fbpx

Les jambes de bois d’Omsk. À la rencontre des habitants du secteur privé d’Omsk

« Secteur privé » : ce faux ami désigne les quartiers d’Omsk composés de maisons individuelles en bois. Est-ce un genre de compound ? L’offre semble attrayante, mais la réalité est plus brute. Les services publics s’arrêtent aux abords de ces quartiers, seulement desservis par le tram. Libre à chacun de s’y raccorder – mais à ses frais : tirer une ligne électrique, bâtir sa propre canalisation d’eau ou son raccordement au gaz. Mais sans argent : pas d’électricité, pas d’eau, pas de chauffage.

Maison dans une des rues Linia

« Nous vivons ici depuis 40 ans. Nous avons tout, l’eau, l’électricité, le chauffage, mais bien sûr, la ville ne nous donne rien. C’est nous qui avons fait tous les travaux pour nous connecter aux canalisations et services publics. On vit normalement, vraiment, normalement. Nous sommes arrivés des villages là-bas, en dehors d’Omsk, pour nous installer dans le centre. Nous sommes d’origine et de culture kazakhes, mais tout à fait intégrés parmi les Russes. Nos enfants vont à l’école russe. Notre petite fille étudie très bien, montre tes médailles ! Elle gagne toujours la première place. Elle apprend la valse, la salsa, et a gagné un concours de cha-cha-cha ou quelque chose comme ça.

On transmet la langue kazakhe aux enfants et certaines traditions, l’organisation des fêtes religieuses, par exemple. Souvent, des Kazakhs émigrés en Allemagne reviennent ici pour retrouver leurs familles. Ils n’ont rien gardé de leur folklore. Nous préparons les plats traditionnels et sortons les instruments de musique. […]

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Marie de La Ville Baugé

Dernières nouvelles de la Russie

En régions

La route bleue des âmes #3 : la Iakoutie

Dans le nord-est de la Russie, on a un jour, dans les années 1930, voulu tracer un trait dans le blanc. Une route devant relier un nulle part – la ville de Magadan, tout juste fondée par les prisonniers du Goulag au bord de la mer d’Okhotsk, cette « île » comme elle a longtemps été surnommée – au continent russe. Une route qui servirait à désenclaver la région, exploiter et acheminer vers l’ouest, par la Iakoutie, les formidables trésors de son sol : or, argent, étain, uranium, bois.Le premier épisode est à retrouver iciLe deuxième épisode est ici Iakoutie La Iakoutie, appelée aussi république de Sakha, est une région grande comme six fois la France, mais peuplée seulement d’un million d’habitants. Jusqu’aux années 1930, la région abrite principalement des Iakoutes, qui vivent de la chasse, de la pêche et de l’élevage de rennes, chevaux et vaches. Puis, les Russes sont arrivés pour aider à exploiter le charbon, l’or et les diamants du sous-sol. Le chamanisme et l’animisme sont restés bien vivants, ici. On prouve son respect à la déesse terre et au dieu feu par des offrandes, et l’on invoque les esprits purificateurs du corps et de l’âme au son d’un petit instrument que l’on fait vibrer devant sa bouche : la guimbarde. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

17 mars 2017
En régions

La route bleue des âmes #2 : Kadyktchan – Oust-Nera

Dans le nord-est de la Russie, on a un jour, dans les années 1930, voulu tracer un trait dans le blanc. Une route devant relier un nulle part – la ville de Magadan, tout juste fondée par les prisonniers du Goulag au bord de la mer d’Okhotsk, cette « île » comme elle a longtemps été surnommée – au continent russe. Une route qui servirait à désenclaver la région, exploiter et acheminer vers l’ouest, par la Iakoutie, les formidables trésors de son sol : or, argent, étain, uranium, bois.Le premier épisode est à retrouver ici Kadyktchan À Kadyktchan, plus une âme. Le dernier habitant, qui vivait là avec ses chiens, est mort l’hiver dernier. Au milieu des années 1990, une explosion dans la mine de charbon – où Chalamov a travaillé entre 1940 et 1942 et qu’il décrit dans ses nouvelles – tue six personnes. Mais surtout, la mine n’est plus rentable, et on décide de la fermer. Les habitants partent ou sont expulsés, après avoir reçu une petite indemnité. On coupe l’eau, le chauffage, l’électricité, on met le feu aux garages et aux abris de potagers. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

16 mars 2017
En régions

La route bleue des âmes #1 : Magadan – Sinégorié

Dans le nord-est de la Russie, on a un jour, dans les années 1930, voulu tracer un trait dans le blanc. Une route devant relier un nulle part – la ville de Magadan, tout juste fondée par les prisonniers du Goulag au bord de la mer d’Okhotsk, cette « île » comme elle a longtemps été surnommée – au continent russe. Une route qui servirait à désenclaver la région, exploiter et acheminer vers l’ouest, par la Iakoutie, les formidables trésors de son sol : or, argent, étain, uranium, bois.J’ai pris cette route comme embarquée dans la lecture d’un grand livre d’histoire. J’aurais voulu prendre du temps pour relier Magadan, traverser ces huit fuseaux horaires depuis Moscou lentement, sentir réellement l’éloignement de ce Nord. Mais j’ai pris l’avion, comme tout le monde. Et j’ai été surprise de trouver l’énorme engin à moitié plein. Aujourd’hui, on continue d’aller à Magadan. Les dernières heures, nous volons au-dessus de la Kolyma, paysage de taïga très graphique : dunes blanches et glacées striées de gris par les pins, coupées ça et là par une rivière gelée. Les bus qui font la navette dans l’aéroport vous accueillent avec les slogans : « Magadan, cœur d’or de la Russie », « Magadan a été, est et sera » et un beaucoup plus inquiétant : « La route vers le ciel commence avec nous ». […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

15 mars 2017

Vous êtes actuellement hors ligne