La « décriminalisation » vue par les marchands

La « décriminalisation » vue par les marchands

La police de Moscou a lancé une campagne de « décriminalisation » des marchés de la capitale suite à l'agression d'un policier par un ressortissant daghestanais, le 27 juillet, sur le marché Matveevski. Plus de 1500 personnes ont été arrêtées en trois jours. Le correspondant de Rousskaïa Planeta s'est rendu sur place pour entendre une version alternative des événements.Le marché Matveevski a été « nettoyé » pour la deuxième fois aujourd'hui, mardi 30 juillet, par les brigades de l'OMON. Les forces de l'ordre répondaient ainsi à une bagarre survenue le 27 juillet, au cours de laquelle le vendeur de pastèques Magomed Rassoulov avait frappé un policier à la tête, lui causant un traumatisme crânien. La vidéo de l'événement a fait le tour de la toile. Dès lundi, les vendeurs des marchés moscovites ont fait l'objet de contrôles d’identité et de conformité à la législation sur les migrations.Cette fois, les OMON ont arrêté 47 hommes « d'apparence non-slave ». La plupart d'entre eux se sont avérés être des ressortissants du Caucase Nord. Alors que les forces de l'ordre décidaient où il fallait envoyer les individus arrêtés, ces derniers étaient allongés par terre, le visage tourné vers le sol.Il n'y a presque plus personne sur les étals. Après le dernier « contrôle », la plupart des vendeurs n'étaient pas venus travailler. Les OMON sont joyeux, prennent leur temps.Une vendeuse de confiseries confie que les policiers, aujourd'hui, sont gentils. La veille, en revanche, ils tabassaient des vendeurs, les poussaient dans les escaliers, les traînaient par les pieds vers les fourgons. Ils ont aussi arrêté quelques Russes qui tentaient de défendre les « non-Slaves ».« À la télé, ils ont montré un garçon de 15 ans avec un couteau près de lui,

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Vera GAUFMAN

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