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Chez VKontakte à Saint-Pétersbourg

Chez VKontakte à Saint-Pétersbourg

Créé en 2006, le réseau social russe VKontakte compte aujourd'hui 350 millions d'utilisateurs dans le monde. S'il a connu de nombreuses modifications depuis sa création – de son nom de domaine à ses actionnaires –, VK n'a toutefois jamais quitté sa ville natale, Saint-Pétersbourg. Le Courrier de Russie a pénétré dans ses bureaux. Reportage.

Facebook : le « VKontakte américain »

VKontakte n'a pas encore son film. Pourtant, l’histoire rappelle fortement celle de son cousin américain, Facebook. Mark Zuckerberg y serait remplacé par sa « version russe » : le charismatique Pavel Dourov, 31 ans, libertarien farouche, adepte d’un laissez-faire économique sans limites. L'histoire commencerait sur les bancs de l'Université d’État de Saint-Pétersbourg au début des années 2000, alors que ce jeune étudiant en philologie avait déjà créé et dirigeait plusieurs sites très populaires parmi la communauté universitaire. La trame se poursuivrait dans l’appartement où, avec son frère Nikolaï et une bande d'amis programmeurs, Pavel a développé, entre 2004 et 2006, son réseau social. L’action se déplacerait ensuite vers la coupole de la maison Singer, construite au début du 20e siècle en plein cœur de la perspective Nevski et un des plus beaux bâtiments de la capitale du Nord. C'est en effet dans un bureau du cinquième étage de ce désormais centre d'affaires que VKontakte a établi son siège en 2010, quatre ans seulement après sa mise en ligne. VKontakte pesait alors près d'un milliard de dollars, selon les estimations de l'époque, et comptait une quinzaine de collaborateurs pour 60 millions d'utilisateurs. Le film s’achèverait sans doute le 1er avril 2014, sur l'annonce choc du départ de Pavel Dourov, que l’intéressé a justifié par l'« impossibilité de diriger l'entreprise comme il l'enten[dait] depuis l'arrivée du nouvel actionnariat ». Le jeune directeur général de VKontakte subissait également, depuis six mois, des pressions de la part des organes de sécurité russes, dont le FSB, qui exigeaient la fermeture de centaines de pages, notamment du compte de l'opposant Alexeï Navalny,

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