : L’homme est la tête, […]

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Julia Breen

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Un Internet souverain de combat

À l’heure où les parlementaires débattent d’une série de lois permettant de créer un « Internet souverain » en Russie, l’armée passe de la parole aux actes. Elle s’est lancée dans la création d’un réseau informatique baptisé « MTSS » (pour Réseau de communication multiservices), qui doit être en partie opérationnel à la fin de l’année 2019, et totalement d’ici deux ans. Les Izvestia se penchent sur le sujet.Le MTSS ne sera pas relié à la Toile mondiale, il possédera son propre moteur de recherche, ses serveurs gérés par le ministère de la Défense, et son système de stockage cloud. Il fonctionnera grâce à un câble de fibre optique installé dans le fond de l’océan Arctique, et permettra d’échanger très rapidement des mégadonnées (Big data). Selon les représentants de l’armée russe, il s’agit avant tout de garantir la sécurité informatique du pays.Entre-soiLe World Wide Web est issu de la recherche militaire, avec le lancement en 1966 par l’agence DARFA – créée par le ministère américain de la Défense – du réseau ARPANET, rappelle l’expert en sécurité informatique Urvan Parfentiev, du Centre russe pour la sécurité d’Internet. Au début des années 1980, le réseau évolue vers une utilisation civile et passe au protocole de communication TCP/IP, base de l’Internet actuel. « Au départ, l’armée américaine a mis au point ces systèmes pour ses propres besoins stratégiques, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

19 mars 2019
Opinions

Maïdan, cinq ans après…

Cinq ans ont passé depuis que le mouvement de l’Euromaïdan, à Kiev, a abouti, après plusieurs mois de contestation populaire, à la destitution du président Viktor Ianoukovitch. Selon le politologue Gueorgui Tchijov, auteur d’une tribune publiée par le quotidien Vedomosti, les événements de 2013-2014 ont plus transformé la société ukrainienne que le pouvoir.Il y a cinq ans, le 21 février 2014, Viktor Ianoukovitch quittait Kiev. Il fuyait, littéralement, abandonnant dans son palais de Mejgorié une grande partie de ses trésors déjà emballés. À ce moment-là, pourtant, personne ne mettait officiellement en cause son autorité, et ses hommes contrôlaient encore la police et l’armée… Mais le pouvoir avait tiré sur la foule, le sang des Ukrainiens avait coulé. Décision froide, malentendu, excès de zèle ? Cela n’avait déjà plus d’importance. Ianoukovitch le savait : il n’y aurait aucun pardon possible, aucun retour en arrière. Une page douloureuse de l’histoire ukrainienne se tournait avec fracas.Une question d’honneurÀ propos des événements de 2013-2014, les Ukrainiens parlent de « révolution de la Dignité ». Bien que la formule ait tout d’un cliché idéologique, elle permet en réalité de comprendre le sens des événements. Le premier Maïdan, la « révolution orange » de 2004, était déjà une révolution de la Dignité. En effet, quel qu’ait pu être le discours des élites à l’époque, les Ukrainiens ordinaires étaient descendus dans la rue pour défendre leur honneur contre un État qui avait, ouvertement, cyniquement et avec le plus grand des mépris, triché aux élections.D’une certaine manière, la contestation de l’hiver 2013 a une cause similaire. Le refus de Ianoukovitch de signer un accord d’association avec l’Union européenne (UE), les violences policières contre les manifestants, majoritairement jeunes, n’ont été que l’étincelle qui a mis le feu aux poudres.Et les Ukrainiens sont parvenus à se défendre. C’est d’ailleurs la seule conséquence absolument positive de cette révolution. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

28 février 2019
Économie

L’adresse aux pauvres

Augmentation des allocations aux enfants handicapés, aide au remboursement de crédits immobiliers, réindexation des retraites inférieures au minimum vital… Lors de son traditionnel discours annuel devant le Parlement, retransmis en direct par cinq chaînes nationales, le 20 février, Vladimir Poutine a promis à ses compatriotes une série de mesures budgétaires destinées à aider les plus fragiles.Invité à commenter le discours du président à l’Assemblée fédérale sur le plateau de la chaîne Rossia 24, le ministre des Finances, Anton Silouanov, a évalué ces mesures de soutien aux plus démunis entre 100 et 120 milliards de roubles par an (entre 1,3 et 1,6 milliard d’euros).Ces fonds seront dégagés grâce à une « meilleure exécution budgétaire », a précisé M. Silouanov. « Nous avons déjà mis en branle toutes les ressources du Fisc et des Douanes, afin de rendre la gestion de l’argent public encore plus efficace. Nous nous assurerons des recettes supplémentaires en étendant la couverture du tissu économique par le contrôle fiscal, c’est-à-dire en réduisant la part des échanges qui échappent encore à l’impôt, donc en luttant contre la fraude », a-t-il expliqué.Les mesures d’aide aux familles nombreuses, aux propriétaires endettés et aux retraités ne permettront pas d’enrayer la baisse du pouvoir d’achat des Russes, en chute constante depuis cinq ans.« En outre, toutes les économies réalisées au cours du présent exercice budgétaire, d’ordinaire reportées sur l’exercice suivant, serviront, cette année, à mettre en œuvre les mesures annoncées par le président », […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

25 février 2019

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