Le Courrier de Russie

Objectif Vladivostok

Cité fermée à l’ère soviétique, y compris pour les citoyens d’URSS, Vladivostok est maintenant clairement ouverte au monde.

Vladivostok était une ville fermée à l’ère soviétique
Quand Moscou met en route son chauffage urbain, à Vladivostok, à l’autre bout du monde, on se baigne encore dans une eau à 20 degrés.
Nature et urbanisation ont longtemps combattu sur les sept collines de Vladivostok, et ont finalement trouvé un accord de partage.
Des Brejnevkas comme partout en Russie, mais avec vue sur la mer.
Péril jaune ? Non, cohabitation pacifique avec les Asiatiques. Sur 600 000 habitants, seuls quelques milliers de Chinois sont restés à Vladivostok après la chute du rouble.
« Vladimir Poutine est d’ailleurs venu ici à l’occasion de… » : ce sentiment étrange, à Vladivostok, quand chaque personne rencontrée a l’air de trouver exceptionnel que le président russe soit venu à plusieurs reprises ici, chez eux – si loin de la capitale. Comme si leur éloignement de Moscou justifiait une certaine indifférence du pouvoir à leur égard. Et pourtant, le sentiment d’appartenir à un seul pays est fort – on le clame ici, sur les murs, à l’occasion du rattachement de la Crimée à la Fédération.
Le Transsibérien mythique ? Finalement un train comme les autres. Les voyageurs qui viennent de traverser le pays dans sa largeur sont assez heureux d’arriver, de mettre fin à leur ennui et de pouvoir prendre une douche.
Peu de trafic dans le port, qui a pour le moment des vertus plutôt esthétiques. Devenu port franc le 12 octobre 2015, Vladivostok devrait toutefois changer la donne et encourager l’arrivée des investissements pour, notamment, développer l’industrie de transformation du poisson.
Les chiffres révèlent que beaucoup de jeunes quittent Vladivostok pour s’installer à l’ouest du pays. Mais à côté de cette « dérive occidentale », comme on la surnomme dans les rapports officiels, ils sont aussi nombreux à rester à Vladivostok, voire à y revenir après avoir tenté leur chance à l’autre bout du monde.
Le tigre de l’Amour : à Vladivostok, on plaisante en racontant qu’un tigre remis en liberté par Vladimir Poutine en personne (en réalité par les autorités russes de sauvegarde de l’espèce) aurait passé la frontière et aurait terrorisé quelques villageois chinois, avant de préférer finalement, lui aussi, revenir en Russie. Ici, une fresque de l’artiste de Ekaterinbourg, Slava PTRK, commandée par la ville.