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Édouard Limonov, simple mortel

Édouard Limonov, simple mortel

Après la sortie du dernier roman de l’écrivain et opposant Edouard Limonov, V Syrah (Chez les tanneurs, en français), Dmitri Olchansky rappelle que le célèbre auteur russe... est aussi un simple mortel. Edouard vit derrière la gare de Koursk, dans un misérable immeuble ouvrier des années 20, où la douche est dans la cuisine, le plafond fuit et le sol est en lino à fleurs. Il loue son appartement alors qu’il vient lui-même de sortir de prison. Sans famille, sans argent et, évidemment, sans la moindre possession, il est un animal solitaire – comme disait de lui-même cet autre Edouard, l’émigré, qui, comme chacun sait, mangeait du chtchi sur le balcon d’un hôtel new-yorkais. Cet Edouard-là avait la trentaine facile, alors que celui-ci a soixante ans passés : vous sentez la différence ? Je suspecte que vous la sentez ; oui et puis la zone industrielle située derrière la gare de Koursk, ce n’est, hélas, pas Manhattan. Edouard est assis à sa table et regarde par la fenêtre. Sous sa fenêtre, une aire  de jeux pour enfants où sortent luncher les clercs – les charançons plats, comme il les appelle. Lui, s’il sort, ce n’est que sous la protection de gardes du corps. Sur son palier,

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