« Je me souviens ! Je suis fier ! »

Le 22 avril a été officiellement lancée la sixième édition de l’action « Ruban de Saint-Georges », organisée depuis 2005 par l’agence de presse Ria Novosti en partenariat avec la communauté étudiante. Elle se poursuivra jusqu’au 9 mai. Le ruban orange rayé de trois bandes noires, aux couleurs de l’ordre de Saint-Georges, qui récompense les mérites militaires, commémore la Victoire russe lors de la Grande Guerre patriotique¹ et la mémoire des vétérans et anciens combattants ayant œuvré à la libération de la Russie du joug fasciste.

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Juliette Rabat

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Sergueï Vasin : « Au cours des dix années à venir, la population russe diminuera d’environ un million par an »

Vous avez toujours rêvé de lire entre les courbes de la démographie russe, voulu élucider le pourquoi du comment des aléas de la mortalité dans le plus grand pays du monde, n’avez de cesse de percer les mystères des politiques natalistes et aimeriez enfin comprendre pourquoi les descendants de Pouchkine font moins d’enfants qu’avant ? Ça tombe bien, Le Courrier de Russie a enquêté pour vous auprès du démographe Sergueï Vasin.Le Courrier de Russie : Quelle est l’origine du déclin démographique que connaît la Russie depuis 1991, sa population étant passée de 148,6 à 142 millions d’habitants en 2010, ce qui représente une baisse d’environ 0,5% par an ? Sergueï Vasin : Cette chute n’est pas due à des facteurs bien déterminés que l’on pourrait isoler. Elle relève d’un très long processus historique. La Russie tsariste se caractérisait par des taux de natalité et de mortalité très élevés, et la population augmentait donc lentement. Les progrès accomplis dans le domaine de la santé et les améliorations générales des conditions de vie ont permis une augmentation plus rapide de la population dans les deux dernières décennies de la Russie impériale et au début de l’Union soviétique. À partir des années soixante-dix, le pouvoir a commencé à s’inquiéter de la baisse de la population, qui représentait une perte de travailleurs. C’est pourquoi, dans les années quatre-vingt, une politique nataliste a été mise en place. Le gouvernement versait une compensation financière aux femmes qui donnaient naissance à plus d’un enfant, cette prime augmentant à chaque nouvel enfant. En outre, la durée du congé de maternité pouvait aller, pour celles qui le souhaitaient, jusqu’à trois ans, au lieu des deux mois qui étaient l’usage. De nombreuses infrastructures destinées aux enfants ont également été construites. Cette politique qui avait pour objectif d’améliorer les conditions sociales des mères a bien eu des effets, mais à court terme : les femmes se sont mises à faire plus d’enfants, plus jeunes. Ainsi, à 28 ans, qui est aujourd’hui l’âge moyen des femmes russes pour leur premier enfant, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 mai 2010
Gens

Irina Bogantseva : « Sous Poutine, l’ascenseur social a commencé à très mal fonctionner »

Irina Bogantseva est directrice, depuis près de 20 ans, du lycée européen (Evropeïskaïa Guimnasia) de Moscou. Après avoir terminé des études d’histoire à l’université d’Etat de Moscou (MGU), Irina enseigne l’histoire dans le secondaire pendant 10 ans. Elle est alors persuadée que les changements dont la société russe a besoin doivent d’abord se faire dans les esprits, et ceux des enfants au premier chef. Elle travaille ensuite cinq ans pour l’Institut du contenu et des méthodes d’enseignement (Institout soderjania i metodov oboutchenia), qui élabore les programmes et crée les manuels scolaires destinés aux écoliers russes. C’est alors que survient la perestroïka et avec elle une vague de changements prometteuse. A cette époque, Irina s’engage en politique et participe à l’organisation des premières élections alternatives en 1989 et 1990 pour le Soviet de la ville de Moscou. Elle est elle-même élue députée du Soviet en 1990 et quitte son poste deux ans plus tard, estimant que les participants – près de 500 – à cette nouvelle expérience, n’ont pas la maturité politique nécessaire. Elle fonde alors une école privée, le lycée européen, qu’elle dirige depuis 18 ans.Le Courrier de Russie : Pourquoi avoir choisi de fonder une école privée plutôt que de diriger une école publique ? Irina Bogantseva : A l’époque de grands changements que fut celle de la perestroïka, j’ai rapidement compris, en siégeant au Soviet de la ville de Moscou, que j’aimais prendre des initiatives, ce que confirmaient naturellement mes récentes fonctions politiques, et que je ne pourrais supporter d’avoir un chef au-dessus de moi. Je ne voulais dépendre de personne. J’aurais très bien pu devenir directrice d’une école publique, mais j’aurais alors dû me plier aux directives de mes supérieurs, faire ce qu’ils me demandaient et non ce que j’estimais bon de faire. Je serais devenue un bureaucrate paralysé par la peur, qui ne prend aucune initiative par crainte d’être remercié. L’école publique est une institution qui se doit de soutenir le régime et je ne voulais pas participer à un tel système. LCDR : Et qu’estimez-vous bon de faire en matière d’éducation, justement ? I. B. : En premier lieu, je pense qu’un haut niveau d’enseignement académique est essentiel. Aujourd’hui, le problème majeur de la Russie, qui touche également l’éducation, c’est la corruption. Elle ne concerne pas seulement les écoles privées, comme on pourrait le penser, mais les écoles publiques au même titre. Les parents payent pour contourner les tests d’entrée et pour que leurs enfants aillent étudier dans l’école qu’ils ont choisie pour eux et obtiennent leurs diplômes. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

23 avril 2010
International

Start, et ça repart

Le nouveau souffle des relations russo-américaines après la signature du Traité START II ? Le 13 avril s’est tenu à Washington le sommet sur la sécurité nucléaire. 47 participants, dont la Russie, ont répondu présents à l’appel des Etats-Unis pour sécuriser d’ici 4 ans les matières nucléaires vulnérables et lutter contre la menace terroriste dans ce domaine. Le président russe Dmitri Medvedev a été le premier à intervenir, dans le cadre du sommet, sur la coopération internationale visant à sécuriser les dépôts de matières fissiles. « L’une des discussions au début du sommet portait sur les comptes rendus nationaux sur la sécurisation physique des matières fissiles. La Russie y tient le haut du pavé. Nous assurons une telle protection physique sur notre territoire national, mais aidons aussi de nombreux pays, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

14 avril 2010

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