un examen national de fin d’études secondaires (EGE), En Russie aussi, on triche

En Russie aussi, on triche (encore)…

L’instauration d’un examen national de fin d’études secondaires (EGE) est, depuis 2009, unique et obligatoire pour entrer à l’université. Il constitue la réforme la plus controversée sur l’éducation de ces dernières années et vise, notamment, à endiguer la corruption et la fraude massive. Deux ans après, la triche est toujours là : 165 000 personnes ont acheté des éléments de réponses aux examens sur le réseau social en ligne Vkontakte en 2011.un examen national de fin d’études secondaires (EGE), En Russie aussi, on tricheAvant la réforme, les universités disposaient de leurs propres examens d’entrée, réputés pour être difficiles et très spécifiques. Ainsi était-il de bon augure d’avoir quelques relations ou un peu d’argent en poche pour palier à la difficulté d’entrer dans des facultés prestigieuses en corrompant à tour de rôle enseignants, recteurs et examinateurs. Le Ministère de l’éducation rédige désormais un examen unique - équivalent, en termes de diplôme, au baccalauréat français - et les candidats envoient ensuite les résultats aux universités pour la sélection. Lecourrierderussie.com a recueilli les témoignages de deux experts qui ont une opinion bien différente de l’avantage d’un tel examen.

Khatchatour Marinossian, Vice-président du Conseil des directeurs des écoles de la CEI

Le Courrier de russie : Que reprochez-vous à cette réforme ?Khatchatour Marinossian : Elle met en place un examen sous forme de questions à choix multiples basé exclusivement sur la mémoire, et non plus sur la réflexion. Je pense que c’est nuisible, et stupide : les élèves sont privés de réflexion et de création dans le processus d’apprentissage.

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Nina Fasciaux et Maria Gorkovskaya

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