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Sébastopol Crimée russie

La Crimée russe, trois ans après

Le 18 mars 2014, Vladimir Poutine signait le décret rattachant la Crimée à la Russie. Trois ans plus tard, qu’est-ce que cet événement mémorable a changé dans la vie des Criméens, qui avaient massivement soutenu, lors d’un référendum, l’intégration de leur péninsule à la Fédération ? Natalia Radoulova, correspondante pour l’hebdomadaire Ogoniok, leur a posé la question. Reportage.

Sébastopol Crimée russie
Célébrations à Sébastopol, en Crimée, du rattachement de la ville à la Russie, le 18 mars 2017. Crédits : Alexei Pavlishak/TASS

« Trois ans en Crimée sous les sanctions : j’adore ! » : c’est l’inscription qui orne la voiture d’Andreï Netchaïev, apprenti fermier. Immédiatement après le référendum, Andreï s’est rendu sur la péninsule, depuis Khabarovsk, pour y acheter une vigne. Tombé sous le charme du printemps, de la météo et de l’atmosphère générale, il n’en est plus jamais reparti. Aujourd’hui, il se construit une maison près de la ville de Saki, a ouvert trois magasins, planté un vignoble et un amandier, tracé un potager et appris à faire des confitures. Il s’est même réconcilié avec son ex-femme.

« Andreï est un fan de la Crimée, commente son voisin, Vladimir Jakov. J’ai des tonnes de melons et de pastèques qui poussent sur mon terrain. Je lui dis : Prends tout ce que tu veux – mais non, il préfère se couvrir de terre pour planter ses cent melons lui-même ! » Véritable marquis de Carabas local, Vladimir possède 60 hectares de terres et en loue 50 autres, sur lesquels il fait pousser du blé, de l’orge et du raisin. Il ne lui a pas fallu longtemps pour prendre sous son aile le nouveau venu, à qui il a appris toutes les ficelles du métier d’agriculteur, et dont il est, tout simplement, devenu l’ami. D’autant que les deux compères partagent les mêmes opinions politiques. « Allez, bonne fête ! », s’exclame Vladimir, en tendant un verre à Andreï. Sous un portrait de Poutine, ils trinquent au troisième anniversaire du rattachement de la Crimée.

« Mais n’allez pas croire que les Criméens ont attendu le référendum pour oser s’exprimer, lance Vladimir. J’ai toujours un drapeau russe dans ma voiture, et des portraits de Poutine et Medvedev dans mon bureau. En 2009, des agents de la Sécurité ukrainienne sont venus ici et m’ont dit : Vladimir, tu n’as pas peur ? Je leur ai rétorqué que j’étais chez moi, que je pouvais tout aussi bien accrocher le portrait d’Obama si je le voulais, et qu’ils n’avaient rien à y redire. Ils se sont indignés : Et notre président, il est où ? Ce à quoi je leur ai répondu que quand un président ukrainien arrivera à m’impressionner, j’accrocherai son portrait à lui aussi, c’est tout. »

En mars 2014, dans le village de Frounze, où vivent Vladimir et Andreï, les habitants redoutaient le début d’une guerre civile. Mais la seule perte qu’ils ont eue à déplorer est un buste de Lénine, jadis chipé dans l’école par un retraité du coin, qui l’avait installé dans son potager. Pendant 20 ans, Lénine s’est ainsi tenu, tranquillement, au milieu des patates et des courgettes… Mais, dans la nuit ayant suivi le référendum, un « vandale anonyme pro-ukrainien » l’a brisé avec une pierre. Et c’est ainsi que la guerre a pris fin.

Vladimir estime que l’État russe soutient aujourd’hui largement les fermiers de Crimée. « L’an dernier, grâce aux aides aux agriculteurs, j’ai acheté un nouveau tracteur, une herse et un asperseur pour les vignes. Ç’aurait été juste inimaginable sous le pouvoir ukrainien ! Il y a de nombreux programmes étatiques : on m’appelle tantôt pour me convaincre de prendre un crédit à 5 %, tantôt pour m’assurer que la plantation de raisin sera largement amortie, tantôt pour me proposer un système de micro-irrigation remboursé à 80 %. J’ai écouté tous ces gens, et j’ai commencé à me bouger. Aujourd’hui, j’augmente mes volumes de production, je plante une nouvelle vigne, je songe à aménager un jardin cette année, et j’élargis mes débouchés. »

Le vignoble d’Andreï, en comparaison, est très modeste : un hectare en tout et pour tout. Mais tous les pieds sont irrigués au goutte-à-goutte, une méthode qui fait fureur ces derniers temps sur la péninsule : « Dans trois ans environ, je produirai déjà cinq tonnes de vin ! Si je deviens agriculteur, ce que je fais en ce moment m’aidera beaucoup. En attendant, je m’installe simplement sur ma terre : je construis une maison, j’ai déjà creusé une piscine pour mon fils, j’ai adopté des chiens, je plante des arbres… Le bonheur, quoi ! »

« Je n’aime pas les touristes russes »

Le château du Nid d'hirondelle est un château néo-gothique, situé à Gaspra, près de Yalta, sur les bords de la mer Noire, en Crimée.
Le château du Nid d’hirondelle est un château néo-gothique, situé à Gaspra, près de Ialta, sur les bords de la mer Noire, en Crimée. Crédits : Maxim Massalitin/Flickr

« Nous vivions bien sous le pouvoir ukrainien !, affirme, a contrario, Guennadi Popov, habitant de la presqu’île retraité. Nous avions même pu acheter une voiture pour notre petit-fils et une autre pour moi. Bien sûr, ma pension était dérisoire, mais les touristes ukrainiens venaient ici en masse, et je leur louais une chambre dans ma maison. Les trains se succédaient toutes les 15 ou 20 minutes. Je m’étais entendu avec un policier qui travaillait à la gare et contrôlait les chauffeurs de taxi. Ils conduisaient les touristes chez moi en échange d’un peu d’argent. On gagnait notre vie comme ça, à l’époque. »

Aujourd’hui, depuis que les communications ferroviaires ont été rompues avec l’Ukraine, Guennadi cherche les touristes lui-même, mais la pêche est moins bonne. « Maintenant, ils arrivent de Russie en avion et descendent dans des sanatoriums ou des hôtels de luxe. Ma maison se trouve sur la route qui va de leurs sanas à la mer, d’ailleurs. Je les regarde passer avec envie. Chez moi, c’est confortable pourtant : il y a une véranda, un pommier, un cognassier, un prunier myrobolan et deux autres arbres ! Et mes prix ne sont pas exorbitants… Mais ils passent sans me voir. Je ne sais pas pourquoi les Moscovites aiment tant passer leurs vacances dans de grands hôtels. Ça me dépasse. »

« Je n’aime pas les touristes russes », confie de son côté Marina, propriétaire d’une petite maison d’hôtes à Ialta, qui n’a pas l’intention de fêter l’anniversaire du rattachement de la Crimée à la Fédération. « Ils n’arrêtent pas de se plaindre ! Des taches sur les serviettes par-ci, des fourmis dans la chambre par-là, des sardines au petit-déjeuner… Derrière la maison, un escalier descend le long d’une pente. Du plus loin que je me souvienne, on y a toujours jeté les ordures, dans les buissons. Mais les Russes s’en plaignent ! Ils ont été les premiers à me faire des reproches, à déplorer la saleté de la ville ! Les Ukrainiens et les Biélorusses, eux, comprennent qu’ils ne sont pas dans un cinq étoiles, et que, vu les prix accessibles, ils peuvent être un peu indulgents. Mais les Russes … !  » Marina n’a pas voté lors du référendum : « Je savais que le rattachement ne ferait pas mes affaires, et mon pressentiment s’est réalisé ! » Si certaines de ses chambres sont occupées même actuellement, en basse saison, ce n’est pas suffisant pour Marina : « La première année, quand tout le monde se bousculait sur les ferries, tout allait très mal. Aujourd’hui, ça va un peu mieux, mais la question reste : où sont les touristes ? »

Ils sont pourtant bien là : en 2016, le flux touristique vers la république de Crimée a retrouvé son niveau « pré-rattachement ». Mais ces nouveaux vacanciers ne sont effectivement pas particulièrement friands de séjours bon marché. Pour Eldar Memetov, vice-président de l’Association des entrepreneurs tatars de Crimée, les Russes gagnent simplement mieux leur vie que les Ukrainiens, et désirent passer des vacances confortables. En trois ans, les recettes des restaurants et commerces de cet homme d’affaires ont presque triplé en équivalent en dollars : « Pour moi, l’afflux de touristes russes est une bonne chose. Avant, beaucoup de touristes ukrainiens arrivaient avec le coffre de la voiture rempli de nourriture, pour économiser sur place ! Alors que les touristes russes, eux, peuvent de plus en plus se permettre d’aller au restaurant. » Eldar se souvient en outre que, du temps où la péninsule faisait encore partie de l’Ukraine, il était bien plus difficile d’y mener des affaires, du fait notamment du taux élevé de corruption : « Des contrôles avaient lieu en permanence : pompiers, police, ministère des situations d’urgence… : et systématiquement, ils trouvaient quelque chose et proposaient qu’on s’arrange. Alors qu’au cours des trois dernières années, dans mes huit établissements, je n’ai subi que deux contrôles : un du fisc et l’autre du Service fédéral des migrations, qui cherchait des travailleurs clandestins. D’ailleurs, désormais, les fonctionnaires tremblent rien qu’en entendant le mot pot-de-vin. C’est nouveau pour nous, qui avons fait des affaires en Ukraine pendant 20 ans… »

Cette année, Eldar prévoit de construire un hôtel à Ialta, où les mauvais établissements sont légion mais les bons font défaut. Sergueï Strelbitski, ministre du tourisme de la république de Crimée, a lui-même déclaré que la péninsule souffrait d’une pénurie d’hôtels 3 et 4 étoiles – qui, à l’en croire, explique la croissance des prix dans ce segment. Pourtant, les hôtels de luxe ne sont pas les seuls à augmenter leurs tarifs. Le célèbre blogueur Sergueï Anachkevitch a ainsi trouvé, sur Booking.com, une chambre dans la station balnéaire d’Alouchta à près de 70 000 roubles la nuit : « Je ne comprends pas comment on peut être à ce point coupé de la réalité pour demander un prix pareil pour une chambre, située non dans un hôtel mais dans une boîte à un étage, dans la cour d’une maison privée ! C’est dans la plus grande tradition des vacances en Crimée : un minimum de confort pour un maximum d’argent ! » Les lecteurs du blogueur ont supposé qu’il s’agissait d’une simple erreur du système, mais ce genre d’« erreurs » semblent être monnaie courante à Alouchta : les appartements de la maison d’hôtes Solnetchny étaient ainsi proposés, en mars-avril, à 60 000 roubles la nuit, la maison d’hôtes Na Baglikova 22a offrait une chambre à 90 000 roubles, tandis que des « appartements avec vue sur mer, théière électrique et cuisine équipée » dans le village de Koreïz coûtaient la modique somme de 208 000 roubles la nuit…

Certes, on trouve aussi en Crimée des chambres à 1 500 roubles – et qui se distinguent peu de celles louées dix fois plus cher. Mais dans l’ensemble, des vacances en Crimée coûtent aussi cher qu’un séjour all inclusive en Égypte ou en Turquie, pour une qualité de service nettement moindre. Ce qui n’a pas empêché les hôtels 3 étoiles, début 2017, d’établir pour la prochaine saison estivale des prix 30 % plus élevés que ceux de l’année dernière. Et les autres hébergements ont suivi l’exemple. Les experts ont beau avertir que cette augmentation des tarifs paraîtra insensée après la « réouverture » de la Turquie et de l’Égypte aux touristes russes, les hôteliers s’obstinent. « Ici, la saison est courte : elle dure seulement trois mois, plaide Marina. Alors qu’en Égypte, ils travaillent pendant neuf mois. Il faut bien que nous gagnions un petit quelque chose, sans ça, où serait l’intérêt ? Alors, nous sommes désolés, mais la Crimée est chère et le restera. »

« Je suis analphabète »

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Bakhtchisaraï – capitale des Tatars de Crimée. Crédits : LCDR

De l’avis de la majorité des habitants (81 %), les relations interethniques sur la péninsule sont pacifiques. C’est aussi ce qu’a affirmé Vladimir Zorine, directeur adjoint de l’Institut d’ethnologie et d’anthropologie de l’Académie russe des sciences, lors de la table ronde « Le référendum de Crimée trois ans après : les relations interethniques ». S’il n’y a effectivement, ici, aucun conflit apparent, le mécontentement existe. Dans la rue Vinogradnaïa, par exemple, située sur le « Monticule tatar » d’Alouchta, quartier des Tatars de Crimée. Ces derniers, qui figurent parmi les premiers à avoir reçu des passeports russes, n’en éprouvent aucune joie particulière, assurent les locaux. « Pour eux, la Russie, c’est comme l’Union soviétique, explique Elena, une des rares Russes habitant le Monticule. Et, n’ayant rien reçu de bon de la part de l’URSS, les Tatars craignent un nouveau malheur. Allez là-bas et demandez Sara. »

Sara Devletova a survécu à la guerre, à la déportation et à la famine. Aujourd’hui, elle ne sort quasiment plus de chez elle : ses voisins lui apportent ses courses et sa pension, de 15 000 roubles. La vieille femme se méfie des fonctionnaires. « Un jour, je suis allée voir l’administration pour une histoire de conduite d’eau. On m’a donné un formulaire à remplir mais j’en étais incapable : je suis analphabète. Ils se sont moqués de moi : Vous n’êtes pourtant pas née il y a 300 ans, l’école existait déjà, à votre époque ! Mais il n’y avait pas d’école dans le village où ma mère et moi nous sommes retrouvées après la déportation. Ensuite, j’ai commencé à travailler, j’abattais des arbres – et j’avais honte de m’imaginer, moi, une bonne femme robuste, assise à un pupitre. J’ai uniquement appris à signer mon nom. » Ce n’est que récemment que Lena, sa voisine, lui a appris à lire. Et aujourd’hui, plus rien n’arrête Sara. À 80 ans, elle demande constamment des livres à Lena : « J’ai adoré Pouchkine, il a une si belle plume. Vous connaissez Pouchkine ? » Diplomate, la retraitée affirme se soucier peu du pays dans lequel elle vit : « Je ne veux pas de guerre, c’est ça le principal, pour moi. Retourner en Ukraine ? Non, ce n’est pas ce que je veux. À quoi bon tirailler le peuple dans un sens et dans l’autre ? Nous sommes las, ça suffit. Aujourd’hui, c’est la fête sur la place centrale, mais j’ai juste un peu écouté la musique, c’est tout. Je n’ai pas le temps de faire la fête [pour le rattachement, ndlr] : j’ai un potager à bêcher et des patates à planter. Peu m’importe ce qu’ils célèbrent, là-bas. »

Server Souleïmanov, retraité lui aussi, n’est pas non plus allé sur la place, bien que ses petits-enfants, élèves à l’école de musique, participent au concert : « On les appelle toujours quand il y a une fête. Un nouveau jardin d’enfants a ouvert ou que sais-je encore : mes petits-enfants sont toujours là pour jouer. Je suis fier d’eux, évidemment. Mais je préfère rester chez moi. Je me suis réveillé ce matin en vie, c’est déjà bien », estime-t-il.

À en croire Eldar Memetov, la majorité des Tatars de Crimée n’ont que faire de la politique : « Bien sûr, certains crient plus fort que les autres, mais ce sont les mêmes qui, sous le pouvoir ukrainien, étaient assis sur le trône et pillaient la terre. Et le peuple a encore moins confiance en eux qu’à l’époque, d’ailleurs. Les autres veulent simplement vivre en paix, élever leurs enfants, gagner leur vie. Il y a des Tatars mécontents des nouvelles règles, c’est vrai, mais pas plus que chez les Russes. »

Emma Oumerova, quant à elle, est aux premières loges pour assister à la fête. Elle montre à tous ceux qui le souhaitent le portrait de son oncle, l’as de l’aviation Amet-Khan Soultan, deux fois Héros de l’Union soviétique et Héros national des Tatars de Crimée. Dans son autre main, la nièce du héros tient un petit drapeau russe, et une boîte contenant un gâteau : « Venez boire du thé chez nous et faire la fête ! », invite-t-elle. Le vétéran Ivan Dovbnia, qui se surnomme lui-même « le principal invalide d’Alouchta », étant donné qu’il préside l’association locale des anciens combattants, opine du chef : « Nous vivons grassement aujourd’hui : je reçois une pension de 36 000 roubles… Allons boire du thé. C’est la fête, après tout ! »

En l’honneur de cet anniversaire, le week-end a duré trois jours – un congé dont la population criméenne s’est réjouie, pour une fois, à l’unanimité. Emma la Tatare et Ivan le vétéran russe ont bu du thé et valsé sur la place d’Alouchta. Marina l’hôtesse de Ialta a fait quelques petits travaux à l’approche de la haute saison, en commentant dans un soupir : « Je n’en avais rien à faire du référendum, je ne voulais rien changer, mais qui m’a demandé mon avis ? » Les habitants du Monticule tatar, jetant des regards sur mon dictaphone, ont résumé le fond de leur pensée : « Tant qu’il n’y a pas la guerre ! » Guennadi le retraité a regardé d’un air mélancolique les vacanciers se diriger vers la mer, déclarant : « Tout ne se mesure pas en argent. Quand ils ont annoncé les résultats du référendum, en 2014, j’ai pleuré. J’ai compris que c’était fini, qu’on m’enterrerait sur ma terre natale. » Eldar l’entrepreneur est allé voir avec ses enfants le feu d’artifice, sur la place centrale de Simferopol. Et Vladimir le fermier, assis à sa table, a souri, de ses dents bleuies par le vin : « Nous avons montré à toute la Russie, au monde entier, ce que sont l’union et le patriotisme. Même si les prix grimpent encore, même sans électricité, nous n’aurons jamais de regrets. C’est notre victoire, notre fierté. Peut-être la seule de toute notre vie… Qui pourrait la renier ? »

96,77 % des Criméens ont voté pour le rattachement de la péninsule à la Russie.

2,51 % des Criméens ont voté pour rester en Ukraine.

95,6 % des habitants de Sébastopol ont voté pour le rattachement de leur ville à la Russie.

Source : Commission électorale de Crimée

Traduit par Maïlis Destrée

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